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Ludwig van Beethoven

Sa vie

 L. van Beethoven est né en décembre 1770 à Bonn, en Allemagne.

 C'est un artiste précoce : Il se produit en concert dès l'âge de 8 ans et commence à composer dès l'âge de 12 ans.
 En 1787, il rencontre Mozart lors d'un voyage d'études à Vienne initié par son protecteur le comte Waldstein.
 Il s'établit à Vienne en 1792 pour y poursuivre ses études, d'abord avec Haydn, jusqu'en 1794, puis avec d'autres professeurs dont Salieri.
 A Vienne, il brille surtout par ses talents de pianiste et d'improvisateur.
 En 1801, il découvre sa surdité naissante.
 Il tombe amoureux de Giulietta Guicciardi, à qui il dédicace sa sonate n°14 "clair de lune", mais celle-ci épouse le comte Gallenberg, le laissant désespéré.
 C'est alors, en octobre 1802, que Beethoven rédige le « Testament de Heiligenstadt », découvert après sa mort, dans lequel, conscient de sa surdité naissante, il exprime son désespoir.
 En 1804, Beethoven compose sa 3ème symphonie, qu'il dédie, en républicain convaincu, à Bonaparte. Apprenant que ce dernier s'est fait couronner empereur, il raye sa dédicace, et rebaptise sa symphonie "Eroica".
 En 1804, Beethoven travaille également à son unique opéra, Fidélio, qu'il remanie en 1806 puis définitivement en 1814.
 Les années 1805-1809, pendant lesquelles il fréquenta Thérèse von Brunswick, furent particulièrement fécondes en chefs-d'œuvre : sonate n°23 "Appassionata", concerto pour violon, concerto pour piano n°4, quatuors Razoumovski, symphonies n°5 et 6.
 En 1806 il quitte son mécène le prince Carl Lichnowsky, à qui il a refusé de jouer devant des officiers français.
 En 1809, ses fiançailles avec Thérèse se terminent par une rupture, dont on ne sait qui en a pris l'initiative.
 Les années 1809-1812 voient naître le 5ème concerto pour piano "Empereur", la 7ème symphonie et le trio n°7 "Archiduc"
 C'est de 1812 que date l’énigmatique "Lettre à l’immortelle Bien-aimée", trouvée après sa mort, bien-aimée dont l'identité est toujours restée secrète.
 Les années 1813 à 1817 furent les plus sombres de la vie de Beethoven : Il perd son frère en 1815 et doit s'occuper de son neveu Karl dont la tutelle contestée lui est source de nombreux ennuis.
 Les années 1816-1817 voient s'ajouter à sa surdité devenue totale, une grave maladie pulmonaire, ainsi qu'une situation matérielle détériorée.
 Entre 1818 et 1824, Beethoven compose 2 œuvres monumentales que sont la Missa solemnis, et la 9ème symphonie qu'il préparait depuis sa découverte de l'ode à la joie de Schiller, en 1792.
 C'est pendant cette période également qu'il compose ses 3 trés innovantes dernières sonates pour piano, ainsi que ses trés remarquables 33 Variations sur une valse de Diabelli.
 De 1824 à 1827, Beethoven compose ses 6 derniers quatuors, avant de mourir à Vienne, le 26 mars 1827.
 
 
 Voir aussi : Beethoven dans le chapitre consacré la période classique.

 Pour en savoir plus : Une biographie plus complète sur : L'encyclopédie Larousse.fr

Son œuvre

 Beethoven représente l'apogée de la période classique, et le début de la période romantique.

Ses principales œuvres sont les suivantes :
 
 32 Sonates pour piano dont :
 Sonate pour piano n°8 « Pathétique » opus 13 (1797-1798)
 Sonate pour piano n°14 « Clair de lune » opus 27 n°2 (1801)
 Sonate pour piano n°17 « La tempête » opus 31 n°2 (1802)
 Sonate pour piano n°21 « Waldstein » opus 53 (1803-1804)
 Sonate pour piano n°23 « Appassionata » opus 57 (1804-1805)
 Sonate pour piano n°24 « A Thérèse » opus 78 (1809)
 Sonate pour piano n°26 « Les adieux » opus 81a (1809-1810)
 Sonate pour piano n°29 « Hammerklavier » opus 106 (1817-1818)
 Les 3 dernières sonates pour piano : n°30 opus 109; n°31 opus 110; n°32 opus 111 (1820-1822)
 
 Musique de chambre
 Variations diabelli (33 Variations sur un thème de valse de Diabelli), pour piano, opus 120 (1819)
 
 10 sonates pour violon et piano dont :
   Sonate pour violon et piano n°5 « Printemps » opus 24 (1800)
   Sonate pour violon et piano n°9 « À Kreutzer » opus 47 (1802-1803)
 
 5 sonates pour violoncelle et piano.
 
 7 Trios avec piano, dont :
   Trio pour piano, violon et violoncelle n°7 « l’Archiduc » opus 97 (1811)
 
 17 quatuors à cordes dont :
 Les quatuors à cordes « Razoumovski » opus 59 : n°7, n°8 et n°9 (1805-1806)
 Les 6 derniers quatuors à cordes :
   n°12 opus 127 (1825)
   n°13 opus 130 (1826)
   n°14 opus 131 (1826)
   n°15 opus 132 (1825)
   n°16 opus 135 (1828)
   n°17 opus 133 "Grande fugue" qui est le final initial du quatuor n°13 (1826)
 
 Concertos
 Concerto pour violon, en ré majeur, opus 61 (1806)
 Triple concerto pour piano, violon et violoncelle op 56 (1803-1804)
 5 concertos pour piano dont :
   Troisième Concerto pour piano, opus 37 (1803)
   Quatrième Concerto pour piano, opus 58 (1807)
   Cinquième Concerto pour piano « L’Empereur », opus 73 (1811)
 
 9 Symphonies dont :
 Troisième Symphonie « Eroica » opus 55 (1805)
 Quatrième Symphonie opus 60 (1807)
 Cinquième Symphonie « Le Destin » opus 67 (1808)
 Sixième Symphonie « Pastorale », opus 68 (1808)
 Septième Symphonie, opus 92 (1813)
 Huitième Symphonie, opus 93 (1814)
 Neuvième Symphonie, opus 125 (1824)
 
 Musique religieuse
 Le Christ au mont des Oliviers (oratorio), opus 85 (1803)
 Messe en ut majeur opus 86 (1807)
 Missa solemnis opus 123 (1819-1823)
 
 Lieder
 An die ferne Geliebte (« À la bien-aimée lointaine »), opus 98, cycle de six lieder sur des poèmes d’Alois Jeitteles (1816)
 
 Opéra
 Un seul opéra : Fidélio, d'abord créé en 1805 sous le titre de Léonore avec l'ouverture Léonore n°2, puis en 1806 dans une 2ème version avec l'ouverture Léonore 3, puis en 1814 en version définitive avec l'ouverture Fidélio.
 Ouvertures :
   Coriolan opus 62 (1807)
   Egmont opus 84 (1809-1810)
   Les ruines d'Athènes opus 113 (1811)
 Les créatures de Prométhée opus 43 (musique de ballet) (1800-1801)
 
 Vous trouverez la liste complète des œuvres de Beethoven sur Université du Québec


Extraits musicaux


Symphonie n°7,  2e mouvement Allegretto
par Bernstein

Symphonie n°9,   4e mouvement
"Hymne à la joie"


Concerto pour piano n°5,  2e mouvement Adagio
Concerto pour violon,  par Yehudi Menuhin


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