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Introduction

 

La musique classique de l’Inde se subdivise en deux grandes traditions, carnatique au sud et hindoustani au nord. Reposant l’une et l’autre sur une conception modale de la mélodie et une conception cyclique du rythme, elles se distinguent par l’importance que l’on accorde au nord à l’improvisation, là où le sud reste plus attaché à une certaine conformité dans l’exécution.

La division entre la musique hindustani et carnatique aurait débuté aux 12e et 13e siècles lors des invasions mogholes dans l’Inde du nord, pour mieux s’affirmer aux 16e et 17e siècles.

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Ces deux systèmes se distinguent par :

·    Leurs éléments mélodiques et rythmiques

·    L’usage d’instruments différents : sitar, sarang, bansuri, tablā, pakhavaj, etc. pour la musique hindoustani, violon, mridangam, kanjira, nagasvaram pour la musique carnatique.

·    Le développement de genres différents tels que dhrupad, khayal, thumri, que l’on ne constate que dans la musique hindoustani.

 

Selon la mythologie hindoue, la musique a une origine divine.

On admet généralement que la source de la musique indienne est les « védas », textes sacrés composés en 1500 av. JC. La musique se transmettait alors oralement.

C’est entre 200 av. JC et 200 ap. JC que fut composé par Bharata Muni un très important traité d’art dramatique, le Nâtya-shâstra. Ce texte en sanskrit explore le lien complexe entre la musique, la danse et le théâtre, les élevant à un statut sacré dans la culture indienne. Six chapitres sont consacrés à la théorie et la pratique de la musique de l’époque, et traitent en détail des micro-intervalles, des modes, des lignes mélodiques, des ornementations, des styles, des instruments de musique, du système rythmique et des techniques vocales.

A partir du 9e siècle, d’importants textes musicologiques en sanskrit vont faire évoluer le système musical sur la base du Nâtya-shâstra. La tradition du rāga connait alors un large développement puis s’exprime à partir du 16e siècle, selon les deux grandes orientations stylistiques régionales hindoustani et carnatique.

C’est au 13e siècle que Sarngadeva compose le Sangita-ratnakara, ouvrage de référence de cette période qui a conservé jusqu’à aujourd’hui un immense prestige.

 

 

 

 

 

 

 

 


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