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Sommaire de ce chapitre

 

 

 

 

 

Le post-romantisme, situé à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, désigne de nombreux compositeurs très différents les uns des autres qui poussent à l’extrême les caractères du romantisme tout en affirmant leur identité nationale. C’est ainsi que naissent les « écoles nationales », souvent représentées par un musicien ou un groupe de musiciens recherchant ses racines et s’inspirant du folklore de son pays.

Ces compositeurs continuent de développer les genres du poème symphonique, de l'opéra, du concerto et de la symphonie tout en s'inspirant des musiques et des histoires populaires de leur époque.

 

 

 

Le post-romantisme en France

 

En France, la deuxième moitié du 19e siècle voit l’apparition de 2 courants musicaux principaux :

- Un courant post-wagnérien représenté par César Franck et ses élèves Vincent d’Indy, Ernest Chausson, Henri Duparc, ainsi que par Emmanuel Chabrier.

- Un courant plus classique et plus académique, mais aussi plus typiquement français, représenté par Camille Saint-Saëns, Gabriel Fauré, Edouard Lalo, Georges Bizet, Léo Delibes, Paul Dukas.

 

 

 

César Franck (1822-1890)

 

César Franck est né le 10 décembre 1822 à Liège.

Il entre au conservatoire de Liège en 1830 où il obtient les premiers prix de solfège et de piano.

Après avoir été pianiste accompagnateur à l’Institut musical d’Orléans, puis organiste dans les églises Notre-Dame-de-Lorette et Saint-Jean-du-Marais, il est nommé en 1858 organiste à l'église Sainte-Clotilde où il tient jusqu'à sa mort le nouvel instrument de Cavaillé-Coll dont il va devenir à la fois l'ami et le faire-valoir.

En 1872 il obtient le poste de professeur d’orgue au Conservatoire de Paris où il réunit ses élèves dans la célèbre « bande à Franck », dont font partie Vincent d’Indy, Henri Duparc, Ernest Chausson.

Parmi les plus belles œuvres de César Franck, citons la « Symphonie en ré mineur », les « Variations symphoniques » pour piano et orchestre, la Sonate pour violon et piano, ainsi que son œuvre pour orgue.

 

Extraits musicaux :

pour orgue

 

 

 

Les élèves de César Franck :

 

Vincent d’Indy (1851-1931)

 

Vincent d’Indy est né le 27 mars 1851 à Paris.

A la mort de César Franck, en 1890, il lui succède à la tête de la Société Nationale de Musique (SNM), puis fonde en 1894, avec Charles Bordes et A. Guilmant, la Schola Cantorum qu’il dirigera seul à partir de 1896 et transformera en une école de réputation internationale.

Son œuvre la plus connue est la « Symphonie sur un chant montagnard  » pour piano et orchestre, appelée aussi « Symphonie cévenole ».

Ecoutez un extrait de la

 

 

 

Ernest Chausson (1855-1899)

 

Ernest Chausson est né à Paris le 20 janvier 1855.

Claude Debussy, qui appréciait beaucoup la musique de Chausson, disait de certaines de ses œuvres qu’elles étaient « à faire pleurer les pierres ».

Ses œuvres les plus connues sont le « Poème de l'amour et de la mer » pour voix et orchestre, le « Concert » pour piano, violon et quatuor à cordes ainsi que son opéra « Le Roi Arthus ».

 

 

 

Henri Duparc (1848-1933)

 

Henri Duparc est né à Paris le 21 janvier 1848

La carrière musicale de Duparc fut très courte car dès 1885, à 38 ans, une mystérieuse maladie nerveuse le priva de son activité créatrice. Son œuvre est donc courte mais de grande qualité

L’essentiel de son œuvre comprend le poème symphonique « Lénore », et surtout 17 mélodies pour chant et piano, dont la plupart orchestrées par lui-même, qui lui valent a renommée et ont beaucoup influencé Fauré et Debussy.

 

 

 

Camille SAINT-SAËNS et la tradition française.

 

Face au courant post-wagnérien représenté essentiellement par César Franck et ses élèves, un courant plus classique et plus typiquement français est représenté par Camille Saint-Saëns et son élève Gabriel Fauré, ainsi que Georges Bizet, Edouard Lalo, Léo Delibes et Paul Dukas.

 

Camille Saint-Saëns (1835-1924)

 

Camille Saint-Saëns nait à Paris en 1835.

En 1848, il entre au conservatoire de Paris, où il étudie l’orgue et la composition jusqu’en 1851.

Il est organiste à l’église Saint-Merri de 1853 à 1858, puis à la Madeleine de 1858 à 1877.

En 1861, il devient professeur de piano à l’école Niedermeyer où il a pour élèves Gabriel Fauré et André Messager sur lesquels il exerce une forte influence.

En 1881, il est élu à l’Académie des Beaux-arts.

En 1915, il fait une tournée triomphale aux Etats-Unis.

Saint-Saëns fut un pianiste et un organiste renommé.

Il contribua, avec Berlioz et Liszt, à la création du poème symphonique.

Son œuvre, vaste et variée, comporte près de 200 compositions, parmi lesquelles les plus célèbres sont la « Symphonie n°3 avec orgue », le poème symphonique « La danse macabre », l’opéra « Samson et Dalila », la suite « Le carnaval des animaux », le « Concerto pour piano n°5 ‘Egyptien’ »

En 1908, Saint-Saëns compose la première musique de film : L’Assassinat du duc de Guise, film d'André Calmettes et de Charles Le Bargy.

 

Extraits musicaux :

avec orgue.

Extraits de « Samson et Dalila » :

Extraits du « Carnaval des animaux » :

 

 

 

Gabriel Fauré (1845-1924)

 

Gabriel Fauré nait à Pamiers (Ariège) en 1845.

En 1896, il succède à Massenet comme professeur de composition au Conservatoire de Paris, dont il devient le directeur de 1905 à 1920. Il y a pour élèves, entre autres, Maurice Ravel, Florent Schmitt et Charles Kœchlin.

L’œuvre de Gabriel Fauré est surtout de la musique pour piano telle que la pour chant et piano et de la musique de chambre, mais il ne faut pas pour autant négliger ses rares œuvres orchestrales telles que son très émouvant « Requiem », ou ses suites pour orchestre et « Masques et bergamasques ».

Parmi les plus belles œuvres de Gabriel Fauré, citons sa « Messe de Requiem », ses mélodies « Après un rêve », « Les berceaux » et « Clair de lune », la « Pavane » pour orchestre et chœur, « Dolly » pour piano à 4 mains, l’  « Élégie » pour violoncelle et piano.

 

 

 

Edouard Lalo (1823-1892)

 

 Issu d’une famille d’origine espagnole, Edouard Lalo nait à Lille en 1823.

Excellent violoniste, il se consacre d’abord à la musique de chambre avec laquelle il n’obtient pas de succès. Il compose ensuite, avec plus de bonheur, des œuvres pour violon et orchestre à l’intention de Pablo de Sarasate, violoniste et compositeur espagnol.

Ses œuvres les plus célèbres sont sa « Symphonie espagnole »  pour violon et orchestre et son Concerto pour violoncelle en ré mineur.

 

Ecoutez un extrait de la

 

 

 

Léo Delibes (1836-1891)

 

Léo Delibes est né à St Germain-du-Val (Sarthe) en 1836.

Après avoir collaboré avec Minkus à la composition d’un premier ballet « La source » en 1866, il connait un triomphe en 1870 avec son ballet « Coppélia » basé sur le conte d’Hoffmann qui raconte l’histoire du Dr Coppelius et de sa poupée Coppélia.

Ses plus belles œuvres sont son opéra « Lakmé » ainsi que ses ballets « Coppélia », ou « la Fille aux yeux d'émail », et « Sylvia », ou « la Nymphe de Diane ».

 

Extraits musicaux :

Extraits de Lakmé :

 

 

 

Emmanuel Chabrier (1841-1894)

 

Emmanuel Chabrier est né à Ambert (Auvergne) en 1841.  

Ses compositions pour piano, telles que ses « Pièces pittoresques », impressionnistes avant l’heure, eurent une certaine influence sur les compositeurs français de la génération suivante, tels que Debussy, Ravel et Poulenc.

Ses œuvres les plus connues sont ses « Pièces pittoresques » pour piano, son opéra bouffe « L'étoile », « España », « Joyeuse marche ».

 

Ecoutez un extrait de

 

 

 

Georges Bizet (1838-1875)

 

Nous avons déjà rencontré Bizet dans le chapitre consacré à l’opéra romantique, avec ses opéras « les pêcheurs de perles »  (1863),   « La jolie fille de Perth » (1867), « Djamileh » (1872) et surtout sa sulfureuse « Carmen » qui est encore l’un des opéras les plus joués dans le monde.

Mais Bizet a aussi écrit d’autres chefs-d’œuvre que des opéras :

« L’Arlésienne », suite pour orchestre
La « Symphonie en ut majeur »
Les « Jeux d'enfants », douze pièces pour duo ou piano à quatre mains

 

 

 

Paul Dukas (1865-1935)

 

Paul Dukas occupe une place spéciale dans la musique française : En effet son œuvre se situe, selon le critique Paul Landormy, « entre le romantisme de Vincent d’Indy et l’impressionnisme de Claude Debussy », c’est à dire entre le 19e et le 20e siècle.

Paul Dukas est surtout connu pour ses œuvres « L’apprenti sorcier », scherzo symphonique et « La Péri », poème dansé ainsi que pour son opéra « Ariane et Barbe-Bleue ».

 

Extraits musicaux :

 

 

 

 

 

Le post-romantisme
en Allemagne et en Autriche.

 

Introduction

 

Après la guerre de 1870, Wagner devient le chef de file de toute une génération de musiciens allemands et autrichiens, avec lesquels les formes musicales deviennent gigantesques, dans la structure comme dans les moyens orchestraux. Ainsi en est-il d’Anton Bruckner (1824-1896), qui compose des symphonies monumentales, et son disciple Gustav Mahler (1860-1911), auteur de symphonies romantiques aux architectures sonores gigantesques.

Parmi les émules de Wagner, on trouve également Hugo Wolf (1860-1903) essentiellement auteur de Lieder, et Richard Strauss (1864-1948).

 

 

 

Anton Bruckner (1824-1896)

 

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Anton Bruckner est né le 4 septembre 1824, près de Linz en Autriche.

 Bruckner développe le genre de la symphonie comme une œuvre monumentale, genre repris tout de suite après lui par Gustav Mahler. Il avait Beethoven pour principale référence, mais il était aussi un grand admirateur de Wagner en hommage à qui il écrivit l’adagio de sa 7e symphonie.

Ses œuvres les plus célèbres sont la « Symphonie n°4 » dite « Romantique », les Symphonies n°7, n°8, n°9 (inachevée), ainsi que son « Te Deum ».

 

 

 

 

Gustav Mahler (1860-1911)

 

Chef d'orchestre au prestige international, Gustav Mahler fut un compositeur qui, tout comme Bruckner, eut à souffrir de l'incompréhension et même de l'hostilité de ses contemporains.

 

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Gustav Mahler est né le 7 juillet 1860 à Kalisté, en Empire d’Autriche (maintenant en république tchèque).

Dès l’âge de 20 ans, il commence une brillante carrière de chef d’orchestre et de directeur musical dans différents théâtres d’Europe centrale.

Sa nomination en 1897 de directeur musical de l’opéra de Vienne constitue l’apogée de sa carrière.

En 1910, il triomphe lors de la création à Munich de sa Symphonie n°8. Cette symphonie, sous-titrée « Symphonie des mille », mettait en jeu 1000 exécutants : 150 instrumentistes à l'orchestre et 850 choristes.

L’œuvre de Gustav Mahler hérite de la tradition classique et romantique mais est aussi marquée par les symphonies de Bruckner qui le précède et surtout l’influence de Wagner.

Il se consacra presque exclusivement au lied et à la symphonie.

Ses thèmes s’inspirent beaucoup de la chanson populaire, comme on peut en juger par son utilisation de la chanson « Frère Jacques » en marche funèbre dans le 3e mouvement de sa 1ère symphonie.

Gustav Mahler est aussi devenu célèbre auprès du grand public grâce à son adagietto de la 5e symphonie utilisée par Luchino Visconti dans son film « Mort à Venise ».

Ses autres symphonies les plus prisées sont la Symphonie n°2 dite « Résurrection » et la Symphonie n°6 dite « Tragique ».

 

Extraits musicaux :

 

 

 

Richard Strauss (1864-1949)

 

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Richard Strauss est né en 1864 à Munich, où son père était premier cor au Théâtre de la cour de Munich.

Bien que sa vie déborde largement sur le 20e siècle, Richard Strauss reste lié au 19e siècle, comme héritier des grandes orchestrations de Berlioz et de Liszt dont il développe le genre du poème symphonique, et du romantisme wagnérien dont il reprend le principe des leitmotivs.

Il s’illustre surtout dans la composition d’opéras, de poèmes symphoniques et de Lieder.

 

En 1905, il triomphe avec « Salomé », opéra en un acte d’après une pièce d’Oscar Wilde, qui fit scandale lors de la première représentation à cause du thème de l’inceste traité dans cette pièce. On y voit Salomé effectuer une danse-striptease (la Danse des 7 voiles) devant son beau-père afin d’obtenir la tête de Saint Jean-Baptiste.

En 1909, il aborde un autre thème qui choque le public, celui du matricide dans « Elektra ».

Richard Strauss compose ensuite des opéras d’un style très différent tels « Le chevalier à la rose », « Ariane à Naxos », « Capriccio ».

Parmi ses plus célèbres poèmes symphoniques, on peut citer « Mort et transfiguration », « Till Eulenspiegel », « Ainsi parlait Zarathoustra » (devenu célèbre grâce au  film « 2001, Odyssée de l'espace » de Stanley Kubrick), « Don Quichotte », « Une vie de héros ».

Parmi ses dernières œuvres, on distingue « Les métamorphoses » pour 23 cordes solistes, et surtout ses « 4 derniers Lieder » pour soprano et orchestre, écrits quelques mois avant sa mort, et qui constituent son testament musical. 

 

Extraits musicaux :

 

 

 

 

 

Le post-romantisme en Russie

 

L’orientation nationale de la musique russe apparait avec le groupe des cinq suivi par Tchaïkovski, puis Glazounov et Rachmaninov qui s’inspirent de l’identité nationale tout en continuant la tradition romantique.

Scriabine, étranger aux instances de la musique nationale russe, poursuit l’œuvre de Chopin et de Liszt en y ajoutant une dimension philosophique et mystique.

 

Le Groupe des cinq a été fondé par Mili Balakirev qui a réuni autour de lui Nikolaï Rimski-Korsakov, Alexandre Borodine, Modeste Moussorgski et César Cui.

Ils voulaient créer une musique nationale russe en optant pour les genres les plus expressifs : l'opéra, le ballet, et la musique symphonique. Mais le groupe des cinq est surtout connu pour ses 3 grands compositeurs que sont Borodine, Moussorgski et Rimski-Korsakov. 

 

 

 

Borodine (1833-1887)

 

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Borodine est surtout connu pour son opéra inachevé « Le prince Igor », commencé en 1869 et terminé après sa mort en 1890 par Glazounov et Rimski-Korsakov. Les « Danses polovtsiennes » qui en font partie est l’une de ses œuvres les plus jouées, ainsi que son poème symphonique « Dans les steppes de l’Asie centrale », composé pour célébrer les 25 ans de règne d’Alexandre III, et dédié à Liszt.

Ses autres principales œuvres sont ses symphonies n°1 et n°2 « épique » et le quatuor no 2 en ré majeur.

Extraits musicaux :

 

 

 

 

Moussorgski (1839-1881)

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Modeste Moussorgski est né le 21 mars 1839 à Karevo.

Après la mort de son ami peintre Viktor Hartmann en 1873, et une exposition qui lui est consacrée l’année suivante, Moussorgski compose les « Tableaux d’une exposition », suite pour piano illustrant 10 tableaux du peintre. Cette œuvre, d’abord arrangée par Rimski-Korsakov, sera orchestrée par Ravel en 1922.

Sous l’influence de Rimski-Korsakov, il compose en 1867 « Une nuit sur le mont chauve », que l’on trouve dans 2 versions : La version originale, plus slave et plus authentique et une version révisée  par Rimski-Korsakov.

Son chef-d’œuvre, l’opéra « Boris Godounov », d’abord écrit en 1869 est réécrit en 1872, la première version ayant déplu à la critique d’alors. L’orchestration en sera reprise par 2 fois par Rimski-Korsakov après la mort de Moussorgski. Les versions des deux compositeurs coexistent de nos jours.

Moussorgski laisse plusieurs opéras inachevés dont « Salammbô » et deux autres opéras qui seront achevés par d’autres : « La Khovanchtchina », terminé par Rimski-Korsakov, puis dans une autre version par Chostakovitch en 1960, et « La Foire de Sorotchinsky », terminé par Tcherepnine.

Moussorgski a inspiré de nombreux compositeurs du 20e siècle, et en particulier Debussy.

 

Extraits musicaux :

 

 

 

Rimski-Korsakov (1844-1908)

 

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Nikolaï Rimski-Korsakov est né le 18 mars 1844 à Tikhvine (empire russe).

Professeur au Conservatoire de Saint-Pétersbourg à partir de 1871, il a pour élèves Glazounov, Prokofiev et Stravinski.

Nikolaï Rimski-Korsakov, très inspiré par Berlioz, fut un grand orchestrateur. Il est l’auteur de deux traités d’orchestration dont le second fut achevé après sa mort par son beau-fils en 1912.

Il reste le membre le plus influent et le plus connu du groupe des cinq dont il orchestra plusieurs œuvres d'autres membres après leur mort.

Il influença également la musique orchestrale de Ravel, Debussy, Dukas, et Respighi, ainsi que les premiers ballets de Stravinski.

 

Les plus belles œuvres de Rimski-Korsakov :

 

Poèmes symphoniques :

Capriccio  espagnol (1887)

Shéhérazade (1888)

La Grande Pâque russe (1888)

 

Opéras :

 Snegourochka (ou « La demoiselle des neiges ») dans lequel on peut entendre la « danse des bouffons ».

Sadko dans lequel on peut entendre la « chanson indienne ».

La Légende du tsar Saltan  dans lequel on peut entendre le célèbre « Vol du bourdon ».

Le Coq d’or  dans lequel on peut entendre « l’hymne au soleil ».

 

Rimski-Korsakov a également écrit 3 symphonies et un concerto pour piano.

 

Extraits musicaux :

 

 

 

Tchaïkovski (1840 -1893)

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Piotr Ilitch Tchaïkovski est né le 7 mai 1840 à Votkinsk en Russie.

En 1874, il compose son « Concerto pour piano n° 1 », qu’il dédicace à Nikolaï Rubinstein, qui déclarera cette pièce « si mauvaise qu’elle lui donne la nausée ! ».  Tchaïkovski supprima alors la dédicace et l’envoya à Hans von Bülow qui en fit un triomphe. Nikolaï Rubinstein présenta plus tard ses excuses et mit le concerto à son répertoire.

En 1877, la création du « Lac des cygnes » est un échec. Il faudra attendre la reprise de la chorégraphie par Marius Petipa 18 ans plus tard pour que ce ballet trouve le succès qu’il mérite. Le Lac des Cygnes est aujourd’hui le ballet le plus joué au monde, même plus d’un siècle après sa création !

Marius Petipa, lui commandera ensuite deux nouveaux ballets : « La Belle au Bois Dormant » d’après le conte de Charles Perrault, et « Casse-noisette » d'après un conte d'Hoffmann.

C’est après avoir entendu la Symphonie espagnole d’Édouard Lalo en mars 1878, qu’il décide de composer l’une de ses œuvres les plus célèbres, son Concerto pour violon.

Tchaïkovski est considéré comme le plus grand symphoniste russe de sa génération. Toutes ses œuvres lyriques s'inspirent de l'identité nationale. Il concilie sensibilité russe et écriture romantique occidentale.

Parmi ses autres principales œuvres, citons ses opéras « Eugène Onéguine et La Dame de pique, son Concerto pour piano n°1, ses symphonies  n°4,  n°5 et   n° 6 dite « Pathétique ».

 

Extraits musicaux :

 

 

 

Rachmaninov (1873-1943)

 

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Sergueï Rachmaninov est né le 1er avril 1873 à à Semionovo, près de Novgorod.

Encouragé par Tchaïkovski, il commence sa carrière de compositeur en 1892.

En 1897, l’échec de sa première symphonie le plonge dans une dépression qui va durer 3 à 4 ans, jusqu’à ce que, après avoir suivi un traitement de psychothérapie, il compose en 1901 son 2e concerto pour piano, qui reste son œuvre la plus populaire.

En 1917, la Révolution russe décide Rachmaninov à quitter définitivement la Russie.

L’œuvre de Rachmaninov, influencée par Tchaïkovski, reste attachée à la tradition romantique, faisant de lui le dernier compositeur romantique du 20e siècle.

Elle n’est pas seulement consacrée au piano avec 4 concertos, 2 sonates, des préludes et autres pièces, mais comprend également 3 symphonies, des poèmes symphoniques, des œuvres religieuses et de la musique de chambre.

 

Ses œuvres les plus connues sont

Musique concertante : le Concerto pour piano n° 2, le Concerto pour piano n°3,  la Rhapsodie sur un thème de Paganini.

Musique symphonique : Le poème symphonique L’Ile des morts, la Symphonie n° 3, les Danses symphoniques.

Musique religieuse : Les vêpres

 

Extraits musicaux :

 

 

 

 

 

 

Le post-romantisme tchèque

 

C’est en 1848, alors que le pays se révolte contre la domination autrichienne et revendique son indépendance, qu’une école de musique tchèque est fondée par Bedrich Smetana. Il sera suivi par Antonin Dvořák, puis par Janacek, qui perpétueront la tradition slave.

 

Bedrich Smetana (1824-1884)

 

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Bedrich Smetana est né le 2 mars 1824 à Litomyšl (République tchèque).

Il adhère aux idées révolutionnaires de 1848 et fonde à Prague, avec l’aide de Liszt et de Clara Schumann, une école de musique où la langue tchèque est obligatoire (par opposition à la langue allemande officielle imposée).

En 1866, il obtient un vif succès lors de la création de « La Fiancée vendue »  (Prodana nevesta) opéra-comique en trois actes, véritable hymne national de Bohème, dont voici un extrait :

En 1874, il devient totalement sourd, mais compose néanmoins « Ma Patrie » (Má Vlast), cycle de 6 poèmes symphoniques dont fait partie la célèbre

 

 

 

Antonin Dvořák (1841-1904)

 

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Antonin Dvořák est né le 8 septembre 1841 à Nelahozeves près de Prague.

En 1878, il publie les pour piano à quatre mains, dont les versions orchestrales rendront Dvořák mondialement célèbre.

En 1892, il est invité aux Etats-Unis où il dirige pendant 3 ans le conservatoire de New-York.

A l’occasion de plusieurs voyages, il découvre la musique des indiens et des noirs d’Amérique, dont on retrouve les échos, mêlée à des motifs typiquement slaves, dans sa célèbre ainsi que dans son « Quatuor américain ».

C’est en Amérique également qu’il commence la composition de son qu’il créera à Londres en 1896.

Dvořák a composé dans tous les genres sauf le ballet : Musique pour piano, musique de chambre, concertos, poèmes symphoniques, symphonies, musique religieuse et opéras.

 

Voici quelques unes de ses plus belles œuvres :

Symphonie n°9 « du nouveau monde », 4e mouvement

Sérénade pour cordes op.22 1er mouvement

Symphonie n°8   3e mouvement

Danse slave op.46 n°1

 

 

 

Leoš Janáček (1854-1928)

 

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Leoš Janáček est né le 3 juillet 1854 à Hukvaldy en Moravie.

Son œuvre est marquée par la mise en valeur de la voix parlée dont il retranscrit les intonations par l’usage de rythmes complexes.

C’est dans les 10 dernières années de sa vie qu’il compose l’essentiel de son œuvre, à savoir ses opéras dont « Katja Kabanova », « La Petite Renarde Rusée », « L’Affaire Makropoulos », « De la Maison des morts » d’après Dostoïevski, mais aussi « Tarass Boulba » (rhapsodie pour orchestre), ses deux Quatuors à cordes : « La  sonate à Kreutzer » et « Lettres intimes », son « Concertino » pour piano et petit ensemble, sa « Sinfonietta », sa « Messe glagolitique » (messe écrite sur des textes en vieux slave, 1926).

 

Ecoutez un extrait de sa

 

 

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Les compositeurs scandinaves 

 

Le nationalisme scandinave est moins fortement marqué que le nationalisme russe. Mais, si le danois Nielsen et le suédois Berwald restent très proches des compositeurs allemands, le norvégien Grieg et le finlandais Sibelius s’inspirent tous deux de la musique populaire de leur pays et participent activement au développement d’une culture spécifiquement scandinave.

 

 

 

Norvège : Edvard Grieg (1843-1907)

 

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Edvard Grieg est né le 15 juin 1843, à Bergen (Norvège).

Edvard Grieg est la personnalité la plus significative du post-romantisme scandinave. Bien que de formation allemande, sa musique est emplie de l’esprit national et intègre pleinement le folklore nordique

En 1866, il s’installe à Christiania (aujourd’hui Oslo) et y fonde l’Académie norvégienne de musique. C’est là qu’il compose en 1868 son célèbre

En 1874, c’est le début de sa collaboration avec le dramaturge norvégien Henrik Ibsen, d’où naîtra en 1876, la musique de scène de dont le caractère impressionniste inspirera plus tard Debussy et Ravel.

Outre « Peer Gynt » et le « Concerto pour piano », l’œuvre de Grieg comprend surtout des pièces pour piano et des Lieder, ainsi que quelques œuvres de musique de chambre.

 

 

 

Finlande :Jean Sibelius (1865-1957)

 

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Lorsque nait Sibelius en 1865, la Finlande est un duché gouverné par la Russie. Ce n’est qu’après la Révolution russe de 1917 que le pays obtiendra son indépendance.

La musique de Sibelius et le « Kalevala », contribuent à l’affirmation d’une culture spécifiquement finnoise. Le Kalevala, épopée issue de la mythologie finnoise, est à la source de plusieurs de ses œuvres, dont « Kullervo ».

Le poème symphonique « Finlandia », symbole de la résistance contre l’occupation russe, sera même considéré par les Finlandais comme leur second hymne national.

Ses autres plus belles œuvres sont : Le Concerto pour violon, « Le cygne de Tuonela », « la valse triste », « Tapiola », la Symphonie n°2, la Symphonie n°5.

 

Extraits musicaux :

 

 

 

Danemark : Carl Nielsen (1865-1931)

 

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Carl Nielsen est né le 9 juin 1865 près d’Odense, sur l'île de Fionie au Danemark.

Nielsen se considérait comme un classique, héritier de Johannes Brahms. Contrairement à Grieg et à Sibelius, sa musique n’est pas à l’écoute de la nature, ni influencée par le folklore de son pays. C’est néanmoins un compositeur nationaliste, qui a œuvré au développement du chant choral de son pays en écrivant de nombreuses œuvres vocales en danois.

 

Son œuvre comprend 3 opéras, 6 symphonies, 3 concertos pour violon, pour flûte et pour clarinette, des poèmes symphoniques, de la musique chorale, de la musique pour piano et pour orgue et de la musique de chambre.

 

 

 

Suède : Franz Berwald (1796-1868)

 

Franz Berwald est né le 23 juillet 1796 et mort le 3 avril 1868 à Stockholm.

Compositeur romantique, précurseur de l’école scandinave,  il  est l’auteur de 4 symphonies dont la symphonie n° 1 « sérieuse » et la symphonie n° 3 « singulière », de concertos dont un pour violon et un pour piano, de poèmes symphoniques, de 2 opéras, et de musique de chambre.

 

 

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La Grande Bretagne 

 

Edward Elgar (1857-1934)

Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Elgar ne s’inspire pas du folklore populaire mais est plutôt influencé par les compositeurs allemands et français tels que Brahms et Wagner, Berlioz, Saint-Saëns et Delibes.

Sir Edward Elgar est né le 2 Juin 1857 dans le petit village de Broadheath près de Worcester dans le centre de l'Angleterre.

En 1901, il compose le premier « Pomp and Circumstance » (il y en aura 5) qui deviendra en 1902, avec les paroles d’Arthur Christopher Benson, (Terre d'Espoir et de Gloire), considéré par les anglais comme un 2e hymne national.

En 1908, sa première symphonie est jouée plus de cent fois dans le monde dès sa première année.


De même que Verdi déchaine les passions à Rome avec Va pensiero de Nabucco, Elgar déchaine les passions à Londres avec  « Land of hope and glory »  (par le BBC Symphony Orchestra aux BBC Proms de 2014).

Dans les années qui suivent la guerre de 1914-18, il compose une musique plus sombre et plus profonde que ses œuvres antérieures, dont trois œuvres de Musique de Chambre et le

En 1926, il est le premier compositeur à enregistrer ses propres œuvres à l’aide du microphone qui vient tout juste d’être inventé.

 

Parmi ses plus belles œuvres, citons :

L’oratorio : Le rêve de Gerontius

Les Variations Enigma

Les Symphonies n°1 et n°2

Le Concerto pour violoncelle

 

 

 

Frederick Delius (1862-1934)

Fritz Theodor Albert Delius est né le 29 janvier 1862 à Bradford en Angleterre, d’une famille d’origine allemande.

Frederick Delius excelle dans les évocations de la nature, en particulier dans ses poèmes symphoniques influencés par Grieg mais où l’on trouve aussi une touche de Debussy.

Sa musique, synthèse de la musique allemande, française et noire américaine, est en fait typiquement britannique.

 

 

 

 

 

 

L’Espagne

 

Pendant longtemps, l’Espagne a subi l’influence de la musique française et italienne.

A la fin du 19e siècle, les zarzuelas, genre d’opérettes typiquement espagnoles proposées par de nombreux compositeurs ont un grand succès auprès du public, mais ce sont Francisco Tárrega, Isaac Albéniz et Enrique Granados qui seront les meilleurs représentants d'un nationalisme musical fondé sur la musique populaire et qui donneront leurs lettres de noblesse à la musique moderne espagnole.

Ils seront suivis par Manuel de Falla (1876-1946), Joaquín Turina (1882-1949) et Joaquin Rodrigo (1901-1999) que nous retrouverons plus tard dans le cadre de la musique du 20e siècle.

 

 

 

Francisco Tárrega (1852-1909)

 

Francisco Tárrega est né le 21 novembre 1852 à Castellón de la Plana, près de Valence.

Francisco Tárrega est considéré comme le père de la guitare classique moderne.

Il élargit considérablement le répertoire de la guitare en transcrivant de nombreuses pièces classiques ainsi que des pièces de compositeurs espagnols, mais aussi en composant des œuvres originales.

Ses œuvres les plus célèbres sont « Recuerdos de la Alhambra », « Capricho Árabe », « Danza Mora ».

 

Ecoutez un extrait de

 

 

 

Isaac Albéniz (1860-1909)

 

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Isaac Albéniz est né le 29 mai 1860 à Camprodon, en Catalogne espagnole.

Les œuvres pour piano, dont son chef-d’œuvre « Iberia », de par leur sonorité et leur expressivité, ont fait comparer Albéniz à Liszt et à Chopin. Ses œuvres ont inspiré de nombreux autres compositeurs dont Granados et De Falla, et ont fait l’admiration de Debussy et de Ravel.

Ecoutez un extrait d’ extrait de la « Suite espagnole n°1 », et un extrait de extrait des « Souvenirs de voyage ».

 

 

 

Enrique Granados (1867-1916)

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Enrique Granados est né le 27 juillet 1867 à Lérida en Espagne.

La musique de Granados, d’abord largement inspirée de celle des compositeurs romantiques tels que Grieg, Schumann, Liszt et Chopin, est fortement imprégnée des mélodies, rythmes et harmonies de la musique populaire espagnole.

L’œuvre de Granados, essentiellement écrite pour le piano, est aussi très prisée des guitaristes, car elle a fait l’objet de nombreuses transcriptions pour la guitare.

Ses pièces pour piano, parmi lesquelles les 12 « Danzas españolas », les « Escenas romanticas », et surtout les « Goyescas » d'après des peintures de Goya exposées au Prado, lui assurent la célébrité.

 

Extraits musicaux :

(Andaluza)

(Danza triste)

 El fandango de Candil

La maja y el ruiseñor

 

 

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Autre compositeur espagnol post-romantique :

 

Pablo Martin de Sarasate (1844-1908)

Violoniste virtuose, il devint si célèbre que Henryk Wieniawski lui dédia son « Concerto pour violon et orchestre n°2 », Edouard Lalo sa « symphonie espagnole », Camille Saint-Saëns son « Introduction et Rondo Capriccioso », ses concertos pour violon n°1 et 3 et sa « Havanaise », et Max Bruch sa « Fantaisie écossaise ».

Compositeur, il écrit principalement des morceaux brillants destinés à mettre en valeur la virtuosité de l’interprète.

Ses œuvres les plus connues sont les Airs bohémiens, la Fantaisie sur des airs de Carmen, les 8  Danses espagnoles.

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur la période post-romantique :

Introduction à la musique classique : La période postromantique

 

 

A suivre =>

 

 

 



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