Image Caption 17 Image Caption 18 Image Caption 11 Image Caption 12 Image Caption 13 Image Caption 14 Image Caption 15 Image Caption 16 Image Caption 17 Image Caption 18
 
 
La période romantique (2)
[Origines] [Grèce] [Moyen-âge] [Renaissance] [Baroque] [Classicisme] [Romantisme] [Post-romantisme] [20e_siècle] [A suivre]
 


I  Introduction - Les formes musicales

II  Les compositeurs romantiques

III L'Opéra romantique

IV Evolution des instruments au 19e siècle

 

 

Sommaire de ce chapitre

 

II Les compositeurs romantiques

-        Weber

-        Schubert

-        Berlioz

-        La génération 1810 :

o  Mendelssohn

o  Chopin

o  Schumann

o  Liszt

-        La fin du romantisme :

o  Brahms

-        Autres compositeurs romantiques

 

 

 

Les principaux compositeurs romantiques

 

On peut considérer que le premier romantique est Beethoven. Il fut le maitre vénéré de la plupart de ses successeurs dans l’ère du romantisme.

 

Ses principaux successeurs sont Carl Maria von Weber (1786-1826), Franz Schubert(1797-1828), Hector Berlioz (1803-1869) et les compositeurs de la « génération 1810 » :

Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847), Chopin (1810-1849), Schumann (1810-1856) et Liszt (1811-1886).

Brahms (1833-1897) refermera cette période romantique, qui verra par ailleurs se développer les écoles nationales.

 

 


 

 

 

 

WEBER

(1786-1826)

Weber.JPG

 

 

Carl Maria von Weber est né le 18 novembre 1786 à Lübeck.

 

Né d’une famille de comédiens qui voyageait à travers l’Allemagne et l’Autriche, Weber a vécu toute sa jeunesse  dans le milieu théâtral. Il trouva néanmoins, entre deux déplacements, le moyen d’étudier le piano, le chant et la composition, en particulier à Salzbourg avec Michel Haydn. Il deviendra cousin par alliance de Mozart qui épouse sa cousine Constance.

 

Weber consacra sa vie à créer un opéra typiquement allemand. Dès l’âge de 12 ans, il compose un singspiel (opéra allemand mi-parlé, mi-chanté), puis en 1800 et 1801  deux autres opéras représentés sans succès.

 

De 1801 à 1816, il mène une vie tumultueuse, devenant successivement chef d’orchestre au théâtre de Breslau de 1804 à 1806, au service de la cour du Wurtemberg de 1807 à 1810, directeur de l’opéra de Prague de 1813 à 1816.

 

En 1816, il est nommé  directeur de l'opéra de Dresde. C’est là qu’il compose, de 1817 à 1820 le premier grand opéra romantique (après le Fidelio de Beethoven) : Der Freischütz.

Le Freischütz est une histoire romantique typiquement allemande, mêlant nature sauvage, amour pur,  éléments magiques et surnaturels. Musicalement, il  fait  la synthèse de l’opéra italien et du singspiel allemand.

, extrait du Freischütz.

 

En 1823, il rencontre Schubert  à l'occasion de la création de son opéra Euryanthe à Vienne.

En 1826, son dernier opéra, Obéron, est créé à Londres, où il meurt le 5 juin de la même année.

 

Par l’utilisation du leitmotiv, par le choix des sujets ainsi que par la notion d’œuvre complète (musicale, littéraire et scénique) Weber  prépare l’arrivée de Richard Wagner, qui sera à l’apogée de l’opéra allemand.

 

Weber  est aussi resté célèbre pour Son « Invitation à la valse » (1819)

L’invitation à la valse par les ballets russes :



Weber a également composé des Lieder et écrit des œuvres pour instruments tels que le piano, le cor (concertino en 1806), le basson (concerto en 1811) et surtout la clarinette qui était son instrument de prédilection, avec un concertino et 2 concertos en 1811, des variations avec piano et  un quintette avec clarinette en 1815.

 

 


 

 

 

 

SCHUBERT

(1797-1828)

Schubert.jpg

Cliquer sur la vignette pour accéder à la fiche du compositeur.

 

Fils d’un maître d’école, Franz Schubert est né le 31 janvier 1797 à Lichtenthal, près de Vienne. Il est le douzième enfant de 14 dont 5 survivent.

Son père lui donne  ses premières leçons de musique puis il entre, à 11 ans, au Stadtkonvikt, école formant des petits chanteurs et rattachée à l'université,  où il joue le premier violon et s’essaye à diriger.

Dès 13 ans il compose une Fantaisie pour piano à quatre mains, deux Quatuors à cordes, une ouverture pour trompettes et timbales et son premier Lied : la Plainte d’Agar, sur un poème de Schucking.

A  15 ans, il travaille la composition avec Salieri.

Schubertiade-2 (Julius Schmid).jpg

Schubertiade

Jusqu’à 20 ans (en 1817), il aide son père dans sa tâche d’instituteur, puis, grâce aux maigres revenus de sa musique, il  quitte le toit paternel pour s'installer chez son ami Franz von Schober et mener une existence indépendante.

 

 En 1818, il accompagne  la famille Esterhazy dans son château de Zelesz en Hongrie, où il donne des cours de musique aux filles Caroline et Marie.

 

De retour à Vienne en novembre 1818, il mène une vie de bohème, changeant souvent de domicile, se faisant héberger tantôt par son frère Ferdinand, tantôt par son père et plus souvent par ses anciens camarades d’école. C’est avec eux que s’organisent les soirées musicales appelées « Schubertiades »,  que l’on retrouve à partir de 1819 dans  les salons viennois.

Il mène une vie simple et modeste et c’est  seulement en 1825, 3 ans avant sa mort,  que Schubert commence à être vraiment connu.

 

Malgré sa courte vie, Schubert a laissé une œuvre considérable.

Il  est d’abord le maître incontesté du Lied, petite pièce chantée unissant intimement musique et poésie, dont il recrée l’atmosphère par de magnifiques accompagnements  de piano.  Dès l’âge de 17 ans, il compose ses plus beaux Lieder, tels que  "Gretchen am Spinnrade" (Marguerite au rouet) en 1814 et « Der Erlkönig" (Le roi des aulnes) en 1815. Il en composera plus de 600, sur les vers des plus grands poètes allemands tels que Goethe, Schiller, Heine.

(Marguerite au rouet)

(Le roi des Aulnes) (extrait)

 

Il a aussi écrit 9 symphonies, 7 messes, une importante œuvre de musique de chambre : pièces pour piano, trios, quatuors et quintettes.

 

Schubert  meurt du typhus à Vienne le 19 novembre 1828, à l’âge de 31 ans. Il est enterré près de la tombe de Beethoven qu’il admirait au-dessus de tout.

 

Schubert_tombe-2.jpg

La tombe de Schubert, à droite, près de celles de Beethoven et de Mozart, à Vienne.

 

Quelques extraits musicaux :

 

Voir aussi la fiche compositeur.

 

 


 

 

 

 

 

BERLIOZ

(1803-1869)

 

Berlioz.jpg

Cliquer sur la vignette pour accéder à la fiche du compositeur.

 

Hector Berlioz est né le 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André, en Isère.

En 1821, il commence des études médicales à Paris, qu’il délaisse rapidement pour se consacrer à  la musique. Il entre au conservatoire où il se révèle être un élève indiscipliné.

En 1830, il obtient le prix de Rome à son 4ème essai.

Après plusieurs années de passion amoureuse, il épouse l’actrice  Harriett Smithson, alors vieillie et endettée, mariage qui s’avèrera décevant.

Harriet Smithson.jpg

Harriet Smithson

C’est cette Harriet Smithson qui inspira en 1830 son œuvre la plus célèbre, la Symphonie fantastique « épisode de la vie d’un artiste », dans laquelle il retrace les épisodes de son violent amour pour elle. Elle y est personnifiée  par une phrase musicale, appelée « idée fixe », qui revient tout au long des 5 mouvements de l’œuvre.

Le thème de l’idée fixe :  

 

En 1842, il entreprend une tournée en Allemagne, puis en 1845, en Autriche et en Russie avec la chanteuse espagnole Marie Recio qu’il épousera en 1854, après le décès de sa première femme. Après une vie tumultueuse, il meurt le 8 mars 1869, triste et découragé.

 

 Ses principales œuvres qui ont suivi la « symphonie fantastique » sont 

-        le Requiem en 1837

-        les symphonies « Harold en Italie » en 1834,  «  Roméo et Juliette » en 1839 et la « Grande symphonie funèbre et triomphale » en 1840

-         les opéras « Benvenuto Cellini » en 1838,  «  La damnation de Faust » en 1846 et « Les Troyens » en 1859.

 

Berlioz-caric-1.jpeg

Caricature d’Andreas Geiger (1846)

Berlioz était  un véritable  génie de l’instrumentation, transformant radicalement le son de l’orchestre, recherchant timbres et effets,  et renouvelant les formations. (il est l'auteur d'une orchestration de La Marseillaise).

 Il ajouta de nouveaux instruments à l’orchestre tels que  piccolo, cornet à piston, cor anglais, clarinette basse, ophicléide, harpe, orgue, cymbales, cloches, grosse caisse. Sa musique symphonique et religieuse fait souvent appel à des effectifs considérables : En décembre 1837, son Requiem fut joué dans la chapelle des Invalides, par cent quatre-vingt-dix instrumentistes, deux cent dix choristes, quatre ensembles de cuivres placés dans les coins de la chapelle, ainsi que seize timbales.

Avec ses symphonies, Berlioz a en quelque sorte inventé la musique à programme, c’est à dire la musique guidée par une idée ou décrivant une histoire ou une situation, ce que l’on retrouvera plus tard  dans le poème symphonique de Liszt. Ce dernier était un fervent admirateur de Berlioz, par ailleurs fort peu compris du public en son temps. Un jour, à la fin d’un concert de Berlioz, alors que le public restait silencieux, Liszt se leva et applaudit à tout rompre devant les gens médusés.

 

Avec « Les Nuits d'été », Berlioz ouvre aussi la voie aux futurs compositeurs de mélodies françaises pour chant et ensemble instrumental,  tels que  Duparc, Fauré, Debussy, Ravel et Poulenc.

 

des « nuits d’été »

 

Outre le créateur de l’orchestration moderne, Berlioz a développé considérablement la technique de la direction d’orchestre dont il formula les règles en 1830 :

« Un chef d’orchestre doit voir et comprendre ; il devra être agile et vigoureux ; il devra connaître la composition qu’il dirige et la nature des instruments; il devra être capable de lire une partition. »

 

Hector Berlioz a été également un important critique musical de son temps, et un grand théoricien de la musique. Il a écrit un « traité d’instrumentation et d’orchestration » (1844),  dans lequel il expose ses théories.

Il  est aussi l’auteur de mémoires  et d’autres œuvres littéraires et musicales.

 

Un site très complet sur Berlioz : Site Hector Berlioz

 

Voir aussi la fiche compositeur.

 

 


 

La génération 1810

 

La « génération 1810 » a vu naître quatre grands compositeurs romantiques : Mendelssohn (1809-1847), Chopin (1810-1849), Schumann (1810-1856) et Liszt (1811-1886).

Ces quatre compositeurs ont représenté une véritable "vague Romantique", à partir des années 1830-1840, prolongeant le romantisme musical qui avait été inauguré par Beethoven et Schubert notamment.

 

 

 

 

 

 

 

MENDELSSOHN

(1809-1847)

 

Mendelssohn-2.jpg

Cliquer sur la vignette pour accéder à la fiche du compositeur.

 

Fils d’un riche banquier, Félix Mendelssohn-Bartholdy est né à Hambourg le 3 février 1809.

Très jeune, il étudie la littérature et se consacre à la peinture où il excelle dans l’aquarelle, mais il se passionne surtout pour la musique, tout comme sa sœur Fanny, de 4 ans son ainée.

 

Fanny Mendelssohn

Mendelssohn_Fanny.jpg

Fanny, la sœur de Félix, mérite qu’on lui consacre quelques mots. Tout comme Nannerl, la sœur de Mozart, Fanny manifestait des dispositions exceptionnelles pour la musique, et bien qu’elle ait reçu la même éducation musicale que son frère, elle a du s’effacer devant  lui  par la volonté de son père qui lui écrivit : « La musique deviendra peut-être un métier pour Félix, alors que pour toi elle doit rester seulement un agrément … », lui rappelant le rôle subalterne qu’une femme se doit de tenir.

Ainsi définitivement écartée de la carrière professionnelle à laquelle elle aurait pu prétendre, elle dut se contenter d’admirer son frère et d’organiser ses concerts et ses tournées.

Son mariage avec le peintre Wilhelm Hensel qui l’encouragea dans la pratique de son art, lui permit de composer, mais sans pouvoir publier, son frère s’y opposant.

Son œuvre, encore peu publiée, comprend plus de 400 œuvres dont beaucoup de Lieder et de pièces pour piano.

 Quelques œuvres de Fanny Mendelssohn

 

Enfant prodige, Félix Mendelssohn  participe en 1818, à l’âge de 9 ans, à son premier concert public au piano.

Il étudie en 1819 la composition et le contrepoint sous la direction de Carl Friedrich Zelter.

Dès 1820, il commence à composer.

Mendelssohn-Goethe-1.jpg

Le jeune Mendelssohn au piano en présence de Goethe.

En 1821, il rencontre Goethe qui le compare à Mozart.

En 1824, à 15 ans,  il compose sa première symphonie,  l’année suivante  l’ « Octuor à cordes en mi bémol majeur », qui fait partie de ses plus belles œuvres, puis  en 1826 l’ouverture du  « songe d’une nuit d’été » (op.21). Cette ouverture sera complétée en 1843 par la musique de scène (op.61) du même nom  qui contient la fameuse marche nuptiale jouée à l’occasion des mariages dans le monde entier.

 

Félix Mendelssohn,  passionné pour la musique ancienne, a fait redécouvrir la musique baroque, et en particulier celle de J.S.Bach et de G.F.Haendel : En 1829, il dirige la « Passion selon St Mathieu » de J.S.Bach, première représentation depuis la mort du compositeur en 1750, puis, en 1833, « Le Messie » de Haendel.

 

Durant toute sa vie, son aisance matérielle lui permet de faire de nombreux voyages et séjours à l’étranger qui influenceront sa musique et d’où naitront entre autres la « symphonie écossaise », la « symphonie italienne », l’ouverture « Les hébrides » (ou « grotte de Fingal ») …

Il visite ainsi l’Italie et fait de longs séjours en Angleterre, où il publie en 1832 ses premières « Romances sans paroles ».

Après avoir dirigé pendant 3 ans la musique à Düsseldorf, il prend, en 1835, la direction du  Gewandhaus de Leipzig. En 1843, il y fonde le conservatoire de musique où il enseigne le piano et la composition, et renouvelle les programmes de concert en y introduisant ses compositeurs préférés.

 

Après la perte de sa sœur Fanny, à qui il était profondément lié, en mai 1847, il meurt à Leipzig le 4 novembre 1847.

 

Ses plus beaux chefs-d’œuvre sont  le « songe d’une nuit d’été », le « concerto pour violon », les symphonies « italienne » et « écossaise », les 8 cahiers des « Romances sans paroles ».

 

 

Quelques extraits musicaux :

Romances sans paroles :

Opus 19 n°1 :

Opus 53 n°3 :

Opus 67 n°2 :

 

Voir aussi la fiche compositeur.

 

 


 

 

 

 

 

CHOPIN

(1810-1849)

 

Chopin.jpg

Cliquer sur la vignette pour accéder à la fiche du compositeur.

 

 

Frédéric Chopin est né en Pologne, de père français et de mère polonaise, probablement le 1e mars 1810. (Sa date de naissance reste sujette à polémique, si l’on en juge par cet article sur Musicologie.org). 

Dès 7 ans, il compose sa première danse polonaise, et est considéré par certains comme un nouveau Mozart.

L’enfant prodige est reçu par le tsar dans son palais.

Après le lycée, il entre en 1826 à l’école supérieure de musique de Varsovie où il se distingue en refusant de se cantonner aux formes habituelles. Ses professeurs et amis l’encouragent à écrire des opéras, des symphonies, mais Chopin restera fidèle au piano.

Il découvre les danses populaires de Pologne telles que la Mazurka dont il fera des compositions de génie.

 

(Extrait).

 

En 1828 et 1829, ses talents de pianiste l’entrainèrent dans des tournées internationales à Berlin, Vienne, Prague, Dresde.

 

En automne 1830, après quelques hésitations, Chopin décide de se lancer à la conquête de l’Europe,  comme l’y encouragent ses amis. En octobre, il donne un concert d’adieu dans lequel il interprète le concerto qu’il vient de composer et quitte la Pologne pour l’Autriche emportant une petite urne en argent offerte par ses amis, contenant une poignée de terre de Pologne.

C’est à Vienne qu’il apprend l’insurrection du peuple polonais contre le tsar, et sa répression dans le sang, et comprend qu’il ne retournera probablement jamais en Pologne.

 

Chopin- salon.png

Chopin dans les salons parisiens

Il arrive à Paris en décembre 1831 où il retrouve de nombreux émigrés polonais.

Il y donne son premier concert en février 1832, mais sa renommée se fait surtout dans les salons où il rencontre  les plus grands artistes de son temps. Chopin s’est ainsi lié d’amitié avec les plus grands compositeurs de l’époque, dont Liszt, Mendelssohn, Rossini, Berlioz, Schumann.

 

 A Paris il gagne bien sa vie en donnant des leçons de piano très demandées et chèrement payées  par la société parisienne.

 

Il termine alors la composition de ses 12 études op.10 dédiées à Liszt, en s’inspirant de la technique virtuose de Paganini.  Ces études sont très importantes car il y expérimente les nouvelles possibilités du piano, instrument alors encore en pleine évolution, en exploitant toutes les possibilités du clavier. Mais ces études ne sont pas seulement des exercices de virtuosité, elles sont aussi de véritables œuvres poétiques et imaginatives.

Il en composera 12 autres (op.25) de 1832 à 1836, puis 3 autres en 1839.

 

« tristesse » (Extrait).

, l’une des plus difficiles (Extrait).

« révolutionnaire » (Extrait).

 

George Sand.JPG

George Sand

A la fin des années 1830 Liszt présente George Sand à Chopin, qui en a d’abord une impression très négative. Mais avec le temps son jugement évolue et il finit par s’éprendre de cette femme brillante et tellement à l’opposé de son caractère. C’est l’époque où il compose sa sonate n°2 « funèbre », révolutionnaire de par sa forme, et de ce fait très critiquée par ses contemporains, dont Schumann lui-même.

(Extrait).

 

Vers l’été 1838,  sa liaison amoureuse avec George Sand s’est transformée en passion. En novembre le couple embarque pour Palma de Majorque.

Là, Chopin est malade et le beau voyage d’agrément vire au cauchemar. Le  couple s’installe dans un monastère où il mène une vie des plus inconfortables. Néanmoins, ce séjour à Majorque voit la création de nombreuses œuvres dont le cycle des 24 préludes op.28.

 

Extraits des préludes op.28 :

  

  

  

  

  

 

En février 1839, ils regagnent Marseille, puis Nohant.

 

Chopin.jpeg

Chopin en 1849

Les 8 années suivantes sont la période la plus productive de Chopin. L’été, il compose dans la propriété de Nohant de George Sand, sur le piano Pleyel qu’elle lui a offert.

Puis en 1848, c’est la rupture. « 8 années de vie rangée, c’était trop » dira-t-il.

 

En 1849, un voyage désastreux à travers l’Ecosse et l’Angleterre a aggravé sa tuberculose, dont il meurt le 17 octobre 1849, à l’âge de 39 ans.

 

 Il a demandé à sa sœur de bruler tous ses manuscrits inachevés. Il est enterré à Paris mais son cœur a été ramené en Pologne. Sur son cercueil, on a jeté la poignée de terre polonaise qu'il avait emportée en quittant son pays natal.

 

 

D'autres extraits musicaux :

(mvt lent)


Valentina Lisitsa "caresse"
le nocturne op27 n°2 de Chopin

 

Voir aussi la fiche compositeur.

 

 


 

 

 

 

SCHUMANN

(1810-1856)

 

Schumann.jpg

Cliquer sur la vignette pour accéder à la fiche du compositeur.

 

 

Schumann - jeune.JPG

Le jeune Schumann

Robert Schumann est né en Saxe le 8 juin 1810. Sa mère, excellente pianiste, lui donne ses premières leçons de piano.

Dès l’âge de onze ans, il cherche à exprimer ses rêves à travers la composition musicale.

A 18 ans, malgré sa passion pour la musique, il accepte, sous la pression de sa mère alors veuve, de faire des études de droit à l’université de Leipzig. Il s’intéresse à l’escrime, à la philosophie, à l’écriture.

Tout en poursuivant son droit, il perfectionne sa technique pianistique sous la direction de Friedrich Wieck, célèbre professeur de musique et père de Clara qui n’a alors que 10 ans, et qui deviendra plus tard sa femme.

C’est lors d’un concert de Paganini le 11 avril 1830 que Schumann a la révélation de sa passion pour la musique, et décide de s’y consacrer pleinement, ce qu’il peut alors envisager grâce au récent héritage de son père.

En 1833, il est atteint des premières manifestations de troubles mentaux qui s'aggraveront au cours du temps.

En 1834 il fonde la revue « Neue Zeitschrift für Musik », dans laquelle il écrit.

 

robert-and-clara-schumann.jpg

Robert et Clara Schumann

Malgré l'hostilité constante du père de Clara  depuis sa première demande en 1836,  et à l’issue d’un procès final, Schumann épouse enfin Clara le 12 septembre 1840. Tous deux connurent des années heureuses, se liant d’amitié avec Mendelssohn puis plus tard avec Brahms que l’on soupçonne d’avoir été très épris de Clara.

En 1843, il devient professeur de piano et de composition au Conservatoire de Leipzig aux côtés de Mendelssohn

Dès 1844, l’état physique et mental de Schumann se dégrade et il doit abandonner l’enseignement du piano et de la composition et limiter son activité de critique.

 

Il s’installe à Dresde ou il traverse une nouvelle crise grave en 1846, puis à Düsseldorf où on lui a offert le poste de chef d’orchestre qu’il  a du mal à assumer.

Une nuit de février 1854, obsédé par la note la, qui le poursuit sans cesse, il se jette dans le Rhin. Ramené chez lui, il passe ses 2 dernières années à l’asile où il meurt le 29 juillet 1856.

Sa femme Clara lui survivra 40 ans, pendant lesquels elle se consacrera à la diffusion de son œuvre.

 

Clara Schumann

clara-schumann.jpg

Clara Wieck est née à Leipzig en 1819. Son père, célèbre pédagogue du piano, lui fit donner son premier concert à l’âge de 9 ans, et faire une première tournée musicale à l’âge de 11 ans. Compositrice, elle publia ses premières œuvres à l’âge de 10 ans en 1829. C’est à cette époque qu’elle rencontre Robert Schumann, élève de son père, qu’elle épousera en 1840.

Pianiste, elle se consacra à l'interprétation des œuvres de Beethoven, Chopin, Liszt, Schumann. Bien que sa carrière musicale ait été freinée par la naissance de ses 8 enfants et son rôle d’épouse de compositeur, elle continua de se consacrer à la composition après son mariage et est l'auteur de nombreuses œuvres, essentiellement des pièces pour piano et des Lieder.

Après la mort de Schumann en 1856, Clara reprit sa carrière de concertiste où elle privilégia les œuvres de son mari qu’elle n'eut de cesse de défendre, et dont elle établit une édition complète de 1881 à 1893.

Pédagogue réputée, elle enseigna le piano au Conservatoire de Francfort de 1878 à 1892.

Elle fut également la conseillère et l’inspiratrice de Johannes Brahms qui lui vouait une amitié passionnée.

Elle décéda le 20 mai 1896 à Francfort-sur-le-Main.

 

Quelques œuvres de Clara Schumann :

 Œuvres pour piano

 Lieder

 

 

Le critique musical

 

Sa fréquentation des milieux musicaux à Leipzig révèle à Schumann son goût pour la critique musicale. C’est ainsi que dans le Allgemeine musikalische Zeitung du 7 décembre 1831, il révèle au public un musicien jusqu’alors méconnu, Chopin, en écrivant à son propos : « Chapeau bas, messieurs : un génie ».

Il s’élève contre le goût, très répandu à l’époque,  pour la virtuosité en tant que fin en soi. Il rédige des critiques sur, entre autres, Schubert, Berlioz et Brahms.

En 1834, il fonde  la Neue Zeitschrift für Musik, dans laquelle il écrit sous différents pseudonymes tels qu’Eusebius le rêveur et  Florestan le passionné. Il y alterne humour, éloges poétiques et critiques rigoureuses. Très actif dans la propagation de la musique contemporaine, il se lie d’amitié avec Mendelssohn et rencontre Chopin en 1835 et Liszt en 1837. Il est à l’origine de la première exécution en 1839 de la 9ème  symphonie de Schubert  par le Gewandhaus de Leipzig dirigé par Félix Mendelssohn.

Sa santé s’étant dégradée après son retour de Russie en 1844, il vend son journal la Neue Zeitschrift für Musik à Brendel, le 20 novembre.

Fin 1853, il consacre son dernier article de critique à Johannes Brahms qu’il vient de rencontrer.

 

Le compositeur

 

De même que Berlioz est le compositeur le plus représentatif du romantisme français, Schumann est sans doute le plus représentatif du romantisme allemand.

 

Il publie sa première œuvre en 1831, suivie en 1832 de « Papillons », son premier chef-d’œuvre pour piano.

En 1832, ayant quasiment perdu l’usage d’un doigt à cause d'un accident qu'il avait lui-même provoqué en tentant d'améliorer ses performances, il doit renoncer à une carrière de concertiste pour se consacrer uniquement à la composition.

De 1835 à 1839, il dédie à Clara Wieck, qui deviendra la femme de sa vie, 3 sonates et plusieurs recueils pour le piano tels que « Fantaisie », « Scènes d’enfants », « Kreisleriana ».

En 1840, après avoir épousé Clara, il lui compose plus de 130 Lieder dont les cycles « L’amour et la vie d’une femme », et « les amours du poète ».

 

Ses œuvres après 1840 :

Schumann a composé dans tous les genres musicaux :

Il poursuit son œuvre pour piano avec le « Carnaval de Vienne » en 1840, l’« album pour la jeunesse » en 1848, « les chants de l’aube » en 1853.

En 1841, il écrit sa première symphonie dite « le printemps », qui sera suivie de la 2ème en 1846, la 3ème dite « Rhénane » en 1851 et la 4ème en 1853.

En 1842, il aborde la musique de chambre avec 3 quatuors à cordes, 1 quatuor avec piano  et un quintette suivis par un  trio en 1847 et 3 sonates pour violon et piano en 1851.

1845 voit la création du concerto pour piano, suivi du concerto pour violoncelle en 1850.

En musique vocale, il écrit entre autres un oratorio « le Paradis et la Péri » en 1843, un opéra « Genoveva » en 1848, ainsi qu’un « Requiem pour Mignon » en 1849.

 

Quelques extraits musicaux :

(des scènes d’enfants)

(des scènes d’enfants)

(des Scènes de la forêt)

 

Voir aussi la fiche compositeur.

 

 


 

 

 

 

LISZT

(1811-1886)

 

Liszt.jpg

Cliquer sur la vignette pour accéder à la fiche du compositeur.

 

 Franz Liszt est né le 22 octobre 1811 à Doborján, en Hongrie (aujourd’hui Raiding en Autriche).


  L’enfant prodige

  Fils du régisseur du Prince Esterhazy, son père lui offre très tôt un piano et il donne à neuf ans sa première représentation publique.

 En 1822, à Vienne, il a pour professeur Antonio Salieri et Carl Czerny, élève de Beethoven.

 

BeethovenEtLiszt_13Avril1823_RedoutensaalVienne.jpg

Concert du 13 avril 1823
à la Redoutensaal de Vienne

Dès son plus jeune âge, Liszt vouait une admiration sans bornes pour Beethoven. Il lui fut donné de le rencontrer en 1823, présenté par son professeur  Carl Czerny.

Le 13 avril de cette même année, à seulement 12 ans,  il donna à la Redoutensaal de Vienne, un concert public auquel assistait Beethoven, qui fut si enthousiasmé  par  le jeune prodige qu’il s’élança vers l’enfant, le saisit  et l’embrassa sur le front. Ce fut pour le jeune Liszt une véritable consécration.

 

  En cette même année 1823, il s’installe à Paris, espérant entrer au conservatoire de musique que dirige Cherubini, mais celui-ci le refuse, appliquant  le règlement de l’époque qui en interdit l’accès aux étrangers.

Muni de recommandations, Liszt est néanmoins reçu dans les salons et donne des récitals suscitant l’enthousiasme.

  En 1825, il crée un opéra en un acte à l'opéra de Paris : Don Sanche, puis publie ses premières études pour piano en 1826.

 Parallèlement, de 1824 à 1827, il effectue de nombreuses tournées en Angleterre et en France.
 


Le virtuose

A 18 ans, il  connait sa première déception amoureuse avec une de ses élèves,  Caroline de Saint-Cricq.  Il  envisagea alors d’entrer dans les ordres, mais son enthousiasme pour la révolution de 1830 le lui fit oublier.

Liszt en 1832.JPG

Liszt en 1832

Après 1830, il se lie avec Frédéric Chopin, Hector Berlioz et Niccolò Paganini. Ce dernier lui révèle sa vocation de virtuose.

 

En 1833, il fait la connaissance de George Sand, et entame une liaison avec Marie d’Agoult, qui devient son égérie.

En 1835, le couple s’établit en Suisse qui voit naitre leur fille Blandine, puis en Italie de 1837 à 1839 où nait leur seconde fille Cosima, qui épousera Hans von Bülow en 1857, puis Richard Wagner en 1870.

 Un troisième enfant, Daniel, naît à Rome en mai 1839.
 

A partir de 1839, et jusqu'en 1847, il fait de nombreuses tournées de pianiste dans toute l’Europe dont la Hongrie où il recueille de nombreux airs tziganes qu’il transcrit pour le piano et qu’il utilisera pour composer ses rhapsodies hongroises.

Il est alors le virtuose le plus admiré d'Europe.

 

Liszt at the Piano-1840.JPG
Liszt au piano, en 1840

Marie_d'Agoult.jpg
Marie d’Agoult en 1843

 

   C'est pendant cette période qu'il compose ses œuvres pour piano les plus virtuoses, dont l'album d'un voyageur, le début des 2 premières années de pèlerinage, les 24 grandes études, les 6 études d'exécution transcendante d'après Paganini.

  Séparé de Marie d'Agoult en 1844, il rencontre à Kiev en 1847 la princesse Caroline Sayn-Wittgenstein qui lui conseille d’interrompre ses tournées de concert pour se consacrer à la composition.

 

Le courant de Weimar

En 1842, il est engagé à Weimar comme chef d'orchestre extraordinaire.

Il s’y fixe en 1847 et  s'y consacre désormais à la composition, la direction d'orchestre et l'enseignement,  jusqu'à sa démission en 1858. 

 

Liszt en 1858 par Franz Hanfstaengl.jpg

Liszt en 1858, par Franz Hanfstaengl

 A Weimar, Liszt ne crée pas à proprement parler une école mais y fait naître un courant « progressiste » dit courant de Weimar, représenté essentiellement par Liszt, Berlioz et Wagner, et dont la musique était qualifiée de « musique de l’avenir ». Ce courant s’opposait aux courants dit « traditionnalistes » représentés par Mendelssohn,  Schumann et Brahms, qui restaient attachés aux formes du clacissisme.

 

En tant que chef d’orchestre, Liszt fit connaître de nombreuses œuvres d’autres compositeurs tels que Wagner et Berlioz, mais aussi Schumann, Verdi et Saint-Saëns.

Il créa notamment le Lohengrin de Wagner en 1850 et représenta Tannhäuser, le Benvenuto Cellini de Berlioz, ainsi que des opéras de Schumann, Weber et Verdi.

 

En tant que compositeur, c’est à Weimar qu’il compose entre autres douze poèmes symphoniques, la  suite des 2 premières années de pèlerinage (1855 et 1856), les symphonies Faust (1854) et Dante (1856), les concertos pour piano (1849 et 1856), les premières Rhapsodies hongroises et la sonate en si mineur (1853), dédiée à Schumann.

 

 La période religieuse

  En 1861, il se retire à Rome où il renonce à épouser Caroline Sayn-Wittgenstein  devenue veuve, et entre dans les ordres en 1865.

Liszt partage alors sa vie entre Rome, Weimar pour y donner des cours de piano, et Budapest où il a été nommé conseiller royal et président de l’académie nationale de musique.

C’est pendant cette période qu’il compose ses grandes œuvres religieuses telles que l’oratorio « Christus », la Missa choralis (1865) et la Messe du couronnement (1867), ainsi que la 3ème année de pèlerinage (1883).

 

La musique de l’avenir

La musique de Liszt n’était pas seulement faite de virtuosité mais était par bien des égards en avance sur son temps.

 

Franz_Liszt_by_Nadar,_March_1886.png

Liszt en 1886, photographié par Nadar

C’est lui qui a formalisé et développé le poème symphonique basé sur des sujets poétiques et métaphysiques. Il sera suivi par Richard Strauss ainsi que, en France, par Saint-Saëns, César Franck, Paul Dukas, Vincent d’Indy … et dans les pays du nord et de l’est par Sibelius, Smetana, Dvorak, Moussorgski, Rimski-Korsakov, Borodine etc…

La musique de Liszt  annonce aussi le 20ème siècle par d’autres aspects. On peut en donner pour preuve la « Totentanz » qui annonce Bartok par l’usage percussif du piano, ou les « jeux d’eau de la villa d’Este », de la 3ème année de pèlerinage, qui annonce la musique impressionniste de Debussy et Ravel.

(extrait)

(extrait)

 

On trouve même, dans les dernières années de sa vie, les prémices de l’atonalité, qui va bouleverser l’univers musical du début du 20ème siècle. En voici un exemple :

(début)

 

Liszt était aussi un écrivain musical. Il est notamment l’auteur des essais   « F. Chopin » et « Des bohémiens et de leur musique en Hongrie ».

 

Liszt est mort d’une pneumonie le 31 juillet 1886 à Bayreuth où il s’était rendu pour le festival wagnérien.  Il y est enterré, selon sa volonté, près de son ami Wagner, mort en 1883.

 

Voici quelques unes de ses plus belles œuvres :

La sonate en si mineur
Les Années de pèlerinage : 1e année (Suisse); 2e année (Italie); 3e année
La Rhapsodie hongroise n° 2 : pour piano, pour orchestre
Le concerto pour piano n°1; le concerto pour piano n°2
La Faust Symphonie; la Dante Symphonie

 

D'autres extraits musicaux :

Dante symphonie :

 (début)

 (début)

 

Voir aussi la fiche compositeur.

 

 


 

 

La fin du romantisme

 

 

 

 

 

BRAHMS

(1833-1897)

 

Brahms.jpg

Cliquer sur la vignette pour accéder à la fiche du compositeur.

 

Brahms allie le classicisme par la forme, dans la lignée de Haydn et Beethoven,  et le romantisme par l'expression, dans la lignée de Schubert et Schumann.

 

Jeunesse

 

brahms-young.jpg

Johannes Brahms est né à Hambourg le 7 mai 1833, d’un père contrebassiste. Très jeune, il se révèle très doué pour la musique au point d’imaginer un système de notation avant de savoir qu’il en existe déjà un. Passionné par le piano, il est formé dans le culte de Bach, Mozart et Beethoven.

Dès l’âge de 7 ans, il reçoit des cours de piano, de cor et de violoncelle, ainsi que des cours de théorie et de composition.

 

N’ayant pas de piano chez lui, son père considérant que c’était un instrument de riche,  il travaille le piano, en jouant  dès l’âge de 13 ans dans des bars à matelots, en accompagnant des spectacles au théâtre ou en jouant de l’orgue à l’église, complétant ainsi les revenus de la famille. Il se passionne également pour la littérature

 

Il donne ses premiers concerts en 1848, à 15 ans, puis en 1849, où il interprète Bach, Beethoven et ses premières compositions.

 

En 1848, il a l’occasion d’entendre des artistes tziganes, dont le violoniste Eduard Reményi avec lequel il collabore.

 

Brahms et les Schumann

En 1853, au cours d'une tournée en Allemagne avec Eduard Reményi, il rencontre le violoniste Joseph Joachim qui l’introduit dans les cercles musicaux allemands les plus influents, et avec qui il se lie d’amitié.

schumann-clara vers 1853.jpg
Clara schumann vers 1853

La même année, il fait la connaissance de Liszt, et surtout de Schumann qui parle de lui comme du « nouveau messie de l'art », et fait publier quelques unes de ses œuvres, ce qui le rendra rapidement célèbre en Allemagne.

Très intime avec le couple Schumann, il se lie d’amitié avec Clara de 14 ans son ainée, dont il sera amoureux toute sa vie, d’un amour que l’on suppose platonique.

En 1856, après la mort de Robert Schumann, lui et son ami Joseph Joachim accompagnent Clara dans des tournées, à la suite de quoi Clara s'installe à Berlin et Brahms retourne à Hambourg.

 

En 1857, il est nommé chef des chœurs à la cour princière des Lippe-Detmold, à Leipzig.

Il revient à Hambourg en 1859 où il produit son concerto pour piano n°1 composé 2 ans plus tôt.

En 1860, il s'oppose publiquement à ce qu'il nomme «la musique du futur», c’est à dire au courant de Weimar représenté par Liszt et Wagner. Il est en effet très attaché à la tradition de Bach, Beethoven, Schubert et Schumann, conciliant le classicisme par la forme  et le romantisme par l’esprit.

 

Brahms à Vienne

En 1862, Brahms s’installe définitivement à Vienne où il donne de nombreux récitals de piano.

C’est là, en 1866, qu’il compose son Requiem allemand en hommage à sa mère décédée l’année précédente, requiem qui sera créé triomphalement à Bremen le 10 avril 1868.

 

Brahms_.jpg

Brahms est très influencé par la musique hongroise car il fit dans sa jeunesse des tournées de musique tzigane avec son père. C’est ainsi qu’il compose de 1858 à 1869 les 21 danses hongroises pour piano à 4 mains. On retrouve aussi cette influence tzigane dans d’autres œuvres, telles que  le 1er quatuor avec piano op.25 en sol mineur et son 4e mvt :

 

En 1870, il rencontre Hans von Bülow,  éminent pianiste et chef d'orchestre, et  trouve en lui son plus zélé propagandiste. Celui-ci devient aussi un grand ami et l'emmène avec lui dans de brillantes tournées. C'est Bülow qui lança le slogan flatteur des « trois B » (Bach-Beethoven-Brahms) et qualifia sa 1ère symphonie de « dixième symphonie de Beethoven ».

Nommé directeur de la Société des amis de la musique à Vienne en 1872, il dirige les grands orchestres viennois jusqu’en 1875, année où il démissionne pour se consacrer entièrement à la composition.

 

La période symphonique

Jusqu’en 1873, à part 2 sérénades et le 1er concerto pour piano, Brahms n’a composé que de la musique pour piano, de la musique de chambre, et des Lieder.

Sa première symphonie date de 1876, et est suivie d’assez près par la 2ème en 1877, la 3ème en 1883 et la 4ème en 1885.

Il compose son concerto pour violon en 1878, 2 ouvertures en 1880, son 2ème concerto pour piano en 1881 et le Double concerto pour violon et violoncelle en 1887.

 

Au cours de ces années, il fait plusieurs séjours en Italie et en Suisse.

A 50 ans, Brahms se laisse pousser la barbe et apparait désormais tel qu’il est le plus souvent représenté, en bon vivant, gros mangeur et franc buveur.



brahms_05.jpg

Brahms-ans.jpg

 

 

Les dernières années

Pendant les 10 dernières années de sa vie, Brahms compose essentiellement de la musique de chambre, dont le trio en la mineur pour piano, violoncelle et clarinette, le quintette en si mineur, pour clarinette et cordes, et des sonates avec piano pour violon, pour violoncelle et pour clarinette. Il compose aussi en 1896 11 préludes de choral pour orgue.

 

Brahms a donc abordé tous les genres de la musique, excepté l’opéra dont il se désintéressa totalement.

Le 3 avril 1897, un an après la mort de Clara Schumann, Brahms meurt d’un cancer et est enterré à Vienne  près de ses prédécesseurs Mozart, Beethoven et Schubert.

 

Quelques extraits musicaux :

Valses :

  

  

Danses hongroises :

  

  

Symphonies :

  

  

  

 

Voir aussi la fiche compositeur.

 


 

Autres compositeurs romantiques

 

Félicien David (1810-1876)

Félicien David est né à Cadenet (Vaucluse) le 13 avril 1810 et mort à Saint-Germain-en-Laye le 29 août 1876.
Ayant adhéré au mouvement saint-simonien en 1832, il se rendit au Proche-Orient pour en répandre la doctrine. A la suite de ce séjour, il prit la couleur exotique qui caractérise une grande partie de ses œuvres, que l'on retrouve en particulier dans ses « Mélodies orientales » (1835) et dans son ode symphonique « Le désert »(1844).
Sa production comprend également de la musique symphonique, de la musique de chambre et 5 opéras dont « Herculanum » (1859) et « Lalla-Roukh » (1862).

 

 

Louis Spohr (1784-1859)

Louis Spohr est né le 5 avril 1784 à Brunswick et mort le 22 octobre 1859 à Kassel.

Violoniste,  chef d’orchestre et compositeur très fécond dans tous les domaines, on lui doit notamment dix opéras dont « Faust » 1816) et « Jessonda » (1823), neuf  symphonies, quinze concertos pour violon dont le huitième op. 47, dit « In modo di scena cantante » (1816), et quatre pour clarinette, un concerto pour quatuor à cordes et orchestre, une très grande quantité de musique de chambre dont le « Nonet op.31 » (1813) et plusieurs pièces faisant appel à la harpe, près de cent lieder, des oratorios.

La technique violonistique  de Spohr, très appréciée de son ami Paganini, est décrite dans sa méthode « Violinschule » (L’école du violon, 1832). C’est lui, vers 1819, qui inventa la mentonnière pour répondre aux exigences de la virtuosité en rendant la main gauche plus libre et l’instrument plus stable.

 

 

Hans Rott (1858-1884)

Hans Rott, né le 1er août 1858 et mort le 25 juin 1884, est essentiellement connu pour sa Symphonie en Mi majeur (1880).

 

 

déco-musique.jpg

 

 

Suite =>

 



© 2006-2016 JP Chorier : Introduction à la musique classique