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Sommaire de ce chapitre

 

Introduction

Les formes musicales

      La sonate

      Le quatuor à cordes

      Le trio avec piano

      Le concerto

      La symphonie

      L’évolution de l'opéra

      La musique religieuse

Les compositeurs classiques

      Haydn

      Mozart

      Beethoven

      Autres compositeurs

Les instruments classiques

      L’orchestre classique

      Les voix

Quelques chefs d’œuvre marquants du classicisme

 

 

 

Introduction

 

Le classicisme concerne une période d’environ 70 ans, de 1750 à 1820, qui suit la période baroque et précède le romantisme auquel il est souvent opposé.

Cette période est dominée par ce que certains nomment « la sainte triade » du classicisme viennois : Haydn, Mozart et Beethoven.

 

Concernant les formes musicales, la période classique voit le triomphe de la forme sonate que l’on retrouve dans la sonate proprement dite mais également dans les quatuors, les concertos et les symphonies. Ces nouveaux genres musicaux seront utilisés pendant tout le 19e siècle et encore au 20e siècle.

L’opéra italien quant à lui est remis en question par Gluck, puis par Mozart.

 

 

 

Les formes musicales

 

Les principaux genres musicaux de la période classique sont, outre l’opéra, la symphonie, la sonate, le quatuor à cordes et le concerto, tous 4 de structures comparables composées de 3 ou 4 mouvements, et utilisant généralement les formes sonate et rondo.

 

La forme sonate

 

On trouve la forme sonate (à ne pas confondre avec la sonate) dans la plupart des premiers mouvements des œuvres de musique de chambre et des symphonies de l’époque classique, puis de l’époque romantique.

Elle est composée de trois parties : l'exposition de 2 thèmes, le développement de ces 2 thèmes leur réexposition suivi d’une coda (passage terminal d'une pièce ou d'un mouvement) finale.

 

La forme rondo

 

La forme rondo est couramment utilisée dans les derniers mouvements de sonates, quatuors, concertos et symphonies.

La forme rondo est une structure à plusieurs sections dont l’une revient épisodiquement, ce que l’on peut schématiser par A-B-A-C-A.

 

La sonate

 

La sonate est une œuvre écrite pour un instrument soliste éventuellement accompagné par un deuxième instrument, le plus souvent un piano.

 

La sonate de l’époque classique comporte 3 mouvements :

-  Un premier mouvement vif de forme sonate.

-  Un deuxième mouvement lent de forme A-B-A, c'est-à-dire comportant un premier thème, une partie centrale libre (développement ou 2e thème) et la reprise du 1er thème suivie d’une coda.

-  Un troisième mouvement de forme rondo.

 

Parmi les plus belles sonates classiques, citons :

Mozart : Les sonates pour piano n° 8, 14, 16, 17, la sonate pour violon et piano K526

Beethoven : Les sonates pour piano n° 8 (pathétique), 14 (Clair de lune), 17 (la tempête), 21 (Waldstein), 23 (appassionata), 26 (Les adieux), 29 (Hammerklavier), les sonates pour violon n°5 « Printemps », n°9 « A Kreutzer ».

 

 

Quelques extraits de sonates

 

Mozart :

(début).

Beethoven :

(extrait du 1er mvt).

(début).

(début du 3e mvt).

 

 

 

Le quatuor à cordes

 

On considère que le quatuor à cordes a été inventé par Haydn.

 


Le quatuor Modigliani

Le quatuor à cordes classique est une œuvre à 4 voix jouée par la formation musicale du même nom composée de 2 violons, un alto et un violoncelle.

Il comprend généralement 4 mouvements :

- 1er mouvement de forme sonate

- 2e mouvement, lent, de forme A-B-A, ou sonate, ou thème et variations.

- 3e mouvement, constitué d’abord d’un menuet avec Haydn, puis d’un scherzo avec Beethoven.

- 4e mouvement de forme rondo.

 

 

 

Le trio avec piano

 


Le trio Atos

Le trio avec piano réunit généralement un piano, un violon et un violoncelle.

Il a la même structure en 3 ou 4 mouvements que le quatuor et a fait l’objet de belles compositions de Mozart et de Beethoven.

Il sera plus tard également très prisé par les musiciens des 19e et 20e siècles tels que Schubert, Schumann, Mendelssohn, Brahms, Ravel …

Ecoutez de Beethoven, le début du .

 

 

 

Le concerto

 

Le concerto est une œuvre écrite pour un instrument soliste accompagné d’un orchestre.

Le concerto classique est généralement constitué de 3 mouvements :

 

1)    Le 1er mouvement est de la forme concerto : Cette forme se distingue de la forme sonate par l’introduction orchestrale, dans laquelle tout ou partie des thèmes sont exposés. Le soliste réexpose ensuite les thèmes dans leurs diverses tonalités.

Le premier mouvement se termine par une cadence. Il s’agit d’une partie où le soliste joue seul, sans orchestre. Elle peut être improvisée, ou écrite par le compositeur ou par l’interprète lui-même.

2) Le 2e mouvement, lent, est de forme A-B-A ou de forme sonate. Si les 1er et 3e mouvements mettent en valeur la virtuosité de l’interprète, le 2e doit mettre en valeur son expression et son lyrisme.

3) Le 3e mouvement est le plus souvent de la forme rondo, mais peut être aussi de la forme sonate ou thème et variations.

 


Janine Jansen en concerto

 

Parmi les plus fameux concertos de l’époque classique, on peut citer :

-  De Haydn, le Concerto pour trompette, les 2 concertos pour violoncelle

-  De Mozart, les concertos pour piano n° 9 et 20 à 27, le Concerto pour clarinette, le concerto pour flute et harpe.

-  De Beethoven, les concertos pour piano n°3 à 5 et le concerto pour violon.

 

 

Quelques extraits de concertos

 

(début du 3e mvt).

(début du 2e mvt).

(début du 2e mvt).

(extrait du 1er mouvement).

(ouverture).

 

 

 

La symphonie

 

La symphonie est une œuvre écrite pour orchestre symphonique.

Bien que l’invention en soit attribuée à l’école de Mannheim fondée par J Stamitz, Joseph Haydn (1732-1809) est généralement considéré comme le père de la symphonie, car c’est lui qui lui a donné la forme classique qu’on lui connait.

Cette forme comporte 4 mouvements :

-       1er mouvement allegro (rapide) de forme sonate

-       2e mouvement andante (lent)

-       3e mouvement, constitué d’un menuet qui évoluera ensuite vers un scherzo

-       4e mouvement (final) allegro ou presto (rapide).

 

Haydn a écrit plus de 100 symphonies, mais c’est avec Mozart (qui en a écrit 41) et surtout Beethoven (avec 9 symphonies) que la symphonie a acquis ses véritables lettres de noblesse.

 

Quelques extraits de symphonies

 

(extrait du 4e mouvement).

(début du 1er mouvement).

(début du 1er mouvement).

(début du 1er mouvement).

(début du 1er mouvement).

(début du 2e mouvement).

(fin du 1er mouvement).

(extrait du 4e mouvement).

 

 

 

L’évolution de l'opéra

 

Quelques définitions

 

Le terme opéra seria désigne un opéra de tradition et de langue italienne pratiqué au XVIIIe siècle. Son caractère est noble et « sérieux », par opposition à l'opéra-bouffe, et il répond à des règles musicales et dramatiques bien précises. Il se compose d’une succession d’arias (airs) et de récitatifs (parlés-chantés) intercalés, avec plusieurs chœurs et morceaux d’ensemble.

 

L’opéra buffa (opéra bouffon en français) est né des intermèdes divertissants joués en entractes des opéras seria. Il est de forme plus libre que l’opéra seria, avec des mélodies plus simples et plus populaires. (Exemple : « La Serva Padrona » de Pergolèse)

 

Le terme d’opéra bouffe n’apparait que plus tard, au 19e siècle avec Offenbach, pour désigner des opéras légers de style parodique ou satirique. (Exemple : « La belle Hélène » d’Offenbach).

 

Le terme opéra-comique, utilisé uniquement par les français, désigne une forme de théâtre lyrique où les dialogues parlés alternent avec les scènes chantées.

 

Le Singspiel est la version allemande de l’opéra-comique. (Exemple : « La flûte enchantée » de Mozart).

 

La réforme de l’opéra

 

Après avoir écrit de nombreux opéras dans le style italien, Gluck, compositeur allemand, décide à 50 ans de réagir contre la « déchéance » de l’opéra seria italien qui privilégie la virtuosité des chanteurs au détriment du livret et de la musique. Il supprime le clavecin à l’orchestre et tous les ornements et vocalises sans lien avec l’expression.

Sa réforme donna lieu à une querelle qui vit s’affronter l’opéra rénové de Gluck et l’opéra italien de Piccinni. Les 2 compositeurs s’affrontèrent en écrivant chacun un opéra sur le même thème, « Iphigénie en Tauride », qui confirma la supériorité de Gluck sur son rival.

 

Ecoutez un extrait d’« Orphée et Eurydice » de Gluck   (Maria Callas)

 

 

Mozart et l’opéra

 

S’il fallait retenir dans l’œuvre de Mozart un seul genre où le génie du compositeur s’est épanoui comme jamais, ce serait sûrement celui de l’opéra.

 

Quelques extraits d’opéras de Mozart

 

(Elina Garanca)

(Peter Mattei)

(Natalie Dessay)

 

 

 

La musique religieuse

 

L’oratorio

 

Pendant la période classique, l’oratorio voit s’affirmer son caractère symphonique et choral.

Il est surtout représenté par Haydn avec « La Création » et « Les Saisons » et, plus accessoirement, par Beethoven avec « Le Christ au mont des oliviers ».

 

 Ecoutez un extrait de « La Création » de Haydn :

 

La messe

 

La période classique voit se développer les aspects symphonique et choral, en particulier avec Haydn, suivi par Mozart, Beethoven et Cherubini.

La messe peut être brève (missa brevis), sans gloria ni credo pour les dimanches ordinaires, ou solennelle (missa solemnis) pour de plus grandes occasions. L’effectif vocal et instrumental y est alors plus développé.

 

Quelques extraits de messes classiques

 

(Début du Dies Irae)

(Extrait du Kyrie)

(Début du Gloria)

 

Voir aussi : La messe, genre musical.

 

 

 

 

Les compositeurs classiques

 

Cliquez sur l’image du compositeur pour accéder à sa fiche biographique

 

Les grands compositeurs de la période classique sont sans conteste Haydn, Mozart et Beethoven, tous trois autrichiens incarnant le classicisme viennois, comme en témoigne l’illustration ci-contre, où ils sont associés à leur « père » J.S. Bach.

 

On y ajoutera

C.W. Gluck qui réforma profondément l’opéra,

C.P.E. Bach qui fit le lien entre le style baroque de son père JS Bach, et le style classique de Haydn et Mozart,

Muzio Clementi qui fut le premier grand compositeur pour le piano,

Luigi Boccherini, virtuose du violoncelle qui composa en particulier de nombreux quintettes à cordes.

 

 

 

Haydn (1732-1809)

 

Joseph Haydn fait partie, avec Mozart et Beethoven, de ce qu’on appelle « la trinité classique viennoise ».

L’influence de Haydn dans l’histoire de la musique est considérable, en particulier sur Mozart et Beethoven. Bien que n’en étant pas le créateur, il est considéré comme le père du quatuor et de la symphonie.

De 1732 à 1760, Haydn passe sa jeunesse à Vienne pendant laquelle il se forme principalement en autodidacte en étudiant les œuvres de C.P.E. Bach et le traité d’écriture Gradus ad Parnassum  de Johann Joseph Fux.

De 1761 à 1790, il est au service des princes Esterhazy d’abord en tant que vice-maître de chapelle pour seconder le maître de chapelle Gregor Joseph Werner, avant de succéder à celui-ci en 1766. 

 

L'anecdote de la symphonie des Adieux (1772) 

Haydn ayant voulu signifier au prince que ses musiciens étaient fatigués et avaient besoin de repos, mit ainsi en scène l’exécution de sa symphonie « des adieux » : Pendant le dernier mouvement, les musiciens cessaient de jouer un par un et quittaient la scène ne laissant à la fin que le chef d'orchestre et le premier violon pour terminer l'œuvre.

En voici une amusante reconstitution au concert du nouvel an de Vienne en 2009.

 

Haydn et Mozart

En 1784, Haydn rencontre Mozart, avec qui il se lie d’amitié. Ce dernier avait une grande admiration pour Haydn et dit un jour de lui : « Personne ne peut comme Haydn tout faire, badiner et bouleverser, provoquer le rire et la profonde émotion. »


Haydn dirigeant un quatuor (1790)

En 1785, à la suite de Mozart, Haydn entre en franc-maçonnerie, pour les concerts de laquelle il compose en 1785-1786 ses six symphonies parisiennes n° 82 à 87, parmi lesquelles : la (1786), la n° 83 « La Poule » (1785) et la n° 85 « La Reine de France » (1785-1786).

 

De 1791 à 1795, il effectue plusieurs voyages à Londres pendant lesquelles il compose ses 12 Symphonies Londoniennes.

Pendant l’année 1793, entre 2 voyages à Londres, il fait la connaissance du jeune Beethoven à qui il donna des leçons cette année là.

 

De 1795 à 1809, il passe ses dernières années à Vienne où il compose ses derniers quatuors ainsi que ses 2 magnifiques oratorios que sont « La création » (en 1798) et « Les Saisons » (en 1801).

 

Les plus belles œuvres de Haydn sont ICI

Voir aussi la fiche compositeur.

 

 

 

Mozart (1756-1791)

 

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) est considéré comme le plus grand génie musical de tous les temps.

 

Dès son plus jeune âge, il se fait connaitre dans toute l'Europe. Ses nombreux voyages le familiarisent avec les diverses formes musicales présentes à l’époque et lui permettront de réaliser ainsi la synthèse des influences française, allemande et italienne. Il excelle dans tous les genres : opéra, symphonies, concertos …

 

La jeunesse

Mozart est né le 27 janvier 1756. Son père était compositeur et violoniste, maitre de chapelle auprès du prince-archevêque de Salzbourg.


Mozart en trio avec son père et sa sœur.

Il se révéla rapidement un enfant prodige, en jouant du clavicorde dès l’âge de 4 ans et en composant ses premiers menuets à 5 ans.

Sa sœur Nannerl, de 5 ans son ainée, était elle-même une jeune prodige du clavecin.

C’est ainsi que dès 1762, alors que Mozart avait 6 ans et sa sœur 11, leur père Léopold décida d’exploiter leurs dons et entreprit de les produire dans toutes les capitales d’Europe.

C’est au cours d’un voyage en Italie en 1769 que Mozart écrivit de mémoire, après deux auditions, la partition du célèbre Miserere d’Allegri, que le Vatican interdisait de recopier. Loin de l’en blâmer, le pape le fit chevalier.

La maturité

 En 1781, il quitte Salzbourg et s’installe à Vienne comme musicien indépendant. C’est là qu'en 1782, il épouse Constance Weber.

A Vienne, il se lie d’amitié avec Joseph Haydn, qui rendit bien à Mozart l’admiration qu’il lui portait puisqu’il dit un jour à Léopold : « Devant Dieu et en tant qu’honnête homme, votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse soit personnellement ou de réputation ».

 

En 1786, Mozart rencontre Lorenzo da Ponte, poète, librettiste et aventurier. C’est le début d’une collaboration de plusieurs années qui voit naître trois opéras immortels que sont « Les noces de Figaro » (en 1786), « Don Giovanni » (en 1787) et « Cosi fan tutte » (en 1790).

 

C’est pendant les 6 dernières années de sa vie, de 1785 à 1791, que Mozart produit ses plus beaux chefs-d’œuvre, outre les opéras précédemment cités :

-        Les symphonies n°38, 39, 40 et 41.

-        Le

-        Les concertos pour piano n°20 à 27

-        Les opéras : La clémence de Titus,  

-        En musique sacrée : L’Ave Verum Corpus, le  qu’il n’a pas eu le temps de terminer. (C’est son élève Süssmayer qui le terminera après sa mort).

 

Les plus belles œuvres de Mozart sont ICI

Voir aussi la fiche compositeur.

 

 

 

Beethoven (1770-1827)

 

Ludwig van Beethoven marque l’apogée de la période classique et le début du romantisme. Il portera à la perfection ses genres de prédilection tels que la sonate, le quatuor, le concerto, la symphonie. Il réussira moins dans la musique vocale.

Il a été l’un des premiers musiciens indépendants, libre d’écrire ce qu’il veut quand il veut.

 

La jeunesse

L. van Beethoven est né le 16 décembre 1770 à Bonn, en Allemagne, d’une famille de musiciens. Son père alcoolique le met au clavier dès l’âge de 4 ans. Il le produit sur la scène à Cologne dès l’âge de 8 ans, et lui fait entreprendre une tournée de concerts en Hollande en 1781, à l’âge de 11 ans.

En 1787, il part compléter ses études musicales à Vienne. C’est là qu’il rencontre Mozart qui aurait dit de lui : « Ce jeune homme fera parler de lui ».

 

1792-1802 Les débuts à Vienne

En 1792, Beethoven rencontre Haydn de passage à Bonn, et le rejoint à Vienne quelques mois plus tard pour y devenir son élève.

A Vienne, il est apprécié pour son talent de pianiste et d'improvisateur, et est reçu dans les grandes familles viennoises.

En 1801 il dédicace la op 27 à Giulietta Guicciardi dont il était alors très amoureux.

 

Le Testament de Heiligenstadt

La surdité de Beethoven a commencé à se manifester en 1796 et n’a cessé de s’aggraver jusqu’en 1819 où il ne pouvait plus communiquer qu’avec des « carnets de conversation ».

Après avoir exprimé son désespoir dans une lettre adressée à ses 2 frères, dénommée le « Testament d’Heiligenstadt », il surmonte finalement cette crise et décide de « prendre le destin à la gorge ». Il commence alors une période de création intense qui va durer jusqu’en 1812, pendant laquelle il produit la plus grande partie de ses œuvres célèbres.

 

La maturité de 1803 à 1812

En 1803-1804, il compose sa troisième Symphonie « Héroïque ».  Beethoven l’avait initialement dédiée à Bonaparte, qui incarnait à ses yeux le monde nouveau qui venait de naître avec la Révolution, puis il raya la dédicace lorsqu’il apprit le couronnement de Napoléon, pour la remplacer par le titre « Sinfonia Eroica ».


Beethoven en 1804.

En 1806, il quitte son mécène le prince Carl Lichnowsky qui voulait lui imposer de jouer du piano devant des officiers français d’occupation. Beethoven envoie alors au prince un billet rédigé dans ces termes : « Prince, ce que vous êtes, vous l’êtes par le hasard de la naissance. Ce que je suis, je le suis par moi. Des princes, il y en a et il y en aura encore des milliers. Il n’y a qu’un Beethoven. »

En 1810, Beethoven voit échouer son projet de mariage avec Thérèse Malfatti, dédicataire de la célèbre « Lettre à Élise ». (En réalité « à Thérèse », le nom d’Elise résultant d’une erreur de l’éditeur de cette partition posthume).

C’est en 1812 que Beethoven rédige l’énigmatique « Lettre à l’immortelle Bien-aimée ». Il s’agit en fait de 3 lettres qui n’ont jamais été postées, écrites à une femme dont Beethoven était profondément amoureux mais dont l’identité reste mystérieuse.

 

Les années noires de 1813 à 1817

De 1813 à 1817, Beethoven traverse une période particulièrement difficile, au cours de laquelle sa surdité devient totale. Sa situation financière se détériore et la garde de son neveu Karl ne lui occasionne que des déceptions.

En 1816-1817, à sa surdité s’ajoutent inflammation pulmonaire et jaunisse.

 

1818-1827 la dernière période


Beethoven en 1823.

Cette dernière période voit un renouveau de la créativité de Beethoven.

Il compose alors ses plus grandes œuvres : La « Missa Solemnis » (de 1819 à 1823), la 9e symphonie avec chœurs (1824) dont le thème final a été adopté par l’Europe pour son hymne, les 6 derniers quatuors à cordes entre 1824 et 1827.

Beethoven meurt le 26 mars 1827, accompagné dans son agonie par un violent orage.

 Contrairement à Mozart, Beethoven eut droit à des obsèques grandioses. Il fut accompagné au tombeau par un cortège de plusieurs milliers de personnes.

 

Les plus belles œuvres de Beethoven sont ICI

Voir aussi la fiche compositeur.

 

 

 

Autres compositeurs classiques

 

C-W Gluck (1714-1787)

 

Christoph-Willibald Gluck est né en 1714 en Bavière. C’était avant tout un compositeur d’opéras. Il est à l’origine d’une réforme de l’opéra, qu’il met en œuvre avec le librettiste Ranieri Calzabigi en créant ensemble en 1762, puis Alceste en 1767. Il appliquera ensuite sa Réforme à Paris avec « Iphigénie en Aulide », qui remportera un grand succès.

 

 

 

C.P.E. Bach (1714-1788)

 

Carl Philip Emanuel Bach est le 5e enfant et le 2e fils survivant de Jean-Sébastien Bach.

C.P.E. Bach a composé de nombreuses symphonies, concertos et sonates. Il fait le lien entre le style baroque de son père Jean-Sébastien Bach, et le style classique de Haydn et Mozart, et est considéré comme l’initiateur de la musique instrumentale moderne.

 

 

 

Luigi Boccherini (1743-1805)

 

Luigi Boccherini était le plus grand violoncelliste de son temps.

Il est surtout connu pour sa musique de chambre et en particulier pour ses nombreux quintettes, mais il a aussi composé des concertos pour violoncelle, pour violon et pour clavecin, ainsi que des symphonies et de la musique religieuse.

 

 

 

Muzio Clémenti (1752-1832)

 

Clémenti est le 1er grand compositeur pour le piano : Il est le trait d’union entre le baroque de Scarlatti et le romantisme de Beethoven, et ses sonates ont probablement influencé ce dernier. Son « Gradus ad Parnassum » qui comportait 100 études a été une œuvre majeure de l’enseignement du piano au 19e siècle.

 

 

 

Leopold Mozart (1719-1787)

 

Surtout connu comme père et professeur de Wolfgang Amadeus Mozart, il était célèbre à son époque pour sa méthode de violon écrite en 1756, année de la naissance de Wolfgang.

Parmi ses 550 œuvres, certaines font preuve d’une certaine originalité en y introduisant des bruits de la nature, comme dans la « Symphonie de chasse » où il utilise des coups de fusil et des aboiements de chiens, la « Promenade musicale en traîneau » avec grelots et hennissements de cheval, la suite « Mariage paysan » avec des cris, des sifflets et de la vielle à roue.

 

 

 

Johann Christian Bach (1728-1800)

 

Johann Christian Bach, dix-huitième et dernier fils de Jean-Sébastien Bach, fut un des premiers claviéristes à jouer du piano-forte et à composer pour ce nouvel instrument. Son catalogue compte environ 360 œuvres, comprenant opéras, musique sacrée, musique pour clavier, musique de chambre, symphonies et concertos.

 

 

 

Les instruments Classiques

 

Cliquez sur l’image de l’instrument pour accéder à sa fiche technique

 

L’orchestre classique

 

L’orchestre classique de Haydn et de Mozart est bâti sur deux familles principales d’instruments :

-        Le groupe des cordes constitué d'une douzaine de violons divisés en deux parties (1ers et 2es violons), de deux à sept altos, de deux à huit violoncelles et de deux à cinq contrebasses.

-        Le groupe des bois comportant le plus souvent trois pupitres, par deux : deux flûtes, deux hautbois et deux bassons.

 

Avec Beethoven s'ajoutent ensuite percussions et cuivres : timbales, 2 trompettes, 3 trombones, 4 cors, triangle, cymbales, grosse caisse (9e symphonie).

 

 

Orchestre classique type

 

 

Timbales

 

 

 

Percussions

Cors

 

 

Trompettes

 

 

Trombones

 

 

Cuivres

Flutes

 

 

Hautbois

 

 

Bassons

 

 

Clarinettes

 

 

Bois

 

2es violons

 

 

Altos

 

 

Violoncelles

 

 

Cordes

 

 

1ers violons

 

 

Piano*

 

 

 

Contrebasses

 

 

*Le piano est associé à l’orchestre dans les concertos.

 

 

 

Les voix

Les instruments « star » de l’époque classique sont le piano et la clarinette, mais aussi les voix qui sont au centre de l’opéra, en particulier avec Mozart, soit en soliste, duo, trio … ou en chœur.

 

Les voix sont classées en voix de femme et voix d’homme, aigües, moyennes et graves.

Ces voix sont les suivantes :

 

- Les sopranos, ou voix aiguës de femmes et d'enfants.

Exemple : Natalie Dessay, soprano léger colorature, dans de La flûte enchantée de Mozart.

 

- Les mezzo-sopranos, ou voix moyennes de femmes et d'enfants.

 

- Les contraltos, (appelées aussi alto) ou voix graves de femmes aux inflexions émouvantes.

Exemple : Nathalie Stutzmann dans extrait de « Mitridate, re di Ponto » de Mozart

 

- Les ténors, ou voix aiguës d'hommes.

Exemple : David Kuebler, ténor léger, dans le rôle de Paolino dans de Cimarosa.

 

- Les barytons, ou voix moyennes d'hommes.

 

- Les basses, correspondant aux voix graves d'hommes.

Exemple : Kurt Moll, basse profonde, dans le rôle de Sarastro dans de « La flûte enchantée » de Mozart

 

On appelle tessiture ou registre de voix, l’échelle de notes qui peuvent être émises par la voix sans effort particulier. Le tableau ci-dessous donne la tessiture pour chaque type de voix.

 

 

 

 

 

 

Quelques chefs d’œuvre marquants
du classicisme

 

 

Quelques idées pour créer ou compléter votre discothèque classique …

(Liste non exhaustive, bien sûr)

 

 

HAYDN

Concerto pour trompette

 

Symphonies parisiennes

n°82 « L’ours »

 

n°83 « La poule »,
n°85 « La reine de France »

 

 

 

Les oratorios

La Création

 

Extrait :

Les Saisons

 

 

Quatuors à cordes

n° 76  » Les Quintes »
n° 77 « L’Empereur »
n° 78 « Lever de soleil »

 

 

 

 

 

 

 

MOZART

Les Concertos

Pour piano n°9 "jeune homme",
puis n° 20 à 27 dont:
le n°20
le n°21

 

le n°23

 

Concerto pour clarinette K622

 

 

Concerto pour flûte n°1

 

Les Symphonies

Symphonies n° 25, n°29, n° 35 à 41

 

Extrait des symphonies :

 

Les Opéras

Idoménée
L’enlèvement au sérail
Les noces de Figaro

 

Don Giovanni

Cosi fan tutte

La flûte enchantée

La clémence de Titus

 

 

La Musique religieuse

Messe du couronnement K317
Grande messe en ut K427
Musique funèbre maçonnique K477

 

Requiem K626

Ave verum corpus K618

 

 

La Musique pour piano

Sonates K310, K331, K457, K570, K576

 

Extrait du 1er mouvement

Fantaisie K475.

 

 

Les Musique de chambre

Quatuor pour hautbois

 

Quintette avec clarinette K581

 

 

 

 

BEETHOVEN

Les concertos

5 concertos pour piano dont :

Concerto pour piano n° 3

 

Concerto pour piano n° 4

Concerto pour piano n° 5 « L’empereur ».

Concerto pour violon

Triple concerto pour piano, violon et violoncelle

 

 

Les 9 symphonies

Dont :
La 3e « Eroica »

 

La 5e « du destin »

La 6e « pastorale »

La 7e « apothéose de la danse »

La 9e « ode à la joie »

 

 

Les 32 sonates pour piano

dont :
La 8e « pathétique »
La 12e  « marche funèbre »

 

La 14e « clair de lune »

La 17e « la tempête »

La 21e « Waldstein »
La 23e « appassionata »

Les variations « Diabelli »

 

 

Les 10 sonates pour violon et piano

Dont :

La 5e « Printemps »

 

La 9e « A Kreutzer »

 

La musique religieuse

Missa solemnis

 

Messe en ut majeur

 

Le Christ au mont des oliviers (oratorio)

 

 

Les opéras

Fidelio

 

Ouvertures :

Fidelio, Léonore II, Léonore III, Egmont, les ruines d’Athènes

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur la période classique :

Introduction à la musique classique : Le classicisme

 

 

 

 

A suivre =>

 

 

 



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