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I    Introduction


Ecoles et compositeurs

 

Le post-modernisme

 

 

Sommaire de ce chapitre

 

Introduction

Les minimalistes

Les post-modernes russes

Les post-modernes français

Les post-modernes allemands : La nouvelle simplicité

 

 

 

Introduction

 

Le postmodernisme musical désigne une période de l’histoire dont l’émergence a lieu dès la fin des années 1960, succédant au modernisme de l’École de Darmstadt.

Le postmodernisme est né en réaction contre la musique moderne atonale et élitiste, afin de regagner un public de mélomanes laissé au bord du chemin. Il recouvre des courants musicaux très différents, dont le point commun est le refus de la nouveauté à tout prix, un retour à la tonalité, à la mélodie, à la régularité rythmique et à une plus grande simplicité formelle.

Parmi ces courants, on peut citer :

-   Le minimalisme que nous avons traité dans un chapitre précédent, avec entre autres les répétitifs américains Steve Reich, Philippe Glass, John Adams et les mystiques Arvo Pärt et Henryk Gorecki …

-    Le postmodernisme russe : Alfred Schnittke, Sofia Goubaïdoulina, Edison Denisov, Rodion Chtchedrine, Valentin Silvestrov, Boris Tichtchenko

-    Le postmodernisme français : Jean-Louis Florentz, Philippe Hersant, Olivier Greif, Nicolas Bacri, Thierry Escaich, Eric Tanguy, Guillaume Connesson, Karol Beffa.

-    La Nouvelle simplicité, des allemands Wolfgang Rihm, Hans-Jürgen von Bose, Manfred Trojahn …

 

 

 

Les minimalistes

 

 La musique minimaliste désigne toute musique utilisant des matériaux limités, que ce soit en termes de notes, d’instruments, de rythme …

Né aux Etats-Unis, le minimalisme représente une part importante de la musique classique de ce pays, en particulier avec Steve Reich, Philippe Glass, John Adams, que nous avons traités dans le chapitre consacré au minimalistes répétitifs.

Nous avons rencontré par ailleurs ArvoPärt et Henryk Górecki dans le chapitre consacré aux minimalistes mystiques.

-       Arvo Pärt a commencé en « hésitant » entre néo-classicisme et sérialisme, puis s'est tourné dans les années 1970 vers la musique ancienne et notamment grégorienne.

-       Henryk Górecki a composé ses premières œuvres dans la veine du modernisme radical (on y trouve les influences de Anton Webern, Olivier Messiaen, Iannis Xenakis, Pierre Boulez ou Karlheinz Stockhausen) mais il s’en éloigne progressivement dans les années 1970 pour tendre vers une écriture plus douce et plus expressive, privilégiant la mélodie. Sa 3ème symphonie est emblématique de ce mouvement.

 

On peut retrouver ces compositeurs et d’autres dans le chapitre consacré à la Musique minimaliste.

 

 

 

Les post-modernes russes

 

En Europe de l’Est, avec la chute du régime politique communiste, on voit l’émergence de compositeurs post-modernes tels que l’Estonien Arvo Pärt, le polonais Henryk Górecki, les russes Alfred Schnittke, Sofia Goubaïdoulina, Edison Denisov, l’ukrainien Valentin Silvestrov …

Ce mouvement s’accompagne d’un certain mysticisme.

 

 

Edison Denisov (1929-1996)

 

Dans la génération qui a suivi celle de Chostakovitch, Denisov est, avec Alfred Schnittke et Sofia Goubaïdoulina, un des principaux représentants du courant novateur qui a rapproché les compositeurs russes de l'Occident à la fin de l'ère soviétique.

Edison Denisov est né le 6 avril 1929 à Tomsk en Sibérie,

Il commence des études musicales à l'âge de 15 ans et à partir de 1946 suit les cours de l'école supérieure de musique de Tomsk.

En 1956, il termine ses études musicales au Conservatoire de Moscou.

À partir de 1959, il enseigne l'analyse des formes musicales et l'orchestration au Conservatoire de Moscou et, à partir de 1962, la composition.

Dans les années 1960 il découvre les musiques de Schönberg, Berg, Webern. Il fonde un groupe d'avant-garde musicale avec Andrei Volkonski, Alfred Schnittke, Sofia Goubaidoulina, Valentin Silvestrov.

En 1964, « Le Soleil des Incas » est donné en première audition à Leningrad. En 1965, l’œuvre est donnée à Darmstadt puis au « Domaine Musical » de Paris sous la direction de Bruno Maderna. Cette œuvre marque le point de départ de la voie personnelle du compositeur : après avoir assimilé les courants sériel et aléatoire, il y privilégie la voix et les timbres raffinés.

Pendant les années 1970, Denisov écrit la plupart de ses concertos. Il est apprécié par Boulez et Dutilleux qui l’aident, en 1977, à obtenir son premier visa pour la France.

C’est au cours des années 1980 qu’il écrit ses œuvres les plus marquantes. Sa grande admiration pour Boris Vian lui fait écrire son opéra « L’Ecume des jours » en 1981.

Au cours des années 1990, il s’inspire des grands thèmes liés à l’existence et à la religion.

Il utilise aussi les dernières technologies avec « Sur la nappe de l’étang glacé » composé à l’IRCAM en 1991.

En 1990, il prend la direction de l'Association de Musique Contemporaine de Moscou.

Il écrit aussi de nombreuses orchestrations (de Schubert, Debussy, Chopin, Moussorgski …) ainsi que des musiques de films.

 

Edison Denisov meurt à Paris le 24 novembre 1996.

 

Principales œuvres d’Edison Denisov

 

 

Le soleil des incas (1964) pour soprano et ensemble

Concerto pour violon (1977)

Requiem (1980) pour soprano, ténor, chœur et orchestre

L'Écume des jours (1981), drame lyrique d'après le roman de Boris Vian

Symphonie de chambre (1982) pour orchestre de chambre

Confession (1984), ballet d'après la nouvelle d'Alfred de Musset

Au plus haut des cieux (1986) pour soprano et orchestre de chambre

Concerto pour alto et orchestre (1986)

Sur la nappe d'un étang glacé (1991) pour neuf instruments et bande

 

 

On trouvera une biographie et la liste des œuvres d’Edison Denisov sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

Alfred Schnittke (1934-1998)

 

De tous les compositeurs de la seconde moitié du 20ème siècle, Alfred Schnittke est (avec John Adams et Philip Glass) celui dont la musique est la plus jouée dans le monde.

 

Alfred Schnittke est né à Engels (Russie) le 24 novembre 1934.

Il débute ses études musicales en 1946 à Vienne, où sa famille réside alors. Il joue de l’accordéon et s’essaye à la composition.

A partir de 1948, il poursuit ses études à Moscou d’abord à l’Académie musicale « Révolution d’Octobre » puis, à partir de 1953, au Conservatoire.

En 1961, il rejoint l'Union des compositeurs soviétiques.

A partir de 1961, il est professeur d’instrumentation au conservatoire de Moscou, poste qu’il abandonne en 1972 pour se consacrer totalement à la composition.

Au début des années 1960, Schnittke s’intéresse à la fois au dodécaphonisme et aux techniques du collage musical.

A la fin des années 1960, il commence à mêler des éléments de différentes provenances à sa musique. Il se présente alors comme le principal initiateur du « polystylisme ». Cette voie, résolument postmoderne, culmine dans sa grande œuvre-manifeste, la « Symphonie n°1 » (1969-1972).

Le polystylisme consiste à utiliser dans une même œuvre, des références de style multiples. Alfred Schnittke est le plus représentatif de ce courant, mais il a aussi été pratiqué par Chostakovitch dans ses opéras (Le Nez) ses ballets, ses symphonies (Symphonie n°15), ainsi que par d’autres compositeurs.

Le polystylisme peut prendre la forme de citations, d’allusions ou ce que Schnittke nomme des pseudo-citations, c’est-à-dire de motifs génériques dont le pouvoir expressif nous est déjà familier.

Sa conversion au christianisme, en 1982, l’amène à envisager une approche mystique de l’art musical et marquera profondément sa production ultérieure.


Pierre tombale d'Alfred Schnittke

En 1985, il subit une première attaque cérébrale particulièrement violente qui le met dans le coma pendant dix-neuf jours. Cette attaque sera suivie par d’autres en 1992 et 1994.

En 1990, il obtient la double nationalité russe et allemande et se fixe à Hambourg, où il est nommé professeur de composition à la Musikhochschule.

 

Alfred Schnittke succombe à une ultime attaque à Hambourg le 3 août 1998.

 

Quelques œuvres d’Alfred Schnittke

 

 

Musique de chambre :

Quintette avec piano (1976)

Quatuor à cordes n°3 (1983)

 

Musique concertante :

Concerto Grosso n°1 (1977)

Concerto pour violon n°3 (1978)

Concerto pour piano et orchestre à cordes (1979)

Concerto pour violon n°4 (1984)

Concerto pour violoncelle n°2 (1990)

 

Musique symphonique :

Pianissimo (1968)

Symphonie n°1 (1972)

Gogol suite (1980)

 

Musique vocale :

Requiem (1975) pour voix solistes, chœur et ensemble

Seid nüchtern und wachet… (Faust cantata, 1983), cantate pour contralto, contre-ténor, basse, chœur mixte et orchestre

Concerto pour Chœur (1985)

Psaumes de Repentance (1988) pour chœur

 

Opéras :

Life with an Idiot (1991)

       dont extrait : Le tango

Gesualdo (1993)

Historia von D. Johann Fausten (1994)

 

 

 

 

 

 

 

Alfred Schnittke a aussi composé de nombreuses musiques de films.

 

On trouvera une biographie et la liste des œuvres d’Alfred Schnittke sur Ressources-IRCAM,

Ainsi qu’une biographie sur physinfo.org.

 

 

 

Sofia Goubaïdoulina (1931-)

 

Sofia Goubaïdoulina est née le 24 octobre 1931 à Tchistopol en URSS.

De 1946 à 1949, elle étudie à Kazan à l’Académie de musique puis, de 1949 à 1954 au Conservatoire. Elle poursuit ensuite ses études de piano et de composition au Conservatoire de Moscou.

Son activité créatrice commence dès le début des années 1950.

De 1954 à 1959, elle est assistante de Dimitri Chostakovitch.

Après son diplôme supérieur du Conservatoire de Moscou en 1963, elle est reçue au sein de l'union des compositeurs.

En 1969 et 1970, elle fonde un studio expérimental de musique électronique

Après l’édition de ses premières œuvres, « Chaconne » pour piano (1962), « Allegro Rustico » pour flûte et piano (1963), et sa Sonate pour piano de 1965, elle n’est plus jamais programmée  ni éditée dans son pays, son œuvre n’étant pas agréée par la puissante Union des Compositeurs Soviétiques. C’est la musique de film qui lui assure alors un minimum de revenus. Entre 1963 et 1985, elle compose dix-neuf musiques de film. Elle devra ainsi vivre difficilement jusqu’à la reconnaissance internationale, acquise dans les années 1980, en particulier avec son concerto pour violon « Offertorium » créé en 1981 par le violoniste Gidon Kremer.

À partir de 1990, les commandes se multiplient et ses œuvres sont enregistrées et programmées dans tous les festivals.

Depuis 1992, elle est installée près de Hambourg en Allemagne tout en gardant sa citoyenneté russe.

 

Sofia Goubaïdoulina a composé une centaine d'œuvres couvrant tous les genres, y compris la musique électronique. Elle puise son inspiration dans les musiques rituelles, la mystique chrétienne et la philosophie orientale, mais aussi dans les mathématiques en utilisant dans certaines œuvres la suite de Fibonacci dans laquelle elle perçoit « les hiéroglyphes de nos liens avec un rythme cosmique ». C’est le cas par exemple dans Perception (1981), Quasi Hoquetus (1984), Stimmen...Verstummen (1986), le Quatuor à cordes no 2 (1987), Alleluja (1990) ...

 

Quelques œuvres de Sofia Goubaïdoulina

 

 

Musique électronique :

Vivente - non vivente (1970) pour synthétiseur

 

Musique de chambre :

Quatuor à cordes n°1 (1971)

Quasi Hoquetus pour alto, basson et piano (1984)

Quatuor à cordes n°2 (1987)

Quatuor à cordes n°4 (1993) avec bande

Repentance (2008) pour violoncelle, 3 guitares et contrebasse

 

Musique concertante :

Offertorium (concerto pour violon, 1980)

In tempus praesens (concerto pour violon, 2007)

 

Musique symphonique :

Seven Words (1982) pour violoncelle, bayan et cordes

Stimmen ... Verstummen ... (1986), symphonie en 12 mouvements.

Fachwerk (2009), pour bayan, percussions et cordes

 

Musique vocale :

Night in Memphis (1968), cantate pour alto, chœur d'hommes et orchestre

Perception (1981) pour soprano, baryton, 7 instruments à cordes.

Hommage à T. S. Eliot (1987), pour octuor et soprano

Hallelujah pour chœur mixte, voix d'enfant, orgue et grand orchestre (1990)

St. John Passion (2000) pour quatre voix solistes, deux chœurs mixtes, orgue et grand orchestre

 

Offertorium +

Hommage à T.S. Elliot

 

Quatuors à cordes

 

 

 

Sofia Goubaïdoulina a aussi composé de nombreuses musiques de films.

 

On trouvera une biographie et la liste des œuvres de Sofia Goubaïdoulina sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

Rodion Chtchedrine (1932- )

 

Rodion Chtchedrine est né le 16 décembre 1932 à Moscou.

De 1950 à 1955, il fait ses études au Conservatoire de Moscou.

Le 2 octobre 1958, il épouse la danseuse étoile Maïa Plissetskaïa.

De 1965 à 1969 il enseigne la composition au Conservatoire de Moscou.

En 1973, il est élu président de l’Union des compositeurs de la Fédération de Russie, soutenu par Dimitri Chostakovitch.

Il vit à Moscou.

Chtchedrine a composé 5 opéras, 5 ballets, une comédie musicale en japonais « Nina et les 12 Mois », des œuvres vocales et de la musique de chambre. Son œuvre symphonique comprend 3 Symphonies, 5 Concertos pour Orchestre, 6 Concertos pour Piano.

 

Quelques œuvres de Rodion Chtchedrine

 

 

Musique pour piano :

Basso ostinato (1962)

24 Préludes et Fugues (1964, 1970)

 

Musique concertante :

Concerto pour piano n°1 (1954)

Concerto pour piano n°2 (1968)

 

Musique symphonique :

Symphonie n°1 (1958)

Symphonie n°2 (25 préludes pour orchestre, 1965)

Suite de Carmen (1967)

 

Ballets :

Le petit cheval bossu (1956), et sa suite d'orchestre

Anna Karenina (1971)

 

 

On trouvera une biographie sur physinfo.org et la liste de ses œuvres sur Wikipédia.

 

 

 

Valentin Silvestrov (1937-)

 

Valentin Silvestrov est né à Kiev le 30 septembre 1937.

Il commence des études privées en musique à l'âge de quinze ans.

De 1953 à 1955, il suit les cours du soir de l'École de musique Stetsenko pour adultes à Kiev.

De 1955 à 1958, il étudie à l'Institut de génie civil et construction à Kiev.

De 1958 à 1964, il étudie la composition, le contrepoint et l'harmonie à l'Académie nationale de musique P. I. Tchaikovsky d'Ukraine à Kiev.

Après s’être quelque peu égaré dans le dodécaphonisme, la musique aléatoire, les clusters, le recours aux bruits et à l’électronique, il produit en 1970 une œuvre-charnière « Drama », pour « essayer de sortir du ghetto de l’avant-garde », ce qu’il fera dès 1972 avec sa « Méditation » pour violoncelle et orchestre, préconisant expressément le « retour à l’identique ».

 

Quelques œuvres de Valentin Silvestrov

 

 

Musique de chambre :

Drama (1970) pour trio à clavier

Quatuor à Corde n°1 (1974)

Quatuor à Corde n°2 (1988)

Sonate pour Piano et Violon « Post Scriptum » (1991)

 

Musique concertante :

Méditation  (1972) pour violoncelle et orchestre

Epitaph (1999) pour piano et orchestre à cordes

 

Musique symphonique :

Der Bote (Le Messager, 1997) pour piano, cordes et synthétiseur

5ème symphonie (1982)

Symphonie pour Baryton et Orchestre « Exegi Monumentum » (1987)

Quiet Music pour cordes (1991)

 

musique vocale :

Ode to the Nightingale (1983)

Dyptich (1995)

Requiem pour Larissa  (1999).

Sérénade automnale (2000) pour soprano et orchestre de chambre

 

 

 

 

 

 

On trouvera une biographie sur physinfo.org et la liste de ses œuvres sur Composers21.

 

 

 

Boris Tichtchenko (1939-2010)

 

Boris Tichtchenko est né le 23 mars 1939 à Léningrad.

De 1954 à 1957, il étudie au Collège Musical Rimski-Korsakov à Leningrad.

De 1957 à 1963, il étudie la composition et le piano au Conservatoire de Leningrad.

Il devient l'élève de Dimitri Chostakovitch, et termine ses études en 1965.

Il enseigne ensuite au Conservatoire de Leningrad, où il devient professeur en 1986.

Il meurt à Leningrad le 9 décembre 2010.

 

Boris Tichtchenko a été très influencé par son professeur Dimitri Chostakovitch. Son style musical et sa technique de composition sont typiquement représentatifs de l'école de Leningrad.

Il s’est intéressé au dodécaphonisme et à la musique aléatoire, mais est cependant resté attaché aux traditions de son pays.

 

Ses œuvres comprennent des symphonies, des concertos, des quatuors, des sonates pour piano, un Requiem, des ballets.

 

On trouvera une biographie et la liste de ses œuvres sur Wikipédia.

 

 

 

Les post-modernes français

 

Jean-Louis Florentz (1947-2004)

 

Jean-louis Florentz est né à Asnières-sur-Seine, le 19 décembre 1947.
Après des études universitaires en Sciences naturelles, Arabe littéraire et Ethnomusicologie, Jean-Louis Florentz entre au Conservatoire de Paris dans les classes d'Olivier Messiaen et de Pierre Schaeffer.

Il obtient en 1978 le prix de composition Lili Boulanger.
Il est pensionnaire à la Villa Médicis de 1979 à 1981 puis à la Casa Velasquez à Madrid et Palma de Mallorca de 1983 à 1985.


Les jardins d'Amenta

Il fait de nombreux voyages d’études en Afrique du Nord, au Niger et en Côte d'Ivoire entre 1971 et 1979, au Kenya entre 1981 et 1986, en Israël, Martinique, Polynésie, Afrique du Nord, Egypte … de 1982 à 1997.

Inspirée par ses nombreux voyages, son œuvre, d'une quinzaine d'opus, se place dans la mouvance d’Henri Dutilleux.
Après un dernier voyage d’étude en 2002, en Tunisie saharienne, Jean-Louis Florentz s'éteint à Paris le 4 juillet 2004.

Pour en savoir plus : Association Jean-Louis Florentz.

Voir aussi ce texte sur Florentz par Guillaume Connesson.

 

Quelques œuvres de Jean-Louis Florentz

 

 

Chant de Nyandarua, (1984), Litanies pour quatre violoncelles

Debout sur le soleil , (1990), Chant de Résurrection pour orgue

Le Songe de Lluc Alcari , (1994), Concerto pour violoncelle et orchestre

L'anneau de Salomon, (1998), Danse symphonique pour grand orchestre

La Croix du sud , (2000), Poème symphonique pour orgue

Qsar Ghilâne (le palais des Djinns), (2003), Poème symphonique pour grand orchestre

 

 

 

 

 

Philippe Hersant (1948-)

 

Philippe Hersant est né le 21 juin 1948 à Rome.

Il fait ses études musicales au Conservatoire de Paris où il est l’élève en composition d’André Jolivet.

De 1970 à 1972, il est boursier de la Casa Velasquez, puis de 1978 à 1980, de la Villa Médicis.

D'abord attiré par l’orchestre, il se consacre, à partir de 1985, à la musique de chambre et écrit un premier quatuor à cordes, qui remporte le Prix de la meilleure création contemporaine décerné par la SACEM, et est nominé aux Victoires de la musique classique.

A partir de 1992, il se tourne vers la voix pour laquelle il compose notamment le cycle de mélodies « Lebenslauf » (Le cours de la vie).

 


Ballet « Wuthering Heights » (Hurlevent)

Philippe Hersant travaille également pour le théâtre, et a composé pour le cinéma.

Il vit et travaille à Paris.

 

Largement reconnu dans le monde musical, il s’est vu décerner de nombreuses distinctions : Grand Prix musical de la Ville de Paris, Grand Prix SACEM de la musique symphonique, Grand Prix de la Fondation Del Duca, Grand Prix Lycéen des Compositeurs, Prix Musique décerné par la SACD, trois Victoires de la Musique Classique (compositeur de l'année 2005, 2010, 2016) …

 

Sa musique est en grande partie consonante, et intègre le langage de toute l'histoire de la musique, cherchant « un équilibre entre une grande liberté et une certaine évidence formelle ». Elle s’inscrit dans la lignée du style français de Debussy, Ravel ou encore Dutilleux.

Son catalogue est riche de plus d’une centaine d’œuvres pour des formations très diverses.

 

Quelques œuvres de Philippe Hersant

 

 

Musique de chambre :

Quatuor à cordes n° 1 (1986)

Trio pour violon, violoncelle et piano (1998)

Ephémères (1999-2003) pour piano

 

Musique concertante :

Concerto pour violoncelle et orchestre de chambre (1989)

Dreamtime (2013) pour flûte et orchestre

Sous la pluie de feu (2018), double concerto pour violon et violoncelle

 

Musique de ballet :

Wuthering Heights (2001) d’après « Les hauts de hurlevent » d’Emily Brontë

 

Musique lyrique :

Clair-obscur (2008) Pour chœur de chambre et viole de gambe

Vêpres de la Vierge Marie (2013)

Cantique des trois enfants dans la fournaise (2014)

 

Opéras :

Le Château des Carpathes (1991), d’après Jules Vernes

Tristia (2015), opéra choral.

 

 

 

 

 

 

On trouvera le catalogue des œuvres de Philippe Hersant sur le site du compositeur.

 

 

 

Olivier Greif (1950-2000)

 

Olivier Greif est né le 3 janvier 1950 à Paris.

Enfant prodige, il commence l’étude du piano à trois ans à l’école active de Saint-Cloud. Entré au Conservatoire de Paris à 10 ans, il étudie le piano, la composition, l’orchestration et la direction d’orchestre.

Il part en 1969 se perfectionner à la Juilliard School of Music de New York, bénéficiant notamment de l'enseignement de Luciano Berio.

En 1976, il commence un travail de recherche spirituelle auprès d’un maître indien établi à New York, Sri Chinmoy.

En 1977 et en 1996, il reçoit les prix Nicolo et Chartier de composition musicale décernés par l'Institut de France.

Olivier Greif meurt brusquement le 13 mai 2000 à son domicile parisien.

 

À son catalogue figurent des œuvres symphoniques, des concertos, de la musique de chambre, des pièces pour piano. Sa prédilection pour la voix se manifeste dans « Chants de l'Âme » (mélodies pour soprano et piano), un Requiem, un Troisième Quatuor à cordes avec voix.

 

Quelques œuvres d’Olivier Greif

 

 

Musique pour piano :

Le Tombeau De Ravel, pour piano à quatre mains (1975)

Sonate pour piano n°15 « de guerre » (1975)

Sonate pour piano n°20 « le rêve du monde » (1993)

Sonate pour piano n°22 « Les Plaisirs de Chérence » (1997)

 

Musique de chambre :

Sonate de requiem (1992) pour violoncelle et piano

Trio pour piano, violon et violoncelle (1998)

Quatuor à cordes n°3 avec voix « Todesfuge » (1998)

 

Musique concertante :

Quadruple Concerto « La Danse des morts » (1998)

Concerto pour violoncelle « Durch Adams fall » (1999)

 

Musique vocale :

Chants de l'Âme, mélodies pour soprano et piano (1979-1995)

Requiem (1999)

 

 

 

 

 

Œuvres diverses en 2 CD

 

 

On trouvera une biographie d’Olivier Greif sur Ressources-IRCAM et le catalogue de ses œuvres sur oliviergreif.com

Ainsi qu’une biographie sur physinfo.org.

 

 

 

Nicolas Bacri (1961-)

 

Nicolas Bacri est né le 23 novembre 1961 à Paris.

Il commence l'apprentissage du piano à l'âge de sept ans puis complète sa formation par l'étude de l'harmonie, du contrepoint, de l'analyse musicale et de la composition.

En 1980, il entre au Conservatoire de Paris qu’il quitte en 1983 avec le premier prix de composition puis devient, pour deux ans, pensionnaire à l'Académie de France à Rome (Villa Médicis).

De 1991 à 1993, il est pensionnaire de la Casa Velasquez à Madrid.

De 2005 à 2011, il enseigne l'orchestration à la Haute école de musique de Genève.

Depuis 2017, il enseigne la composition au CRR de Paris, et depuis 2018, à la Schola Cantorum.

 

Après avoir pratiqué la musique atonale dans les années 1980 (opus 1 à 20), il revient progressivement vers une musique accessible à tous les mélomanes. En 1987, avec son concerto pour violoncelle dédié à Henri Dutilleux, il s'engage vers un langage plus mélodique.

 

Nicolas Bacri a remporté les prix André Caplet et Pierre Cardin de l'Académie des beaux-arts, le Grand Prix de la musique symphonique de la SACEM et a été nommé cinq fois aux Victoires de la musique classique.

Il a composé près de cent cinquante œuvres qui touchent à tous les genres.

 

Quelques œuvres de Nicolas Bacri

 

Musique de chambre :

Divertimento Op. 37 pour clarinette et trio à cordes (1992)

Sonate pour violoncelle et piano op.32 (1992-1994)

Sonate pour violon et piano Op. 40 (1994)

Quatuors à cordes n°4 Op. 42 (1994/96)

Quatuor à cordes n°5 Op. 57 (1997)

Quatuor à cordes n°6 Op. 97 (2006)

 

Musique concertante :

Concerto pour violoncelle op.17 (1987)

Requiem « Musica notturna » Op. 23 (1988)

Une prière (1997) pour violon et orchestre

Concerto da Camera Op. 61 (1998)

Concerto pour violon N° 3 Op. 83 (2003)

 

Musique symphonique :

Symphonie n°4 « Sturm und Drang » Op. 49 (1995)

Symphonie n°6 Op. 60 (1998)

 

 

 

 

On trouvera une biographie de Nicolas Bacri et la liste de ses œuvres sur son site  nicolasbacri.net

 

 

 

Thierry Escaich (1965-)

 

Thierry Escaich est né le 8 mai 1965 à Nogent-sur-Marne.

Il commence ses études musicales au Conservatoire de Rosny-sous-Bois, puis à celui de Montreuil.

En 1991, il remporte le Premier Prix d'improvisation au Concours international de Strasbourg.

Il achève ses études au Conservatoire de Paris où il obtient 8 premiers prix : d'harmonie, de contrepoint, de fugue, d'orgue, d'improvisation à l'orgue, d'analyse, de composition et d'orchestration. En 1992, à 27 ans, il est nommé, dans ce même établissement, professeur d’écriture et d’improvisation.

En 1997, il est nommé à la tribune du grand-orgue de l'église Saint-Étienne-du-Mont à Paris où il succède à Maurice Duruflé. L’orgue, en effet, tient une place prépondérante dans sa musique, que ce soit en tant que compositeur ou interprète.

Outre ses activités de pédagogue, Thierry Escaich mène une double carrière internationale de compositeur et d’organiste.

Tout au long de sa carrière, il reçoit de nombreux prix dont le grand prix des lycéens en 2002 et 4 victoires de la musique classique (compositeur de l'année) en 2003, 2006, 2011 et 2017.

Le 6 mars 2013, il est élu à l'Académie des beaux-arts au fauteuil de Jacques Taddei.

 

Thierry Escaich a écrit pour l’orgue, son instrument de prédilection, mais aussi pour toutes formations : Musique de chambre, musique symphonique, concertante, musique vocale, opéra, ballet

 

Quelques œuvres de Thierry Escaich

 

 

Musique pour orgue :

Trois Esquisses (1990), pour orgue

Deux évocations (1996), pour orgue

 

Musique de chambre :

La Ronde (2000), pour quatuor à cordes et piano

Scènes de bal (2001), pour quatuor à cordes

 

Musique concertante :

Concerto pour orgue et orchestre n°1 (1995)

Fantaisie concertante pour piano et orchestre (1995)

Miroir d’ombres (2006), pour violon, violoncelle et orchestre

Le Chant des ténèbres (2008), pour clarinette et cordes

 

Musique symphonique :

Première Symphonie, « Kyrie d’une messe imaginaire » (1992), pour orchestre symphonique

Vertiges de la croix (2004), pour orchestre symphonique

 

Musique vocale :

Les Nuits hallucinées (2008), pour mezzo-soprano et orchestre

Claude (2013), opéra

 

 

 

 

 

On trouvera une biographie, une analyse et la liste des œuvres de Thierry Escaich sur Ressources-IRCAM.

Voir aussi le site du compositeur.

 

 

 

Eric Tanguy (1968-)

 

Éric Tanguy est né le 27 janvier 1968 à Caen.

De 1985 à 1988, il étudie la composition avec Horatiu Radulescu puis, de 1989 à 1992, avec Ivo Malec et Gérard Grisey au Conservatoire de Paris, d'où il sort avec un premier prix de composition.

En 1993-1994, il séjourne à la Villa Médicis à Rome où il est remarqué par Henri Dutilleux qui l’invite au Tanglewood Music Centre.

Le Tanglewood Music Center est une académie de musique d'été annuelle à Lenox aux États-Unis, dans laquelle des musiciens professionnels émergents participent à des concerts, des master classes et des ateliers. Ce Centre fonctionne dans le cadre du « Tanglewood Music Festival », donnant des concerts en plein air et résidence d'été du Boston Symphony Orchestra (BSO).

Eric Tanguy enchaîne les résidences avec différents orchestres et bénéficie de commandes importantes en France et à l'étranger.

Il est nommé Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres en 2004.

Il reçoit de nombreux prix dont deux Victoires de la musique classique (Compositeur de l'année 2004 et 2008) et le prix de la SACEM en 2012.

 

Éric Tanguy écrit des œuvres solistes, de musique de chambre et concertantes parmi lesquelles beaucoup sont destinées à son instrument le violon et au violoncelle, ainsi que des pièces vocales et symphoniques.

 

Quelques œuvres d’Éric Tanguy

 

 

Le jardin des délices (1996), pour soprano, flûte et violoncelle

Éclipse (1999), pour orchestre

Incanto (2001), pour orchestre

Sonate pour violon et violoncelle (2003)

Sinfonietta (2003), pour orchestre

Sénèque, dernier jour (2004), concerto pour récitant et orchestre

Invocation (2009), pour violoncelle solo

Trio pour violon, violoncelle et piano (2012)

Concerto pour clarinette (2014)

Matka (2015), pour orchestre

 

Eric Tanguy en 3 CD

 

On trouvera une biographie et la liste des œuvres d’Eric Tanguy sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

Guillaume Connesson (1970-)

 

Guillaume Connesson est né le 5 mai 1970 à Boulogne-Billancourt, près de Paris.

Il étudie la composition et la direction de chœur au Conservatoire de Boulogne-Billancourt, l'orchestration et la direction d'orchestre au Conservatoire de Paris, puis prend conseil pour la composition auprès de Marcel Landowski de 1989 à 1994.

Depuis 1997 il est professeur d'orchestration au CRR d'Aubervilliers (Île de France).

Il remporte deux Victoires de la Musique en 2015 et en 2019 ainsi que le Grand Prix de la SACEM en 2012.

Les référents de Guillaume Connesson sont Couperin, Wagner, R.Strauss, Debussy, Ravel, Stravinsky, Messiaen, Dutilleux, ainsi que Steve Reich et John Adams. Il est aussi influencé par des musiques populaires, incluant James Brown et la musique techno.

 

Quelques œuvres de Guillaume Connesson

 

 

Disco Toccata (1994) pour clarinette et violoncelle

Cosmic trilogy

Part III : Supernova (1997), pour orchestre

Jurassic Trip (1998), pour ensemble de chambre

Techno-Parade (2002), pour flûte, clarinette et piano

Athanor (2003), pour soprano, baryton, chœur et orchestre

Concerto pour violoncelle (2008)

Lucifer (2011), Ballet en deux actes sur un livret du compositeur

Flammenschrift (2012), pour orchestre

Pour sortir au jour (2013), concerto pour flûte et orchestre

Les Bains macabres, (2019), opéra-comique

 

Concerto pour violoncelle

et ballet « Lucifer »

 

 

On trouvera une biographie et la liste des œuvres de Guillaume Connesson sur le site du compositeur.

 

 

 

Karol Beffa (1973-)

 

Karol Beffa est né le 27 octobre 1973 à Paris.

Après avoir été enfant-acteur au théâtre et au cinéma, il intègre en 1988 le Conservatoire de Paris à l’âge de 14 ans, où il décroche de nombreuses distinctions, dont huit premiers prix.

Parallèlement, il suit des études générales à l’École normale supérieure.

En 2003, il obtient un doctorat en musicologie du 20ème siècle auprès de l’École des hautes études en sciences sociales.

En 2012-2013, il est le plus jeune titulaire de la chaire de création artistique du Collège de France.


Blow-out, composé pour
les 26èmes victoires de la musique classique (2019)

En 2016, il obtient le grand prix lycéen des compositeurs et en 2017 le grand prix de la musique symphonique de la SACEM pour l’ensemble de sa carrière.

En 2013 et 2018, il est Compositeur de l’année aux Victoires de la Musique classique.

Karol Beffa mène conjointement une carrière de compositeur, pianiste, improvisateur et professeur.

Pianiste et improvisateur, il accompagne des lectures de textes et des films muets.

Enseignant, il est professeur à l'université Paris-IV de 1998 à 2003, puis maître de conférences à l'Ecole

Normale Supérieure depuis 2004.

Compositeur, il est influencé par György Ligeti et Henri Dutilleux. Il met fréquemment en musique des poètes et s’inspire d’œuvres littéraires.

 

Quelques œuvres de Karol Beffa

 

 

Musique pour piano :

Étude n° 2 (2000), pour piano

Étude n° 5 (2000), pour piano

Sillages (2003), pour piano

Mirages (2003) pour piano à 4 mains

Suite pour piano ou clavecin (2008)

 

Musique de chambre :

Supplique (2004), pour violon seul

Masque II (2005), pour violon et violoncelle

Destroy (2007) pour piano (ou clavecin amplifié) et quatuor à cordes.

Blow-up (2008), pour quatuor de vents et piano

Manhattan (2009) pour alto et piano

 

Musique concertante :

Concerto pour violon (2007)

Concerto pour piano (2009)

 

Musique symphonique :

Corps et âmes (2011), ballet pour onze danseurs.

Le bateau ivre (2017), pour orchestre symphonique, d’après Rimbaud

 

 

 

 

 

On trouvera une biographie et la liste des œuvres de Karol Beffa sur le site du compositeur.

 

 

 

Les post-modernes allemands : la nouvelle simplicité

 

Le concept de nouvelle simplicité (Neue Einfachheit) est issu du désir, manifesté par une génération de compositeurs allemands majoritairement nés dans les années 1950 et 1960, de renouer avec le lyrisme, la mélodie et l'expressivité. Ses deux principaux initiateurs sont Wolfgang Rihm et Manfred Trojahn, suivis par Hans Jürgen von Bose, Detlev Müller-Siemens, Reinhardt Febel.

 Ces compositeurs ont en commun de rejeter définitivement les contraintes de la musique sérielle et la spéculation intellectuelle qui s’y rattachait. Néanmoins, cette « Nouvelle simplicité » est bien loin de la simplicité des minimalistes. La musique de Wolfgang Rihm ou de Manfred Trojahn recourt à une sorte de tonalité qui s'avère étrangère aux règles édictées par le passé.

 

 

 

Wolfgang Rihm (1952-)

 

La position de W. Rihm repose sur le principe que « il est possible de s’opposer au nouveau, suspect de ne vouloir que le neuf pour le neuf, sans devoir pour autant courir le risque de s’exposer au reproche d’une régression ».

 

Wolfgang Rihm est né le 13 mars 1952 à Karlsruhe.

De 1968 à 1972 il étudie la composition avec Eugen Werner Velte à la Hochschule für Musik de Karlsruhe.

En 1970, il assiste pour la première fois aux cours d'été de Darmstadt, puis suit pendant un an, en 1972, l'enseignement de Stockhausen à Cologne.

De 1973 à 1976, il se perfectionne en composition et suit des cours de musicologie.

Parallèlement, de 1973 à 1978, il enseigne à la Hochschule für Musik de Karlsruhe. Il y est nommé professeur de composition en 1985.

Compositeur reconnu, il enseigne à partir de 1978 à Darmstadt et à l'académie de musique de Munich à partir de 1981.

Depuis 1982, il est membre du comité directeur de l'association des compositeurs allemands et, depuis 1984, conseiller musical de la Deutsche Oper de Berlin.

 

La musique de Wolfgang Rihm est d’abord marquée par les œuvres d'Anton Webern ainsi que de Luigi Nono. En 1981, au côté de Manfred Trojahn, il conteste largement l’attitude de l’avant-garde des années 1950 qu’il considère comme un nouvel académisme, dans le manifeste « Zur neuen Einfachhei in der Musik » (Vers une nouvelle simplicité en musique).

Le catalogue de Rihm compte près de 400 œuvres dans lesquelles le thème de la folie est un de ses sujets favoris. Ses œuvres sont souvent groupées en cycles tels que le cycle « Chiffre » (1 à 8, 1982-1988), « Vers une symphonie-fleuve » (I à V, 1992-2001), « Über die Linie » (I à VIII, 1999-2015), « Séraphin » (symphonie, concerto et divers ensembles, 1992-2011), « Nähe fern » (1 à 4, 2012).

 

Quelques œuvres de Wolfgang Rihm

 

 

Musique de chambre :

Musik für drei Streicher (Musique pour 3 cordes, 1977)

Quatuor n°13 (2011)

 

Musique pour ensemble :

Ländler (1979) pour 13 cordes

Etude d'après Séraphin (1997) pour ensemble et électronique

 

Musique concertante :

La Musique creuse le Ciel (1979), pour 2 pianos et orchestre

Sotto Voce Notturno (1999), pour piano et orchestre

Unbenannt IV (2004) pour orgue et orchestre

Lichtes Spiel (2009) pour violon et ensemble

Concerto pour piano n°2 (2014)

 

Musique symphonique :

Vers une Symphonie fleuve III (1995)

Jagden und Formen (2001)

Nähe fern I-IV (2012)

Verwandlung part 3 (2008), part 6(2014)

 

Vocale :,

Astralis (Über die Linie III, 2001) pour petit chœur, violoncelle et deux timbales

Quid Est Deus (2007) pour chœur et orchestre

Requiem Strophen (2017) pour trois voix solistes, chœur et orchestre

 

Opéras :

Jakob Lenz (1978)

Dionysos (2010)

 

 

 

 

 

 

On trouvera une biographie et une analyse des œuvres de Wolfgang Rihm sur Ressources-IRCAM, ainsi que sur Physinfo.

 

 

 

Manfred Trojahn (1949-)

 

Manfred Trojahn est né le 22 octobre 1949 à Cremlingen en Basse-Saxe.

De 1966 à 1970, il suit des études musicales à l'école de musique de Brunswick puis étudie la flûte à la Hochschule für Musik und Theater de Hambourg.

Il étudie ensuite la composition, suit des cours de György Ligeti et prend des leçons de direction d’orchestre.

Depuis 1991, il est professeur de composition à la Robert-Schumann-Hochschule de Düsseldorf.

Il a été président de l’Association des compositeurs allemands de 2004 à 2006, et est depuis 2008, vice-directeur de la section musique de l'Académie des arts de Berlin.

 

Parmi ses œuvres, citons « Architectura Caelestis » (1975), la Symphonie n°3 (1985), « Orest » (opéra en 6 scènes et un intermezzo, 2011).

 

 

 

 

 

 

 

 

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