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Vingtième siècle (4-2) : Le dodécaphonisme
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I    Introduction

II   Evolution de la théorie musicale

III  Evolution des instruments

IV  Ecoles et compositeurs   ==>

V   Histoire du jazz

IV-1 La musique française

IV-2 Le dodécaphonisme sériel

IV-3 La musique russe

A suivre


Compositeurs et mouvements musicaux

 

Le dodécaphonisme sériel

 

 

Sommaire de ce chapitre

 

Introduction

 

L’école de Vienne

-        Arnold Schönberg

-        Alban Berg

-        Anton Webern

 

 

L’après Webern : l’école de Darmstadt

-        Pierre Boulez

-        Karlheinz Stockhausen

-        Luigi Nono

-        Bruno Maderna

-        Luciano Berio

-        Autres compositeurs

 

 

 

Introduction

 

Au début du 20ème siècle, des compositeurs opèrent une véritable révolution musicale en s’affranchissant du système tonal. C’est le cas de l’Ecole de Vienne dont les années 1908-1923 constituent la période dite atonale suivie, dans les années 20, du dodécaphonisme sériel mis au point par Arnold Schönberg et ses élèves Alban Berg et Anton Webern.

Anton Webern ira plus loin dans le sérialisme que Schönberg et Berg, et sera la référence des compositeurs de la génération suivante, dits de l’Ecole de Darmstadt.

 

 

 

L’école de Vienne

 

Arnold Schönberg (1874-1951)

 

Compositeur, théoricien et enseignant, poète, peintre, chef de file de la Seconde École de Vienne, inventeur du dodécaphonisme... Arnold Schönberg fut un des plus grands créateurs du 20ème siècle.

Arnold Schönberg est né le 13 septembre 1874 à Vienne.

Il commence en 1882 à étudier le violon et le violoncelle, puis il étudie le contre-point avec Alexander von Zemlinsky, ami dont il épousera la sœur en octobre 1901.

Ses 1ères œuvres, comme « La Nuit transfigurée » pour sextuor à cordes, œuvre maitresse composée à l’âge de 26 ans, sont influencées par Richard Wagner et Richard Strauss.

En 1903 il fait la connaissance de Gustav Mahler à Vienne, où il enseigne l’harmonie et le contrepoint à l’école d’Eugénie Schwarzwald. En 1910, il devient professeur à l'académie de Vienne. C’est à cette époque qu’il rencontre, parmi ses élèves, Alban Berg et Anton Webern avec lesquels il créera la seconde Ecole de Vienne (la première désignant les compositeurs du classicisme viennois : Haydn, Mozart, et Beethoven).

En 1910, il se tourne vers la peinture expressionniste. Il échangera avec Kandinsky, rencontré à Munich, une longue correspondance de 1911 à 1936.

En 1911, il achève son Traité d’Harmonie dédié à la mémoire de Gustav Mahler et s’installe à Berlin, où il est nommé professeur au conservatoire Stern.

Introduisant des dissonances de plus en plus audacieuses dans ses œuvres, il adopte un langage résolument atonal dès 1909 avec son opéra « Erwartung », puis rompt totalement avec la tonalité en 1912, dans son « Pierrot lunaire », traitant même la partie vocale en « parlé-chanté » (Sprechgesang).

En 1917, il s'installe aux environs de Vienne et enseigne de nouveau à l’école Schwarzwald.


Autoportrait (1910)

Au début des années 1920, il évolue avec son élève Webern, vers un plus strict dodécaphonisme en introduisant la composition sérielle (Reihenkomposition).

En 1921, il applique ces principes de façon stricte dans la Valse, cinquième des « 5 pièces pour piano » opus 23. C’est alors qu’il confie à l’un de ses élèves : « J'ai fait une découverte qui assurera la prépondérance de la musique allemande pendant cent ans : celle d'une méthode de composition sur douze sons. »

En 1925, il devient professeur à l’Académie prussienne d’Art, poste qu’il doit quitter en 1933 suite à l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler, à cause de sa judaïté et de sa musique qualifiée alors de « décadente » par le pouvoir nazi. Cette même année, Schönberg émigre aux États-Unis où il deviendra citoyen américain en 1941. Il y fréquente George Gershwin avec qui il partage la passion du tennis, et Thomas Mann qui s’inspirera de lui dans son roman « Docteur Faustus ».

A la fin de sa vie, faisant un retour à la tonalité, Schönberg écrit : « Il y a encore tant de belles choses à écrire en ut majeur. »

Il décède à Los Angeles le 13 juillet 1951.

 

On trouvera une biographie détaillée ici :Encyclopédie Larousse et sur Ressources-IRCAM

 

 

Les principales œuvres d’Arnold Schönberg

 

Quatuor à cordes en ré majeur (1897)

La nuit transfigurée (1899), pour sextuor à cordes

Pelléas et Mélisande (1903), pour grand orchestre

Gurre-lieder (1900-1911), pour voix et orchestre

Pierrot Lunaire (1912), trois fois sept poèmes pour voix et cinq instrumentistes

Suite pour piano op.25 (1923)

Concerto pour violon et orchestre (1936)

Moïse et Aaron (1937), opéra en trois actes

Schönberg en 11 CD

 

 

On trouvera le catalogue des œuvres de Schönberg sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

 

Alban Berg (1885-1935)

 

Alban Berg est né le 9 février 1885 à Vienne.

A 15 ans, il commence à composer en autodidacte.

En 1904, il rencontre Schönberg avec qui il étudie l’harmonie et le contrepoint. Sous la direction du maitre, il compose de nombreuses œuvres dont les « Sieben frühe Lieder » (Sept chants de jeunesse, 1907) ainsi que la sonate pour piano op.1 (1908).


Glenn Gould parle de la sonate op.1 d’Alban Berg

En 1910, Berg entre dans l’atonalisme avec son Quatuor à cordes n°1.

De 1914 à 1918, il sert dans l’armée autrichienne mais profite d’une permission en 1917 pour commencer la composition de « Wozzek », opéra en trois actes d’après la pièce « Woyzeck » de Büchner, qu’il terminera en 1921 et qui sera créé à Berlin en 1925. Cet opéra est considéré comme le premier opéra atonal.

De 1923 à 1925, il écrit sa première œuvre dodécaphonique : le « Concerto de chambre » pour violon, piano et treize instruments à vent, dédié à Schönberg.


Le concerto de chambre, dir. Daniel Barenboïm

La « Suite lyrique », son second quatuor à cordes écrit en 1927, œuvre entièrement dodécaphonique, connait un grand succès lors de sa création à Vienne.

En 1929, Berg commence la composition de « Lulu », premier opéra dodécaphonique, qui restera inachevé à la mort du compositeur en 1935.

Ce n’est qu’en 1979 que l’opéra sera achevé par Friedrich Cerha et créé dans sa forme complète à l’Opéra de Paris sous la direction de Pierre Boulez.

En 1935, il compose le concerto pour violon « A la mémoire d’un ange », en hommage à Manon, fille de son amie Alma Mahler, morte à 18 ans de la poliomyélite. Dans ce concerto, il utilise la technique sérielle à laquelle il associe quelques fonctions tonales.

 

Berg meurt le 24 décembre 1935, à la suite d’une septicémie déclenchée par une piqure d’insecte.

 

On trouvera une biographie détaillée ici : Encyclopédie Larousse et sur Ressources-IRCAM.

 

Les principales œuvres d’Alban Berg

 

        Sieben frühe Lieder (Sept lieder de jeunesse) (1908, orchestré en 1928)

        Quatuor à cordes n°1 op.3 (1910)

        Sonate pour piano op.1 (1936)

        Concerto de chambre (1925) pour violon, piano et treize instruments à vent

        Suite Lyrique pour quatuor à cordes (1926)

        Concerto pour violon « à la mémoire d’un ange » (1935)

 

Opéras :

        Wozzeck (1925)

        Lulu (1929)

Alban Berg : Lulu

avec Patricia Petibon

 

 On trouvera le catalogue des œuvres de Berg sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

Anton Webern (1883-1945)

 

Comprenant 31 opus dont certains durent moins de deux minutes, moins de 4 heures suffisent pour interpréter la totalité de l’œuvre d'Anton Webern. C’est pourtant l’un des compositeurs les plus importants du 20ème siècle, ayant fortement influencé le monde musical moderne.

Elève de Schönberg, Anton Webern va plus loin que Schönberg et Berg en étendant le sérialisme aux hauteurs et aux durées. Il sera la référence des compositeurs de la génération suivante, dits de l’école de Darmstadt, tels que Boulez et Stockhausen.

 

Anton Webern est né le 3 décembre 1883 à Vienne.

Il étudie le piano et le violoncelle, et s’essaie à la composition dès l’âge de 16 ans.

En 1902, il entre à l’université de Vienne, où il suivra les cours de composition d’Arnold Schönberg de 1904 à 1908.

En 1906, âgé seulement de 23 ans, il obtient le titre de docteur en musicologie.

En 1908, après la fin de ses études, il entame une carrière de chef d'orchestre dans diverses villes d’Europe centrale, puis retourne à Vienne pour y diriger le « Wiener Arbeiter-Sinfoniekonzerte » (orchestre des travailleurs de Vienne) de 1922 à 1934.

En 1913, ses « Six pièces pour orchestre opus 6 » écrites en 1909, résolument atonales, sont au programme d’un concert qui fut l’un des plus grands scandales de l’époque.


Variations Opus 27 par Glenn Gould

L'interprétation de Glenn Gould vous aidera peut-être à mieux apprécier cette œuvre quelque peu hermétique ?

De 1915 à 1917, il sert dans l'armée autrichienne.

En 1921, sa « Passacaille op.1 », composée en 1908, est créée avec succès à Düsseldorf.

En 1924, il compose sa première œuvre dodécaphonique, les « Drei Volkstexte op.17 ».

En 1927, il est engagé, comme chef permanent de la radio autrichienne, et en 1930 comme commentateur à la radio de Vienne.

En 1934, il utilise le principe sériel dans son « Concerto pour neuf instruments » op. 24.

En 1938, les nazis annexent l'Autriche. Webern, faisant alors partie des musiciens considérés comme « dégénérés », est mis au ban de la scène culturelle.

En 1945, il quitte Vienne dévastée, et se réfugie à Mittersill près de Salzbourg, où il meurt le 15 septembre 1945, tué par erreur par un soldat américain.

 

On trouvera une biographie détaillée ici : Encyclopédie Larousse et sur Ressources-IRCAM.

 

Les principales œuvres d’Anton Webern

 

Passacaille op. 1 pour orchestre (1908)

Six Pièces op. 6 pour orchestre (1909)

Cinq Pièces op. 10 pour orchestre (1913)

Trois Petites Pièces op. 11 pour violoncelle et piano (1914)

Trois Hymnes traditionnels (Drei Volkstexte) op. 17 pour voix, clarinette, clarinette basse et violon (1924)

Symphonie op.21 (1928)

Concerto pour neuf instruments op. 24 (1934)

Variations pour piano op. 27(1936)

L’intégrale en 3 CD

 

On trouvera le catalogue des œuvres de Webern sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

 

 

 

L’après Webern : l’école de Darmstadt

 

Après la seconde guerre mondiale, un groupe de jeunes compositeurs parmi lesquels Pierre Boulez, Karlheinz Stockhausen, Luigi Nono, Bruno Maderna et Luciano Berio, tous nés entre 1920 et 1930, se retrouvent aux cours d’été de Darmstadt pour échanger leurs expériences basées sur un « sérialisme intégral » prolongeant le travail de Webern : la série est généralisée à tous les paramètres du son : rythmes, durées, timbres, attaques...

L’’école de Darmstadt nait en 1951 avec « Polyphonie X » de Boulez, « Kreuzspiel » de Stockhausen et « Polifonica-Monodia-Ritmica » de Nono.

Parmi les professeurs de composition invités, on y trouve René Leibowitz en 1948, Edgar Varèse en 1950, Olivier Messiaen en 1949 et 1952.

 

 

 

Pierre Boulez (1925-2016)

 

Pierre Boulez, né le 26 mars 1925 à Montbrison (Loire), est l’un des principaux compositeurs français contemporains et l’une des personnalités les plus influentes du paysage musical et intellectuel du 20ème siècle.

Il commence le piano à 7 ans, puis la pratique chorale et la musique de chambre.

Il obtient son baccalauréat à 16 ans et entre l’année suivante à Math Spé à Lyon.

En 1943, il abandonne les mathématiques pour entrer au conservatoire de Paris, où il rejoint, en 1944, la classe d’Olivier Messiaen, son premier maître.

En 1945, il étudie le dodécaphonisme avec René Leibowitz, son second maître, qu’il quitte en 1946, le jugeant trop rigide et trop académique.

En 1946, il est nommé directeur musical du Théâtre Marigny.

René Leibowitz, né le 17 février 1913 à Varsovie, mort le 28 août 1972 à Paris, est un compositeur français d’origine polonaise, également musicologue, théoricien, pédagogue et chef d’orchestre. Il a joué un rôle crucial dans la connaissance de la musique de la Seconde École de Vienne. Ses ouvrages « Schoenberg et son école » (1947) et « Introduction à la musique de douze sons » (1949) et son enseignement à la jeune génération de compositeurs, dont Boulez, ont largement contribué à la dissémination du langage sériel.

En 1951, Pierre Henry le présente à Pierre Schaeffer au studio de musique concrète de la Radiodiffusion Française, où il rencontre Karlheinz Stockhausen, qui devient son ami, et Jean Barraqué. Il y compose deux études de musique concrète.

En 1952, il fait scandale avec « Structures I » pour deux pianos, où il applique le principe sériel aux hauteurs, durées, intensités et attaques.

Il déclare alors : « Tout musicien qui n’a pas ressenti la nécessité du langage dodécaphonique est INUTILE. Car toute son œuvre se place en deçà des nécessités de son époque ».

En 1953, il dirige les « Concerts du Petit Marigny » qui deviennent en 1954 « Le Domaine Musical » spécialisé dans la musique contemporaine, dont il assure la direction jusqu'en 1967.

En 1955, est créé, à Baden-Baden, « Le Marteau sans maître » (qui sera révisé en 1957) pour contralto, cinq instruments et percussions, sur des poèmes de René Char.

 Il se pose en leader du post-sérialisme webernien avec sa « Troisième Sonate » pour piano (1957) avec laquelle il expérimente la musique aléatoire, « Pli selon pli » pour soprano et orchestre (1957-1962) et « Structures II » pour deux pianos (1961), ainsi qu’avec son livre, « Penser la musique aujourd’hui » (1963), aboutissement de ses nombreuses conférences données aux cours d’été de Darmstadt depuis 1954.


Boulez, chef d’orchestre

A partir des années 1960, il accède à la notoriété mondiale en menant une carrière internationale de chef d’orchestre.

En 1972, Pierre Boulez se voit confier la direction de l’IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique), qui ouvrira ses portes à l’automne 1977.

En 1975, il est président de l’« Ensemble Intercontemporain », ensemble de solistes dédié à l'exécution de la musique contemporaine.

L’année 1976 est marquée par la direction par Pierre Boulez de la « Tétralogie » de Wagner à Bayreuth, mise en scène par Patrice Chéreau. Cette production, jouée cinq années de suite, parue en disque et en vidéo, est devenue une référence.

De 1978 à 1995, il est professeur au Collège de France, chaire « Invention, technique et langage en musique », et l’auteur de nombreux écrits sur la musique.

En 1979, il dirige la première mondiale de la version intégrale de « Lulu », d’Alban Berg, à l’Opéra de Paris.

En 1980, il crée « Notations I à IV », sur une commande de l’Orchestre de Paris.


Sur Incises, par Daniel Barenboïm
et l'ensemble Pierre Boulez (2017)

En 1981, il compose « Répons » pour trois ensembles, six solistes et électronique (révisé et allongé en 1982 et 1984), et en 1985 « Dialogue de l’ombre double » pour clarinette, bande et dispositif de spatialisation.

En 1988, une suite de six émissions télévisées lui est consacrée : « Boulez XXe siècle ».

En 1992, il décide de quitter la direction de l’IRCAM pour se consacrer à la direction d’orchestre et à la composition.

En 1998 est créé « Sur incises », pour trois pianos, trois harpes et percussions.

En 1999, « Notations VII » est créée par Daniel Barenboïm à Chicago.

 

Pierre Boulez meurt le 5 janvier 2016 à Baden-Baden.

 

On trouvera une biographie illustrée et détaillée sur France Musique.

 

Les principales œuvres de Pierre Boulez

 

Deux études de musique concrète pour bande magnétique (1952)

Le Marteau sans maître (1954), pour voix d'alto et six instruments

Sonate n°3 (1957) pour piano

Notations I-IV (1980), pour grand orchestre,

Répons (1981-1984), pour six solistes, ensemble de chambre, sons électroniques et électronique temps réel.

Dialogue de l’ombre double (1985) pour clarinette, bande et dispositif de spatialisation.

...explosante-fixe... (1991-1993) pour flûtes, ensemble et ordinateur

Anthèmes 2 (1997) pour violon et dispositif électronique

Sur Incises (1998), pour 3 pianos, 3 harpes et 3 percussions

L’intégrale en 13 CD

 

On trouvera le catalogue des œuvres de Boulez sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

Karlheinz Stockhausen (1928-2007)

 

Karlheinz Stockhausen a ouvert la voie dans la plupart des techniques de la musique d'avant-garde de la deuxième moitié du 20ème siècle : musique électronique, musique aléatoire, forme momentanée...

Karlheinz Stockhausen est né le 22 août 1928 près de Cologne en Allemagne.

Après une existence extrêmement difficile, il mène, de 1947 à 1951, des études à la fois à l'Ecole Supérieure de Musique et à l'Université de Cologne.

A partir de 1950, il suit en parallèle les cours d'été à Darmstadt où il découvre la musique de Pierre Boulez et d'Olivier Messiaen dont il rejoindra la classe à Paris en 1952 et 1953.

 A Paris, il découvre aussi la musique concrète avec Pierre Schaeffer et décide de s’orienter vers la musique électronique.

Rentré à Cologne, il travaille au studio de musique électronique de la WDR (Radio ouest-allemande), où il compose la première œuvre de musique électronique « Studie I » (1953), pour un à six sons sinusoïdaux.

Comme Boulez, il expérimente successivement le sérialisme intégral avec « Kreuzspiel » (1951), la musique électroacoustique avec « Gesang der Jünglinge » (Chant des adolescents, 1955), la musique aléatoire avec « Klavierstück XI » (1956) et la spatialisation avec « Gruppen » (1957), œuvre écrite pour 3 orchestres disposés autour des spectateurs.

Dans les années 1960, Stockhausen invente un nouveau concept, le momentform (forme momentanée) qu’il met en œuvre dans « Momente » (première version 1962). Une œuvre de « forme momentanée » se compose de différents « moments » plus ou moins longs, caractérisés par un ou plusieurs paramètres musicaux, dont l’ordre est laissé en grande partie au choix des interprètes. « C’est une musique dans laquelle seul compte l'actuel, l'instant présent, et dans le déroulement de laquelle on ne peut constater en aucune manière une direction ».

De 1977 à 2003, il se consacre à un cycle monumental, « Licht », comportant sept opéras, composés chacun sur l'un des jours de la semaine.

 

Karlheinz Stockhausen meurt le 5 décembre 2007 à Kürten (Allemagne).

 

On trouvera une biographie détaillée sur Ressources-IRCAM.

 

 

Les principales œuvres de Karlheinz Stockhausen

Kreuzspiel (1951), pour hautbois, clarinette basse, piano et trois percussionnistes

Studie I (1953), pour un à six sons sinusoïdaux

Klavierstück XI (1956), pour piano

Gruppen  (1957), pour 3 orchestres

Gesang der Jünglinge (Chant des adolescents) (1960)

Kontakte (1960) pour piano, percussions et bande.

Hymnen (1967), musique électronique et concrète

Stimmung (1968), pour six vocalistes

Helikopter-Streichquartett (1993), pour quatuor à cordes et quatre hélicoptères.

Licht Les sept jours de la semaine (2003)

Stockhausen au studio WDR de Cologne en 1970

 

On trouvera le catalogue des œuvres de Stockhausen sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

Luigi Nono (1924-1990)

 

Luigi Nono est né le 29 janvier 1924 à Venise.

En 1941, il rencontre le compositeur et musicologue G.F. Malipiero et suit ses cours de composition au Conservatoire Benedetto Marcello de Venise.

En 1946, il rencontre Bruno Maderna qui dirigera plus tard ses œuvres et avec qui il assiste aux cours de direction d'orchestre de Hermann Scherchen.

De 1950 à 1960, Luigi Nono participe à l’Université d'été de Darmstadt, où il suit les cours d’Edgar Varèse et rencontre Karlheinz Stockhausen. Il y enseigne avec Maderna à partir de 1956.

En mars 1954, il rencontre Nuria, la fille d'Arnold Schönberg, qu’il épousera en 1955.

Dès 1954, il s'intéresse à la musique électronique pour laquelle il composera « Omaggio a Emilio Vedova" pour bande magnétique (1960) et « La Fabbrica illuminata » pour soprano et bande magnétique (1964).

Luigi Nono est très engagé politiquement. Ayant rejoint le parti communiste en 1952, il compose en 1956 « Il canto sospeso », œuvre vocale sur des textes de condamnés à mort de la Résistance, qui rencontre un succès international et le consacre compositeur de l’avant-garde post-webernienne. Cet engagement politique sera marqué encore plus nettement avec « Intolleranza 1960 » dont la création en 1961 à La Fenice provoque un scandale retentissant, et « La fabbrica illuminata » en 1964. Par solidarité avec le mouvement étudiant, il refusera en 1968 de participer à la Biennale de Venise, la considérant alors comme un festival du « monde bourgeois ».

A Darmstadt, ses conférences « Présence historique dans la musique d'aujourd'hui » en 1959 et « Texte-Musique-Chant » en 1960 provoquent sa rupture avec Stockhausen.

Tout au long des années 1960, Luigi Nono travaille régulièrement au Studio de phonologie de la Rai à Milan.

En 1979, il écrit son unique quatuor, « Fragmente–Stille, an Diotima » (Fragments-silence, à Diotima, 1979-1980), construit à partir d’une série discontinue de fragments de sons et de silences.

Après 1980, Luigi Nono travaille au Studio expérimental de la Fondation Heinrich-Strobel à Fribourg-en-Brisgau où il se tourne alors résolument vers la musique électronique en s’intéressant particulièrement aux propriétés du son. Il y compose son dernier opéra « Prometeo ».

 

Luigi Nono meurt des suites d’un cancer, le 8 mai 1990, à Venise.

 

On trouvera une biographie plus détaillée sur Encyclopédie Larousse.

 

 

Les principales œuvres de Luigi Nono

Polifonica-Monodica-Ritmica (1951) pour 6 instruments et percussions.

Omaggio a Emilio Vedova (1954) pour bande magnétique

Il canto sospeso (1956) pour soprano, alto, ténor, chœur et orchestre.

La Fabbrica illuminata (1964) pour soprano et bande magnétique

Fragmente-Stille, an Diotima (1980) pour quatuor à cordes

La Lontananza Nostalgica Utopica Futura (1989) pour violon solo et huit bandes magnétiques

 

Opéras :

Intolleranza 1960 (1960, 1970), action scénique en deux tableaux

Al gran sole carico d'amore (1974), action scénique en deux parties pour solistes, petit chœur, grand chœur, orchestre et bande magnétique

Prometeo  (1984), pour solistes vocaux et instrumentaux, chœur, orchestre et électronique live

 

On trouvera le catalogue des œuvres de Luigi Nono sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

Bruno Maderna (1920-1973)

 

Bruno Maderna est né le 21 avril 1920 à Venise.

Enfant prodige, il commence à étudier le violon à l'âge de quatre ans avec son grand-père et fait sa première apparition publique à sept ans dans le concerto de Bruch. A onze ans, il dirige à la Scala et aux arènes de Vérone.

Il poursuit ses études aux conservatoires de Milan (1935) et de Venise (1939), puis de Rome (1940) où il obtient ses diplômes de composition et de musicologie. Après la guerre, il étudie avec Hermann Scherchen, qui l'oriente vers la technique dodécaphonique.

A partir de 1947, il commence à composer dans la technique sérielle.

De 1947 à 1950, il enseigne la composition au conservatoire de Venise, comptant parmi ses élèves Luigi Nono.

En 1950, Maderna commence une carrière internationale de chef d'orchestre à Paris et à Munich, carrière qui se poursuit ensuite à travers toute l'Europe.

Dès 1951, il prend part aux cours d’été de Darmstadt dont il sera, avec Boulez, Nono et Stockhausen, l'un des protagonistes important pendant les années cinquante et soixante. Il y enseignera à partir de 1954 et s’installera définitivement à Darmstadt en 1963.

Il est un des pionniers de l'écriture sérielle. C’est aussi un pionnier de la musique expérimentale pour laquelle il fonde, en 1955 avec Luciano Berio, le « Studio di Fonologia » de la R. A. I. à Milan.

Jusqu’à sa mort, en 1973, Bruno Maderna mènera de front une carrière internationale d’enseignant, de chef d’orchestre et de compositeur.

Il meurt d'un cancer le 13 Novembre 1973, à Darmstadt.

 

On trouvera une biographie plus détaillée sur Encyclopédie Larousse.

 

 

Les principales œuvres de Bruno Maderna

Bruno Maderna a composé dans tous les genres : musique instrumentale, musique de chambre, concertos, en particulier pour le hautbois, et musique électronique.

 

Requiem (1946)

Concerto pour deux pianos et instruments (1948)

Concerto pour flute (1954)

Honeyrêves (1961) pour flûte et piano

Quadrivium (1969), pour quatre groupes d'orchestre

Serenata per un satellite (1969), musique aléatoire pour ensemble

Ausstrahlung (1971), pour voix de femme, flûte et hautbois obligés, grand orchestre et bande magnétique

Aura (1972), pour orchestre

Biogramma (1972), pour grand orchestre

Concertos pour hautbois n°1 (1962), n°2 (1967) et n°3 (1973)

 

Opéras :

        Hyperion (1964), poésie en forme de spectacle

        Satyricon (1973), opéra en 1 acte, d’après Petrone

 

Musique électronique pour bande magnétique :

        Notturno (1956)

        Syntaxis (1957)

        Continuo (1958)

        Musica su due dimensioni (1958), musique aléatoire avec flûte

        Invenzione su una voce (1960)

 

On trouvera le catalogue des œuvres de Bruno Maderna sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

Luciano Berio (1925-2003)

 

Luciano Berio est né le 24 octobre 1925 à Oneglia (Italie).

Jusqu’à l’âge de 18 ans, il étudie la musique dans sa famille.

En 1946, il entre au conservatoire de Milan pour y étudier la composition.

En 1950, il épouse la cantatrice américaine Cathy Berberian qui lui fait découvrir toutes les possibilités de la voix, possibilités qu’il exploitera en particulier dans sa célèbre « Sequenza III » (1965).

En 1952, il poursuit ses études aux Etats-Unis où il approfondit ses connaissances de la musique sérielle avec Dallapiccola. C’est pendant ce séjour qu’il découvre la musique électronique.

En 1954, il se rend à Darmstadt où il rencontre Pierre Boulez,

Henri Pousseur et Mauricio Kagel. Il y retournera entre 1956 et 1959 et y enseignera en 1960.

En 1955, il fonde le « Studio di Fonologia » à Milan avec Bruno Maderna.

En 1958, il commence la série des quatorze « Sequenzas », œuvres de virtuosité dont chacune est écrite pour un instrument différent. Leur composition durera jusqu’en 2002.

En 1960, il retourne aux Etats-Unis où il enseigne à l'Université de Harvard puis, de 1965 à 1971, à la "Juilliard School of music". Il y fonde en 1967 le « Juilliard Ensemble » spécialisé dans la musique contemporaine.

En 1966, il obtient le prix Italia avec « Laborintus II ».

En 1968,il utilise la technique du collage consistant à intégrer des passages de pièces d’autres compositeurs. Il introduit ainsi dans sa « Sinfonia » (1968), un extrait du Scherzo de la 2ème Symphonie de Mahler ainsi que des mesures de Debussy, Ravel, Strauss, Stravinsky et Berg, au milieu de textes parlés ou chantés de Lévi-Strauss et Martin Luther King. Cette technique du collage sera très utilisée par d’autres compositeurs à la fin des années 60 et au cours des années 70.

En 1972, Berio retourne en Europe où il est nommé en 1974, directeur du département électro-acoustique de l’IRCAM.

Luciano Berio meurt à Rome le 27 mai 2003.

 

On trouvera des biographies plus détaillées sur Ressources-IRCAM et Encyclopédie Larousse.

 
Les principales œuvres de Luciano Berio

Parmi ses œuvres majeures, voici les quatorze "Sequenze", dont chacune est écrite pour un instrument différent :

 

Sequenza I, pour flûte

Sequenza IX,   a pour clarinette

Sequenza II, pour harpe

                        b pour saxophone

Sequenza III, pour voix féminine

Sequenza X, pour trompette

Sequenza IV, pour piano

Sequenza XI, pour guitare

Sequenza V, pour trombone

Sequenza XII, pour basson

Sequenza VI, pour alto

Sequenza XIII, pour accordéon

Sequenza VII, pour hautbois

Sequenza XIV, pour violoncelle

Sequenza VIII, pour violon

 

 

Autres œuvres :

 

Chamber music (1953), pour voix de femme, violoncelle, clarinette et harpe

Nones (1954), pour orchestre

Epifanie (1962), pour voix de femme et orchestre

Folk Songs (1964), pour mezzo-soprano et sept instrumentistes

Laborintus II (1965), pour voix, ensemble et bande magnétique

Sinfonia (1968), pour huit voix et orchestre

Coro (1975), pour quarante voix et orchestre

Les mots sont allés (1978), pour violoncelle solo

Altra voce (1999), pour flûte alto, mezzo-soprano et électronique

 

Musique électronique :

        Mutazioni (1955), pour bande magnétique

        Perspectives (1957), pour bande magnétique deux pistes

        Thema (Omaggio a Joyce) (1958), pour bande magnétique

        Momenti (1960), pour bande magnétique quatre pistes

 

Opéras :

        La Vera Storia (1978), opéra en deux actes

        Un re in ascolto (1984), action musicale en deux parties.  

        Outis (1996), action musicale en deux parties

 

On trouvera le catalogue des œuvres de Luciano Berio sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

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Autres compositeurs de musique dodécaphonique

 

Jean Barraqué (1928-1973)

 

Jean Barraqué est né à Puteaux le 17 janvier 1928.

De 1948 à 1951, il suit comme auditeur libre les cours d'analyse musicale d'Olivier Messiaen au Conservatoire national supérieur de Paris.

Entre 1951 et 1954, il suit un stage au Groupe de Recherches Musicales (GRM), au cours duquel il réalise une Étude pour bande magnétique.

Sa liaison avec Michel Foucault de 1952 à 1956, lui inspire des œuvres nouvelles telles que « Séquence », une mise en musique de poèmes de Nietzsche, créée au Domaine musical en 1956.

Après sa rupture avec Foucault, il entreprend la composition d'un vaste cycle sur la Mort de Virgile d'après le roman d'Hermann Broch, œuvre qui ne sera jamais terminée mais de laquelle naîtront « ...au-delà du hasard », « Chant après chant », et « Le Temps restitué ».

En 1962, il publie un livre sur Claude Debussy.

À la fin des années 1970, plusieurs de ses œuvres sont enregistrées.

En 1973, il obtient le grade de Chevalier dans l'Ordre national du mérite.

Il meurt à Paris le 17 août 1973.

 

Œuvres de Jean Barraqué :

Sonate pour piano (1950)

Étude (1953), pour bande magnétique

Séquence (1955), pour soprano et ensemble instrumental

… au-delà du hasard (1959), pour quatre formations instrumentales et une formation vocale

Chant après chant (1966), pour six batteurs, voix et piano

Le Temps restitué (1968), pour soprano, chœur et orchestre

Concerto pour Clarinette, Vibraphone et 6 Groupes de 3 Instruments (1968)

 

On trouvera une biographie et le catalogue des œuvres de Jean Barraqué sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

André Boucourechliev(1925-1997)

 

André Boucourechliev est né le 28 juillet 1925 à Sofia et mort le 13 novembre 1997 à Paris.

Arrivé à Paris en 1949, il s’y fixe et prend la nationalité française.

A l’inverse de ses contemporains, Boucourechliev débute la composition avec la musique électro-acoustique et n’abordera le grand orchestre qu’en 1971.

Partition de « Archipel I » (cliquez pour agrandir)

Il écrit ses premières pièces pour bande magnétique au cours de ses séjours à Milan, au Studio di fonologia de la RAI où il compose « Texte 1 » (1958) , ainsi qu’au GRM (Groupe de recherche musicale de l'ORTF) à Paris où il compose  « Texte 2 » (1959). Dans ce même studio, il composera en 1974 « Thrène » sur un poème de Mallarmé.

A la fin des années 1960, Boucourechliev adopte le concept de forme ouverte, en particulier avec ses « Archipels » qui proposent de nombreux schémas qui déterminent les paramètres et que les interprètes agencent librement :  Intensité, densité, vitesse et débit, phrasé, timbre, etc.

 

 

Principales œuvres d’André Boucourechliev

Archipels (1967 à 1970) : Archipel 1, Archipel 2 pour quatuor à cordes, Archipel 3 pour piano et 6 percussions, Archipel 4 pour piano
Anarchipel pour 6 instruments.

Ombres, hommage à Beethoven (1970) pour orchestre à cordes

6 Etudes d'après Piranèse (1975), pour piano

Ulysse (1980), pour flûte et percussions

 

On trouvera un site complet consacré au compositeur sur boucourechliev.com, et le catalogue de ses œuvres sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

Mauricio Kagel (1931-2008)

 

Mauricio Kagel est né le 24 décembre 1931 à Buenos Aires.

S’intéressant tout à la fois aux genres de la scène, du concert, du cinéma, du théâtre et de la radio, il occupe des postes d'animateur de la vie culturelle argentine.

En 1957, il s’installe à Cologne où il participe aux recherches du studio de musique électronique de Cologne. Il y compose entre autres « Transicións I et II » (1958-1959).

En 1958, il suit les cours d'été de Darmstadt où il rencontre Pierre Boulez, Karlheinz Stockhausen, Luciano Berio et Luigi Nono, et où il enseigne entre 1960 et 1966.

L'œuvre de Kagel est étendue et variée. Il est l'auteur de compositions pour orchestre, voix, piano et orchestre de chambre, et de très nombreuses œuvres scéniques, films et pièces radiophoniques.

Comme Boulez, Stockhausen ou Boucourechliev, il pratique la forme ouverte (l’œuvre est composée de fragments dont l’ordre d’exécution est choisi par l’interprète), en particulier dans  « Hétérophonie » (1961) et « Diaphonies I, II et III » (1964).

Avec « Sur scène », composé en 1959, il s’oriente vers le théâtre musical.

Dans les années 1970, il travaille sur des œuvres classiques pour en extraire une nouvelle expressivité souvent agressive, avec par exemple « Ludwig van » écrit en 1970 en hommage à Beethoven, à l’occasion de son bicentenaire, dont il a fait une version cinéma d’1h30mn.

Dans les années 1980, Kagel se démarque encore en composant : « Rrrrrrr... », (1980-1982), ensemble de 41 pièces autonomes pouvant être jouées séparément et qui commencent toutes avec la lettre R. Elles sont composées pour orgue, chœur et piano, duo de percussions, vents, contrebasses et percussions, voix solistes, ensemble jazz.

De 1981 à 1985, il compose, « Sankt-Bach-Passion » (passion selon saint Bach) en hommage à Jean-Sébastien Bach.

Parmi ses œuvres, citons encore : « Match » (1964), « Hallelujah » (1968), « Staatstheater » (composition théâtrale, 1971), les quatuors à cordes (1986-1987), le cycle de 8 pièces « Die Stücke der Windrose » (La rose des vents) pour orchestre « de salon » (1991-94).

 

Mauricio Kagel meurt le 18 septembre 2008, à Cologne.

 

On trouvera une biographie plus complète sur Ressources-IRCAM, ainsi que le catalogue de ses œuvres.

 

 

 

Henri Pousseur (1929-2009)

Henri Pousseur est un compositeur belge né à Malmedy le 23 juin 1929 et mort à Bruxelles le 6 mars 2009.

En 1951, il rencontre Pierre Boulez puis Karlheinz Stockhausen deux ans plus tard.

A partir de 1954, il participe régulièrement aux cours d’été de Darmstadt où il enseignera en 1957.

En 1954, il travaille au studio électronique de Cologne où il compose « Séismogrammes », puis au Studio de phonologie de Milan en 1957 où il compose « Scambi » pour bande magnétique. Il fonde, en 1958, le studio électronique de Bruxelles.

Dans les années 1960, il rencontre le poète et romancier Michel Butor avec qui il collabore pour de nombreuses compositions dont l’opéra-fantaisie « Votre Faust » (1968).

Il enseigne à l’université de Buffalo de 1966 à 1968.

Il revient en Belgique en 1970, comme professeur de composition, puis directeur du Conservatoire royal de Liège, et fonde le Centre de recherches musicales en Wallonie avec Pierre Bartholomée et Philippe Boesmans.

 

Autres œuvres d’Henri Pousseur

Quintette à la mémoire de Webern (1955)

Mobile pour deux pianos (1958)

Electre (1960), ballet électronique

Crosses of Crossed Colors (1970), à la mémoire de Martin Luther King.

Les Éphémérides d'Icare 2 (1970), pour soliste et ensemble.

Huit Etudes paraboliques (1972), musique électronique.

La rose des voix (1982)

Seize Paysages planétaires (2000), musique ethno-électroacoustique

 

On trouvera une biographie plus complète d’Henri Pousseur sur Encyclopédie Larousse, et le catalogue de ses œuvres sur Ressources-IRCAM.

 

 

 

Franco Donatoni (1927-2000)

 

Franco Donatoni est né à Vérone le 9 juin 1927, et mort à Milan le 17 août 2000.

Il commence à étudier le violon à l'âge de sept ans et fréquente l'Académie musicale locale. Plus tard, il étudie au Conservatoire de Milan et, à partir de 1948, au Conservatoire de Bologne.

Après une période influencée par Bartok, il s'oriente vers le sérialisme avec Bruno Maderna qu’il rencontre en 1953, puis avec Pierre Boulez et Karlheinz Stockhausen aux cours d’été de Darmstadt.

Influencé par John Cage, il s’intéresse au hasard, introduit des techniques automatiques et utilise des procédés de manipulation de matériaux musicaux préexistants. Il renoue ensuite avec l'expressivité et le lyrisme.

 

Quelques œuvres de Franco Donatoni

Composizione  en quatre mouvements pour piano seul (1955)

Tre improvvisazioni pour piano seul (1957)

For Grilly, improvisation pour 7 musiciens (1960)

Puppenspiel 2 pour flûte et orchestre (1966)

Souvenir pour quinze instruments (1967)

Doubles II pour orchestre (1970)

Spiri pour 10 instruments (1977)

De près pour voix de femme, deux piccolos et trois violons (1978)

Le Ruisseau sur l'escalier pour violoncelle solo et 19 instruments (1980)

Arpège pour 6 instruments (1986)

Hot pour saxophone sopranino ou ténor et six instruments (1989)

 

On trouvera une biographie plus complète de Franco Donatoni sur Encyclopédie Larousse, et le catalogue de ses œuvres sur Ressources-IRCAM.

 

 
Parmi les compositeurs de musique atonale, citons encore :

 

Luigi Dallapiccola (1904-1975), dont l’œuvre la plus célèbre est le court opéra « Il prigioniero » écrit en 1948, pour grand orchestre, chœurs et orgue.

 

Hans Werner Henze (1926-2012) d’abord influencé par Stravinsky, s'orienta ensuite vers la musique sérielle. Il a composé de la musique pour la scène, comme « Boulevard Solitude » en 1951 et « Le prince de Homburg » en 1958

 

György Kurtag (1926-), Betsy Jolas (1926-), Luis de Pablo (1930-), Gilbert Amy (1936-), Philippe Boesmans (1936-), Krzysztof Penderecki (1933-), Jean-Claude Éloy (1938-), …

 

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