On attribue à Fletcher Henderson, pianiste, chef d'orchestre, arrangeur et compositeur, d’être le premier à avoir configuré son groupe pour le swing. Pendant quinze ans, de 1924 à 1939, Fletcher Henderson va recruter pour son big band les meilleurs solistes du moment.
Benny Goodman (1909-1986) marque le début de « l’ère du swing ». Malgré la ségrégation ambiante, Benny Goodman et Teddy Wilson (1912-1986) prouvent que des musiciens noirs et blancs peuvent swinger ensemble sur scène.
Les big bands
Deux grands clubs de New York rêgnent sur le monde du swing : le Cotton Club et le Savoy Ballroom, où se produisent les big bands comme ceux de Duke Ellington et Count Basie. Le grand orchestre blanc de l’époque est dirigé par Benny Goodman.
Duke Ellington, pianiste autodidacte, compose pour grand orchestre. Son jeu sur les timbres et les couleurs de l'orchestre le fait même comparer à Stravinsky par certains critiques. Son orchestre interprète également les œuvres de ses musiciens tels que Billy Strayhorn (« Take the A train »).
Le bigband de Count Basie (1904-1984), formé à partir de plusieurs groupes de Kansas City, a longtemps été considéré comme le meilleur orchestre de jazz swing de tous les temps.
Les autres big bands fameux de l’époque sont ceux de Cab Calloway (1907-1994), chef d'orchestre et chanteur, James Melvin, dit Jimmie Lunceford (1902-1947), chef d'orchestre et saxophoniste, et Glenn Miller (1904-1944), chef d'orchestre et tromboniste.
Earl Hines (1903-1983), pianiste, joue avec « Louis Armstrong and His Hot Five » en 1927 et constitue l'année suivante un grand orchestre qu'il dirige jusqu'en 1947.
Chick Web ((1905-1939) est l’un des plus importants batteurs de l'histoire du Jazz. À partir de 1930, il se produit régulièrement avec son orchestre au Savoy Ballroom de Harlem.
Artie Shaw (1910-2004), de son vrai nom Arthur Jacob Arshawsky, est clarinettiste et chef d’orchestre. Musicien érudit tant en littérature que dans le domaine des arts, il est à l’origine de nombreuses formations de jazz.
Les solistes
La trompette, instrument-roi du New-Orleans est détrônée par le saxophone, avec notamment Lester Young et Coleman Hawkins.
Coleman Hawkins (1904-1969), dit Bean (haricot), est l’un des solistes majeurs de cette époque.
Lester Young (1909-1959), engagé en 1936 dans l'orchestre de Count Basie, rencontre la chanteuse Billie Holiday, avec qui il vivra une forte amitié, et Teddy Wilson, qui dirigera les petites formations où ils pourront exprimer leurs talents.
Citons aussi Johnny Hodges (1907-1970), prestigieux saxo alto du middle jazz, et Benny Carter, saxophoniste, trompettiste, tromboniste, pianiste, chanteur, arrangeur, compositeur et chef d'orchestre, qui fut l’un des grands acteurs du jazz des années 1930 aux années 1990.
Le vibraphoniste Lionel Hampton (1908-2002) rencontre Louis Armstrong en 1930 et enregistre avec lui le premier solo de vibraphone de l'histoire du jazz avec « Memories of you ».
Le guitariste Charlie Christian (1916-1942), est avant tout connu pour avoir donné à la guitare électrique une place de choix dans la musique jazz, à écouter dans « Swing to Bop » (1941).
Les chanteuses
Billie Holiday (1916-1959), dite « Lady Day », devient, après une jeunesse difficile, l’une des plus grandes chanteuses de jazz.
C’est dans l’orchestre de son mari Chick Web qu’Ella Fitzgerald (1917-1996) fait ses débuts en 1935 avec « A-Tisket, A-Tasket». On appréciera sa vitalité et son incomparable virtuosité dans « How high the Moon », composé par Morgan Lewis en 1940, enregistré en 1949.
Le jazz manouche
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Des ensembles de Jazz, ayant leurs spécificités musicales, commencent à voir le jour en Europe, notamment en France, où le guitariste belge Django Reinhardt (1910-1953) popularise, avec le violoniste Stéphane Grappelli (1908-1997), le jazz manouche, un style de jazz sans percussions ni cuivres, mélange d’influences de musique gitane (guitares, violons) et du swing. Ils créent en 1934 le Quintette du Hot Club de France.
Le Be-bop apparait en 1942 avec notamment Charlie Christian, Thelonious Monk et Kenny Clarke qui se réunissaient au cabaret « Minton’s » de Harlem. Sur le plan de l'harmonie, c’est une musique plus technique et plus complexe que le jazz traditionnel.
Le Be-bop se distingue du swing essentiellement par un rythme plus saccadé et une mélodie plus complexe s’appuyant sur une , la 8e note permettant, lorsqu’on monte la gamme sur un rythme binaire, de jouer la dernière note (tonale) sur un temps fort.
Les grands orchestres sont remplacés par de petits ensembles dans lesquels l’expression individuelle est privilégiée et où les solos prennent une part importante. Le quintet devient la norme et le jazz se joue maintenant dans des clubs où l'on vient plus pour écouter que pour danser.
Charlie Parker (1920-1955) est saxophoniste alto. Aussi surnommé Bird (« oiseau »), il est considéré comme l'un des créateurs et principaux représentants du style Be-bop.
Dizzy Gillespie (1917-1993) est trompettiste, auteur-compositeur-interprète et chef d'orchestre. Avec Miles Davis (son élève) et Louis Armstrong, il est considéré comme l'un des plus importants trompettistes de l'histoire du jazz.
Kenny Clarke est, avec Art Blakey et Max Roach, un des inventeurs d'un style de batterie moderne et Be-bop. Il a été membre fondateur du Modern Jazz Quartet.
Thelonius Monk (1917-1982), pianiste et compositeur, est souvent considéré comme l'un des fondateurs du Be-bop. Il est célèbre pour son style d'improvisation, ainsi que pour avoir écrit de nombreux standards de jazz.
Le cool jazz apparu dans les années 1950, en réaction à la frénésie du Be-bop, est d’un style plus calme et apaisant. Il est aussi appelé « West Coast jazz », étant surtout joué alors par les blancs de la côte ouest.
L'album fondateur du genre est « Birth of The Cool » (1949) de Miles Davis, en collaboration avec Gil Evans (arrangeur).
Les principaux représentants du cool jazz sont Miles Davis (trompette), Chet Baker (trompette et chant), Dave Brubeck (piano), Stan Getz (saxophone), Gil Evans (piano, arrangeur), Gerry Mulligan (saxophone, piano, arrangeur), Lennie Tristano (piano), Lee Konitz (saxophone) et John Lewis & the modern jazz quartet. Le chant est quant à lui sublimement représenté par Sarah Vaughan.
Miles Davis (1926-1991), trompettiste, mène le jazz dans une nouvelle direction, avec son album « Birth of The Cool » de 1949, qui marque la naissance du cool jazz.
Sarah Vaughan (1924-1990) dite « la divine », est considérée, avec Ella Fitzgerald et Billie Holiday, comme l'une des trois plus grandes chanteuses de jazz.
Gerry Mulligan (1927-1996) est saxophoniste, pianiste, chef d'orchestre, compositeur et arrangeur. Son quartette sans piano avec le trompettiste Chet Baker est toujours considéré comme l'une des formations les plus importantes de l'époque du cool jazz.
Chet Baker (1929-1988), bugliste, trompettiste et chanteur, accède à la célébrité au début des années cinquante aux côtés de Charlie Parker et de Gerry Mulligan. C'est un artiste au style délicat et mélancolique qui a marqué l'histoire du Jazz.
John Lewis (1920-2001) et son « Modern Jazz Quartet » (Milt Jackson : vibraphone, John Lewis : piano, Percy Heath : contrebasse, Kenny Clarke : batterie) affinent la musique Be-bop en mélangeant improvisation et composition. Ils réalisent une synthèse entre jazz et musique classique, associant le contrepoint de la musique baroque aux rythmes et couleurs du jazz.
Dave Brubeck (1920-2012), pianiste et compositeur, mêle jazz et musique classique dans son premier album « Time out »
Stan Getz (1927-1991) est l'un des plus importants saxophonistes de jazz. Chef de file de l'école cool, il combine une sonorité douce et feutrée apportée par le jeu novateur de son ainé Lester Young
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Gil Evans (1912-1988), arrangeur, compositeur, chef d'orchestre et pianiste, est un innovateur important dans le modern jazz : cool jazz, jazz modal et free jazz.
Lennie Tristano (1919-1978), pianiste et compositeur, a eu une influence considérable sur le cours du jazz dès le milieu des années 1940, et a été choisi comme maître par toute une génération de jeunes instrumentistes.
Lee Konitz (1927- ) fait ses premiers pas dans le Cool jazz en 1946, avec Lennie Tristano qu'il considère comme l'inventeur du mouvement. Il a été le premier saxophoniste alto de cette période à se libérer du modèle Be-bop et de l'influence de Charlie Parker.
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Parmi les pianistes, notons aussi Erroll Garner (1923-1977), fameux pour son swing très personnel et son morceau
« Misty », composé en 1954, devenu un grand standard et repris par des centaines d'interprètes dans le monde.
Le cool Jazz donnera naissance plus tard à d’autres courants et styles, comme la bossa nova brésilienne, mélange de cool jazz et de samba.
Au milieu des années 1950, en réaction contre le Cool jazz considéré comme une « musique de blancs », une nouvelle génération de musiciens noirs crée un nouveau style plus énergique, le « Hard-bop », qui retourne aux racines du jazz : le blues et le gospel, dans une nouvelle rythmique, notamment grâce aux batteurs Art Blakey et Max Roach.
Alors que le cool Jazz était considéré comme un mélange de musique européenne et de jazz, le Hard-bop est considéré comme un mélange de jazz et de musique africaine. Il est généralement pratiqué par un quintette : piano, basse, batterie, saxophone ténor, trompette.
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Miles Davis
Walkin’ (1954)
On considère que c’est le concert « Walking » de Miles Davis au festival de Newport, et le disque éponyme de 1954, qui marquent l'avènement de ce nouveau style de jazz.
Les principaux autres acteurs du Hard-bop sont le batteur Art Blakey et son groupe « The Jazz Messengers », le batteur Max Roach, le saxophoniste Sonny Rollins et le contrebassiste Charles Mingus.
Le Hard-bop constitua un point de départ, direct ou indirect, pour de nombreux autres styles de jazz dont le soul jazz, le jazz modal, et le free jazz.
Art Blakey (1919-1990), batteur et chef d’orchestre, est avec Kenny Clarke et Max Roach, un des inventeurs du style de batterie Be-bop moderne et l'un des piliers du genre Hard-bop. Lui et son groupe, « The Jazz Messengers », ont eu une grande influence sur le jazz.
Max Roach (1925-2007), batteur et compositeur, est considéré comme l'un des batteurs les plus importants de l'histoire et travailla avec grand nombre de musiciens de jazz
Charles Mingus (1922-1979), contrebassiste, joue et compose une musique influencée par le gospel, basée sur le Be-bop et le Hard-bop, dans laquelle il mêle des éléments appartenant à toutes les époques du jazz.
Sonny Rollins (1930- ), saxophoniste et compositeur, est reconnu comme l'un des musiciens de jazz les plus importants et influents de l'ère post-Be-bop.
Après avoir initié le Cool jazz et le Hard-bop, Miles Davis initie le jazz modal avec « Kind of Blue », l'album le plus célèbre et le plus vendu de l'histoire du jazz, qu’il enregistre avec le saxophoniste John Coltrane (1926-1967), autre figure de proue du genre, et le pianiste Bill Evans.
Le jazz modal utilise des gammes ou modes musicaux qui rappellent des musiques anciennes ou exotiques. (Voir le chapitre consacré aux modes : Les modes musicaux). L’utilisation des modes musicaux permet plus de liberté à l’improvisateur en limitant le nombre d’accords, le libérant ainsi des contraintes harmoniques.
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Le morceau « So what » de
Miles Davis en est un parfait exemple : il est joué dans le mode dorien
(mode médiéval de ré) utilisé successivement sur 2 fondamentales séparées d’un
½ ton. (ré puis mi
).
De même « My Favorite Things » de John Coltrane, après l'énoncé du thème, est composé de longues improvisations envoûtantes sur seulement 2 accords.
Herbie Hancock (1940- ), pianiste, est aussi un contributeur du genre. Il a joué avec de nombreux grands jazzmen dans les années 1960 et a rejoint le Miles Davis quintet, avec lequel il a redéfini le rôle de la section rythmique. Il enregistra aussi sous son propre nom, en particulier l’album « Empyrean Isles » d’où est tiré le morceau « Cantaloube Island ».
Le Soul jazz nait de la rencontre du Hard-bop et du Blues, influencée par le gospel et le rythm and blues. Les ensembles sont souvent des trios composés d’un piano ou d’un orgue Hammond, d’un saxophone ténor et d’une batterie, ou de quintettes où aux 3 précédents s’ajoutent trompette et basse.
Ray Charles (1930-2004) est fréquemment considéré comme l'un des pionniers de la soul.
Jimmy Smith (1925-2005) avait pour instrument de prédilection l’orgue Hammond B-3.
Aretha Franklin (1942- ) est surnommée « The Queen of soul » ou encore « Lady Soul ».
Citons aussi Lee Morgan (1938-1972), trompettiste, et son plus grand succès « The Sidewinder » (1963).
De par son caractère groovy, on peut considérer le soul jazz comme étant une passerelle entre le Hard-bop et le jazz funk à venir.
Issu principalement de la soul, le funk se caractérise par la prédominance de la section rythmique (guitare, basse, batterie) qui joue des motifs syncopés et la présence fréquente de cuivres ou de saxophones.
James Brown (1933-2006), un des initiateurs du funk, est fréquemment surnommé « The Godfather of soul ».
George Benson (1943- ), guitariste, chanteur et compositeur, est remarqué par Miles Davis, qui l'emploie sur l'album « Miles in the Sky », en 1967.
Herbie Hancock (1940- ), que nous avons déjà rencontré dans le cadre du jazz modal, crée en 1973 un nouveau groupe appelé « The Headhunters » avec lequel il publie un album du même nom dans lequel on trouve certains de ses morceaux les plus connus dont « Watermelon Man » (1962) et « Chameleon ».
Comme son nom l’indique, le free jazz s’affranchit de toutes les règles établies du jazz, non seulement au niveau de la grille harmonique dans la lignée du jazz modal, mais aussi au niveau du tempo. Comme le Be-bop, il privilégie les petits ensembles et cherche à exprimer plutôt qu’à plaire.
Le Free jazz apparait à la fin des années 1950 avec Charles Mingus et John Coltrane qui en sont les inspirateurs mais surtout avec Ornette Coleman (1930-2015), saxophoniste, trompettiste, violoniste et compositeur, qui en est le véritable initiateur. Son album « Free jazz » de 1961 en est une référence incontournable.
Deux autres jazzmen « free » célèbres sont :
Cecil Taylor (1929- ), pianiste, qui est également l’un des créateurs du free jazz.
Albert Ayler (1936-1970), saxophoniste, qui développe un son de saxophone ténor écorché vif au vibrato extrêmement prononcé.
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Frank Zappa
Hot rats (1969)
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Miles Davis
Bitches Brew (1970)
Le jazz fusion ou « jazz rock » apparaît une dizaine d’année après l’arrivée du Rock’n’roll, à la fin des années 1960. Comme son nom l’indique, c’est un métissage entre le jazz et le rock
C’est Franck Zappa (1940-1993) qui l’initie avec son célèbre « Hot Rats » en 1969 et Miles Davis (encore lui !) avec son album « Bitches Brew » sorti en 1970. Ils sont suivis par Herbie Hancock, Chick Corea, John McLaughlin, Gary Burton...
Citons d’abord le latin jazz, dont les spécificités sont, bien sûr, l’utilisation des percussions latines : congas, güiros, timbales cubaines, claves et autres instruments typiquement latinos.
On distingue plusieurs branches de latin jazz dont la branche brésilienne comprenant entre autres la bossa nova, la branche cubaine avec notamment le cubop, ainsi que la branche portoricaine.
L'Acid jazz est un courant musical qui voit le jour à Londres dans les années 1990. Egalement appelé groove jazz, il rassemble des influences funk, soul, jazz, hip-hop, disco. C'est une musique qui utilise les techniques propres aux DJs comme le sampling, ou le scratching, mais qui peut être aussi jouée instrumentalement en live.
Le Nu jazz apparait à la fin des années 1990 pour caractériser le mélange des musiques électroniques et du jazz instrumental. Egalement appelé jazz-electro, ce courant musical va plus loin que l'acid jazz par une utilisation intensive des samples et des instruments électroniques.
Le Smooth jazz, très prisé aux Etats-Unis, est une variante du jazz fusion, plus douce et plus accessible au grand public, plus commerciale et moins appréciée des amateurs de jazz.
Par ailleurs, les styles que nous avons vus précédemment cohabitent et s’entremêlent.
Le jazz participe aussi à l’origine de nombreux courants de musique électronique que l’on peut explorer dans ce guide en ligne : electronic-music-guide
Parmi les jazzmen contemporains, citons Gary Burton (vibraphone), Steve Coleman (alto sax), Keith Jarrett (piano), Kenny Garrett (saxophone alto), Charlie Haden (basse), Joe Henderson (saxophone tenor), Manu Katché (batterie), Diana Krall (piano - chant), John McLaughlin (guitare), Wynton Marsalis (trompette).
La France n’est pas en reste avec Martial Solal (saxophone), Michel Portal (Piano), Michel Petrucciani, décédé en 1999 (piano), Jacques Loussier (piano) et Richard Galliano (Bandonéon).
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On pourra aussi consulter la page jazz du site de Jean-Christian Michel : https://www.jean-christian-michel.com/jazz.html
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1902 |
Scott Joplin |
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1926 |
Jerry Roll Morton |
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1926 |
Louis Armstrong |
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1934 |
Louis Armstrong |
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1935 |
Benny Goodman |
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1936 |
Benny Goodman |
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1936 |
Django Reinhardt |
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1937 |
Billie Holiday |
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1937 |
Stéphane Grappelli |
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1938 |
Count Basie |
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1939 |
Duke Ellington |
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1940 |
Django Reinhardt |
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1941 |
Glenn Miller |
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1943 |
Count Basie |
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1943 |
Fats Waller |
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1944 |
Billie Holiday |
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1945 |
Charlie Parker |
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1947 |
Charlie Parker |
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1947 |
Miles Davis |
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1947 |
Thelonius Monk |
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1947 |
Woody Herman |
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1948 |
Charlie Parker |
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1949 |
Ella Fitzgerald |
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1949 |
Memphis Slim |
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1950 |
Sarah Vaughan |
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1952 |
Gerry Mulligan |
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1954 |
Duke Ellington |
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1954 |
Erroll Garner |
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1954 |
Ray Charles |
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1954 |
Miles Davis |
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1954 |
Sarah Vaughan |
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1956 |
Fats Domino |
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1956 |
Miles Davis |
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1956 |
Teddy Wilson |
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1957 |
John Coltrane |
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1957 |
Lionel Hampton |
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1957 |
Mahalia Jackson |
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1958 |
Art Blakey & The Jazz Messengers |
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1958 |
Nina Simone |
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1959 |
Dave Brubeck |
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1959 |
Miles Davis |
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1959 |
Ray Charles |
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1959 |
Thelonius Monk |
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1959 |
Dave Brubeck |
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1960 |
Ella Fitzgerald |
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1960 |
Ray Charles |
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1961 |
Aretha Franklin |
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1961 |
John Coltrane |
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1961 |
Ornette Coleman |
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1962 |
Jimmy Smith |
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1962 |
Louis Armstrong |
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1963 |
Charles Mingus |
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1964 |
Herbie Hancock |
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1965 |
Neal Hefti |
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1967 |
Aretha Franklin |
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1967 |
Louis Armstrong |
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1973 |
George Benson |
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1974 |
Ella Fitzgerald |
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1976 |
Stan Getz |
AABA : Structure la plus classique d'un standard de Jazz, comportant généralement 4 parties de 8 mesures : Les 1re, 2e et 4e parties pratiquement identiques (A), la 3ème partie (B) appelée « bridge » ou « pont », permet généralement de changer le climat du morceau.
After Beat : Temps faible ou contretemps. En jazz, le deuxième et le quatrième temps sont accentués.
Arrangement : Transformation d’une œuvre musicale pour plusieurs voix ou instruments.
Ballade : Morceau, généralement de 32 mesures, joué sur tempo lent, voire très lent.
Big Band : Grand orchestre de jazz dont l’effectif est variable (entre 12 et 18 musiciens) constitué de 3 sections instrumentales (saxophones, trombones et trompettes) et d’une section rythmique.
Bœuf : Equivalent français de l’américain Jam Session. (Voir l'origine de ce mot ici)
Break : Phrase mélodique ou rythmique jouée sans l’accompagnement (en fin ou en début de chorus).
Chorus : Improvisation instrumentale ou vocale d’un soliste sur les harmonies d’un thème.
Combo (abréviation de combination) : Petit ensemble de jazz, composé de trois à neuf musiciens.
Gospel : Littéralement « good spelle » ou « bonne parole », c'est une forme de chant religieux chrétien qui prend la suite des negro spirituals.
Grille : Une grille harmonique est une succession d'accords sur laquelle est construit un morceau. Elle sert en général de trame à l'improvisation.
Harmonie : Combinaison de sons perçus simultanément. Formation et succession des accords qui sous-entendent la mélodie ou l’improvisation.
Improvisation : Mode d’expression libre. Les jazzmen improvisent des variations mélodiques sur un thème donné et sur une trame harmonique.
Jam Session : Réunion de musiciens au cours de laquelle chacun joue et improvise de façon spontanée.
Pompe : Au piano, faire la pompe consiste à jouer, de la main gauche, les notes de basse sur le 1er et le 3e temps, et les accords sur les 2e et 4e temps de la mesure. À la guitare, la pompe consiste à marquer d'un accord chaque temps de la mesure en accentuant les 2e et 4e temps.
Ragtime : Style essentiellement pianistique, syncopé (placé sur les temps faibles) et entièrement écrit, très populaire entre 1850 et 1920. Il comporte une succession de thèmes différents de 16 mesures.
Real Book (ou Fake book) : Livre de partitions de jazz comportant la ligne mélodique du thème et sa grille harmonique.
Riff : Phrase brève mélodique ou rythmique qui vient ponctuer un morceau de façon répétée.
Rythmique : Ensemble composé d’un piano, d’une contrebasse, d’une batterie et parfois d’une guitare.
Scat : Intervention vocale où des onomatopées remplacent les paroles d’une chanson.
Section : Un orchestre est souvent composé de deux sections. Les cuivres (trompettes et trombones) et les anches (clarinettes et saxophones) sont regroupés dans la section mélodique, tandis que la batterie, la contrebasse, le piano et la guitare forment la section rythmique.
Slap : Technique consistant à frapper les corde d’une contrebasse.
Sourdine : Accessoire que l’on place devant ou à l’intérieur du pavillon d’une trompette ou d’un trombone afin d’en modifier la sonorité et le timbre.
Standard : Morceau issu du répertoire populaire et qui est devenu un classique à force d’être joué par les musiciens de jazz.
Swing : Pulsation rythmique caractéristique de la musique jazz des années 1940.
Tag :Petit rajout placé après un élément de la structure. Souvent la simple répétition des deux dernières mesures de la structure. Cela n'arrive qu'une seule fois par morceau
Tempo : Vitesse d’exécution.
Vibrato : Procédé technique pour obtenir le tremblement léger et rapide d’un son (instrument et voix).
Walking bass : Manière d'accompagner à la contrebasse consistant à improviser une note par temps selon une grille harmonique définie.
Work song : Chant de travail, utilisé par les esclaves noirs pour rythmer leur travail. Il s'agit, avec le blues et le ragtime, des origines du jazz.
| A suivre =>
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